The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les autorités américaines ont appelé leurs ressortissants à quitter immédiatement l'Iran par voie terrestre, sur fond de fortes tensions politiques et de manifestations d'ampleur contre le pouvoir en place. Cette recommandation intervient alors que le président américain Donald Trump a de nouveau laissé planer la menace du recours à la force, affirmant suivre la situation « minute par minute » et se dire prêt à agir en fonction des informations reçues. Dans un communiqué publié mardi par la représentation diplomatique américaine virtuelle à Téhéran, Washington a exhorté ses citoyens à quitter l'Iran sans délai, en privilégiant des itinéraires terrestres vers la Turquie ou l'Arménie, si les conditions de sécurité le permettent. Le message est sans équivoque : « Les citoyens américains doivent quitter l'Iran maintenant ». Cette alerte intervient alors que l'Iran traverse la vague de protestations antigouvernementales la plus importante depuis plusieurs années. Les manifestations, déclenchées par la dégradation des conditions de vie, la chute de la monnaie nationale et l'érosion du pouvoir d'achat, se poursuivent pour la troisième semaine consécutive, malgré un black-out quasi total d'internet et un dispositif sécuritaire renforcé. S'exprimant mardi soir, Donald Trump a déclaré qu'il allait examiner l'ensemble de la situation en Iran, qu'il a qualifiée de « très mauvaise ». Il a affirmé que des informations cruciales lui parviendraient « dans les vingt prochaines minutes », ajoutant que l'administration américaine agirait en conséquence. Le président a reconnu souhaiter voir « plus de liberté » en Iran, tout en affirmant ne pas vouloir assister à « des scènes de morts et de massacres ». Trump a également indiqué que le comportement des dirigeants iraniens lui semblait « très préoccupant », tout en précisant que certaines informations restaient à confirmer. Selon des responsables américains, le président consulte un large éventail d'avis, mais conserve seul la décision finale. Tous les scénarios, y compris l'option militaire, resteraient à ce stade « sur la table ». Dans ce contexte, le Conseil de sécurité nationale américain a tenu une réunion consacrée à l'Iran, avant que Donald Trump ne rejoigne à son tour une séance élargie avec son vice-président et les principaux responsables de la sécurité nationale. Le Pentagone a, de son côté, affirmé être prêt à exécuter « toute décision du commandant en chef, à tout moment et en tout lieu ». Des voix critiques se sont toutefois élevées aux Etats-Unis. Le sénateur démocrate Bernie Sanders a mis en garde contre toute intervention militaire, estimant que Washington devait soutenir les aspirations légitimes du peuple الإيراني, « mais pas par le canon d'un fusil ». Selon lui, toute action militaire américaine en Iran serait vouée à l'échec, comme par le passé. Sur le plan humain, la situation demeure alarmante. Selon l'agence iranienne indépendante de défense des droits humains « Herana », le nombre de morts liés à la répression des manifestations aurait atteint au moins 646 personnes, dont 512 manifestants, ainsi que 133 membres des forces de sécurité et un magistrat. Les autorités iraniennes contestent toutefois ces chiffres et n'en reconnaissent pas la véracité. Téhéran, de son côté, accuse Washington de chercher à déstabiliser le pays. La mission iranienne auprès des Nations unies a dénoncé ce qu'elle qualifie d'« incitations à la violence » et de menaces contre la souveraineté nationale, estimant que les sanctions et les pressions américaines visent à créer un prétexte à une intervention militaire. Les responsables iraniens ont réaffirmé que la population défendrait le pays et que toute tentative d'ingérence serait vouée à l'échec. Cette montée des tensions entre Washington et Téhéran ravive les craintes d'une escalade régionale majeure, dans un contexte déjà marqué par de multiples crises au Moyen-Orient et par une instabilité géopolitique croissante. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!