The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran franchissent un nouveau palier. Selon le site Axios, le président américain Donald Trump pencherait en faveur d'une action militaire contre l'Iran, tout en laissant encore une place à une solution diplomatique. En réponse, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a averti que Téhéran était prêt à faire face à toute option militaire si Washington décidait de l'activer. D'après un responsable de la Maison-Blanche cité par Axios, Donald Trump envisagerait une frappe militaire afin de sanctionner le régime iranien pour la répression meurtrière des manifestations. Toutefois, aucune décision définitive n'aurait encore été prise. Le président étudie parallèlement des propositions visant à relancer des négociations, certains membres de son administration estimant qu'une attaque contre l'Iran pourrait produire des effets contre-productifs et aggraver l'instabilité régionale. Entre diplomatie et usage de la force, l'exécutif américain semble divisé. Selon la même source, le secrétaire d'Etat Marco Rubio et le vice-président J.D. Vance travaillent sur un ensemble d'options concernant l'Iran, allant d'un règlement diplomatique à des opérations militaires ciblées. La majorité des scénarios examinés à ce stade seraient toutefois de nature non militaire. Cette approche est confirmée par des informations rapportées par le Wall Street Journal, selon lesquelles plusieurs hauts responsables de l'administration Trump, dont le vice-président, pressent le chef de l'Etat de privilégier la voie diplomatique avant toute action armée. La Maison-Blanche étudierait notamment une proposition iranienne visant à ouvrir des discussions sur le programme nucléaire, même si Donald Trump n'exclurait pas, en parallèle, de donner son feu vert à une opération militaire. De son côté, le New York Times indique que toute frappe américaine viserait avant tout à adresser un message politique au guide suprême iranien Ali Khamenei, en réaction aux violences contre les manifestants. Selon ces sources, l'objectif ne serait pas de provoquer un renversement direct du pouvoir iranien, mais de renforcer la pression sur le régime. La position officielle de la Maison-Blanche a été réaffirmée par sa porte-parole Karoline Leavitt, qui a déclaré que l'administration suivait de près l'évolution de la situation en Iran. Elle a insisté sur le fait que toutes les options, y compris l'option militaire, demeurent sur la table si la situation l'exige, tout en soulignant que la diplomatie reste la priorité du président américain. Elle a également indiqué que les messages publics de Téhéran différaient parfois des communications transmises par des canaux non officiels, actuellement examinées par Washington. Dans ce cadre, l'émissaire américain Steve Witkoff continuerait de jouer un rôle central dans les discussions diplomatiques avec les responsables iraniens. Sur le plan politique intérieur américain, le sénateur républicain Lindsey Graham a appelé Donald Trump à une action décisive, estimant que le régime iranien avait franchi des lignes rouges. Il a toutefois précisé qu'une telle réponse ne devrait pas impliquer le déploiement de troupes terrestres. Parallèlement, le président américain a durci le ton sur le plan économique. Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a annoncé que tout pays commerçant avec l'Iran serait soumis à des droits de douane de 25 % sur l'ensemble de ses échanges commerciaux avec les Etats-Unis, qualifiant cette décision de « finale et globale ». Cette mesure pourrait avoir des répercussions importantes sur les relations commerciales internationales et renforcer l'isolement économique de Téhéran. Dans ce climat de tension, le département d'Etat américain a appelé ses ressortissants à envisager de quitter l'Iran par voie terrestre vers l'Arménie ou la Turquie, si les conditions de sécurité le permettent. Les autorités ont également recommandé aux citoyens possédant la double nationalité américaine et iranienne de quitter le pays en utilisant un passeport iranien. Washington a par ailleurs mis en garde contre des coupures prolongées d'Internet et a alerté sur les risques élevés d'interrogatoire, d'arrestation et de détention pour les Américains présents en Iran. Face à ces menaces, la réponse iranienne se veut ferme. Abbas Araghchi a déclaré que si les Etats-Unis souhaitaient de nouveau tester l'option militaire, comme par le passé, l'Iran était prêt à y faire face. Il a accusé Washington et Israël de chercher à provoquer des troubles internes en Iran et a affirmé que son pays disposait aujourd'hui de capacités militaires plus étendues qu'au cours de la dernière guerre. Dans un entretien, le chef de la diplomatie iranienne a assuré que Téhéran restait ouvert à toutes les options, tout en exprimant l'espoir que Washington choisirait ce qu'il a qualifié de « voie sage ». Il a également confirmé que les contacts avec l'émissaire américain Steve Witkoff étaient en cours depuis avant les récentes manifestations et qu'ils se poursuivaient toujours, malgré l'escalade verbale et les menaces croisées. Cette séquence diplomatique et militaire illustre une fois de plus la fragilité de l'équilibre régional, où chaque déclaration peut faire basculer la situation d'une tentative de négociation vers une confrontation aux conséquences imprévisibles. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? 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