The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le président américain Donald Trump a engagé une action en justice contre la British Broadcasting Corporation (BBC), l'accusant de diffamation à la suite de la diffusion d'extraits montés de l'un de ses discours, laissant entendre qu'il aurait incité ses partisans à prendre d'assaut le Capitole lors de la séance du Congrès, début janvier 2021, consacrée à la certification de la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle de 2020. La plainte, déposée en Floride aux Etats-Unis, réclame des dommages et intérêts d'un montant minimum de 5 milliards de dollars, au titre de deux chefs d'accusation : diffamation et violation des lois sur les pratiques commerciales trompeuses et déloyales. Donald Trump reproche à la BBC, média public britannique, d'avoir manipulé des passages de son discours du 6 janvier 2021 en combinant plusieurs séquences, dont celle appelant ses partisans à marcher vers le Congrès et une autre où il utilisait l'expression « combattez avec force », tout en supprimant un extrait dans lequel il appelait explicitement à une protestation pacifique. Cette action judiciaire intervient après que Donald Trump a annoncé, quelques heures auparavant, son intention de poursuivre la BBC. Il avait déjà indiqué, il y a quelques semaines, envisager une procédure réclamant une indemnisation comprise entre un et cinq milliards de dollars. Face à la polémique, le président du conseil d'administration de la BBC, Samir Shah, a adressé une lettre personnelle d'excuses à la Maison-Blanche. Une initiative qui n'a toutefois pas suffi à apaiser la colère de Donald Trump. La BBC a reconnu une erreur d'appréciation éditoriale, admettant que le montage avait pu donner l'impression erronée d'un appel direct à la violence, tout en affirmant qu'il n'existait aucun fondement juridique à une poursuite judiciaire. Le choix de déposer la plainte aux Etats-Unis s'explique par les délais légaux en vigueur au Royaume-Uni, où les actions en diffamation doivent être intentées dans l'année suivant la publication. Sur le plan juridique américain, Donald Trump devra toutefois démontrer non seulement que le contenu était faux et diffamatoire, mais également que la BBC a agi sciemment ou avec une imprudence caractérisée, afin de contourner les protections constitutionnelles accordées à la liberté d'expression et à la presse. Selon des experts juridiques cités par l'agence Reuters, la BBC pourrait faire valoir que le documentaire reflétait globalement la réalité et que les choix éditoriaux n'ont pas créé une impression trompeuse, ni porté atteinte à la réputation de Donald Trump. La chaîne, qui traverse l'une des plus graves crises de son histoire centenaire — elle fête ses 103 ans —, a par ailleurs indiqué qu'elle ne prévoyait pas de rediffuser le documentaire incriminé sur ses plateformes. Le reportage en question, diffusé dans l'émission documentaire « Panorama » peu avant l'élection présidentielle américaine de 2024, a provoqué une crise interne majeure à la BBC, conduisant à la démission de ses deux plus hauts responsables. L'affaire a été ravivée par la fuite d'une note interne rédigée par un consultant externe en normes éditoriales, soulevant des inquiétudes sur le processus de montage et s'inscrivant dans une enquête plus large sur les accusations de biais politique au sein de l'institution. Les avocats de Donald Trump affirment que la diffusion du documentaire lui a causé un préjudice considérable, tant sur le plan de sa réputation que sur celui de ses intérêts financiers. Cette procédure s'ajoute à une série de poursuites engagées par l'ancien président contre plusieurs médias américains. Certaines affaires se sont déjà soldées par des accords financiers importants, notamment avec les chaînes CBS et ABC, après des actions en justice intentées à la suite de sa victoire à l'élection présidentielle de novembre 2024. Donald Trump a également déposé des plaintes contre The New York Times, The Wall Street Journal et un quotidien de l'Etat de l'Iowa. Les trois journaux ont fermement nié toute faute et contestent les accusations portées contre eux. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!