The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La participation d'Israël à l'Eurovision 2026 continue de provoquer des remous diplomatiques et culturels en Europe. Au lendemain de l'officialisation de la présence israélienne au concours, le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé ce vendredi 5 décembre que la France ne boycotterait « jamais » Israël, estimant que l'Eurovision et les différends politiques « n'ont rien à voir l'un avec l'autre ». Sur le réseau X, le chef de la diplomatie française a déclaré : « Non au boycott d'Israël au concours de l'Eurovision », condamnant la décision de plusieurs pays européens de se retirer. Il ajoute que la France « ne s'engagera jamais dans la voie du boycott d'un peuple, de ses artistes ou de ses intellectuels », évoquant « l'humanisme des Lumières » comme fondement de cette position. Pourtant, quatre Etats membres de l'Union européenne — l'Irlande, l'Espagne, les Pays-Bas et la Slovénie — ont annoncé leur retrait immédiat de l'édition 2026. Tous jugeant incompatible la participation d'Israël au concours avec les valeurs qu'ils défendent et pointant du doigt la crise humanitaire qui ravage la bande de Gaza. Ces pays estiment qu'un événement culturel d'ampleur mondiale ne peut ignorer une situation qualifiée de catastrophique par les organisations internationales, où des milliers de civils continuent de payer le prix des opérations militaires israéliennes. Jean-Noël Barrot regrette ce retrait qu'il juge « contraire à la paix », qualifiant le boycott d'Israël dans les événements culturels de « bêtise ». Selon lui, même lorsque les désaccords politiques sont « profonds », les arts — musique, cinéma, littérature — doivent demeurer un espace de rapprochement entre les peuples. Mais cette position française crée un contraste de plus en plus visible avec la ligne adoptée par plusieurs pays européens. Pour l'Irlande, l'Espagne, les Pays-Bas et la Slovénie, la participation à un concours festif comme l'Eurovision ne peut être déconnectée d'une réalité humanitaire aussi grave. Ces Etats considèrent que continuer comme si de rien n'était reviendrait à banaliser la souffrance des civils palestiniens. Plus largement, leurs décisions rappellent une évidence : la culture n'est pas une bulle hermétique. Elle est traversée par les tensions du monde et peut, à travers des choix assumés, devenir un levier d'expression morale et politique. Dans ce contexte, la position française apparaît pour beaucoup comme une déconnexion, voire une complaisance diplomatique. Défendre la liberté artistique ne signifie pas ignorer les responsabilités internationales, et la France aurait pu — comme ses partenaires européens — envoyer un signal fort en rappelant que les violations du droit humanitaire ne sauraient être effacées sous les projecteurs d'un concours musical. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!