The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le Premier ministre bulgare Rossen Jeliazkov a annoncé, jeudi 11 décembre 2025, la démission de son gouvernement, moins d'un an après son arrivée au pouvoir. Cette décision intervient au lendemain d'une nouvelle manifestation massive contre la corruption au sein de l'administration, point culminant d'un mouvement de protestation d'ampleur nationale. Une démission annoncée avant un vote de défiance Lors d'une conférence de presse faisant suite à une réunion des dirigeants des partis au pouvoir, Jeliazkov a déclaré : « Je souhaite vous informer que le gouvernement démissionne aujourd'hui. » Cette annonce survient à seulement trois semaines de l'entrée de Sofia dans la zone euro, un tournant économique majeur pour le pays. Le Premier ministre a ainsi devancé un vote de défiance parlementaire initié par l'opposition, qui l'accusait de mauvaise gestion et d'incapacité à juguler la corruption. Un soutien populaire aux protestations Jeliazkov a reconnu que la pression de la rue était déterminante : « Des personnes de tous âges, origines ethniques et religions ont exprimé leur soutien à cette démission. C'est pourquoi il faut encourager et soutenir cette énergie citoyenne. » La veille, des dizaines de milliers de manifestants avaient envahi les rues de Sofia. Pour la troisième fois en trois semaines, la foule s'est rassemblée sur la place de l'Indépendance, face au Parlement, scandant « Démission ! » et brandissant des pancartes où l'on pouvait lire « J'en ai assez » et « Partez ! ». Une contestation déclenchée par la gestion de la première budget en euro Le mouvement de protestation, largement porté par les jeunes, a débuté fin novembre lorsque le gouvernement a tenté de faire passer en urgence la proposition de budget 2026, la première à être libellée en euros. L'opposition a immédiatement dénoncé des hausses déguisées de taxes et de contributions sociales, y voyant une tentative de masquer un système de corruption généralisée. Sous la pression populaire, le gouvernement a retiré le 3 décembre ce projet de budget controversé. Appel du président Radév et crise politique ouverte Le président bulgare Roumen Radev avait lui-même appelé au départ du gouvernement dès le début du mois. Sur Facebook, il écrivait : « Il n'existe qu'une seule voie de sortie : la démission et des élections anticipées. » La démission de Jeliazkov ouvre désormais une nouvelle phase d'incertitude politique en Bulgarie, alors que le pays s'apprête à franchir une étape décisive avec son intégration imminente dans la zone euro. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!