The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La Commission européenne a annoncé l'ouverture d'une enquête formelle visant le réseau social X, après un scandale d'ampleur mondiale lié à l'utilisation de l'intelligence artificielle Grok. En cause, la génération massive d'images dénudant des personnes réelles sans leur consentement, à partir de simples commandes textuelles, une pratique assimilée à des formes de harcèlement, d'intimidation et de violences numériques. Début 2026, des milliers d'utilisateurs ont exploité Grok pour produire des images représentant des femmes, des adolescentes et même des enfants en tenues sexualisées, parfois à partir de simples photos existantes. La commande devenue tristement célèbre, « Grok, mets-la en bikini », a révélé les dérives possibles de l'IA intégrée à la plateforme, soulevant une vague d'indignation internationale. Face à cette situation, Bruxelles a décidé d'agir dans le cadre du Règlement sur les services numériques (DSA). Selon la Commission, X n'aurait pas respecté ses obligations européennes en matière d'évaluation des risques. Le réseau social est accusé de ne pas avoir mené les études préliminaires obligatoires permettant d'identifier les dangers liés à l'intégration de Grok, ni d'avoir mis en place, en amont, des mesures suffisantes pour en limiter les effets néfastes. L'enquête, officiellement ouverte ce lundi, pourrait s'étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Contrairement aux critiques évoquant une réaction tardive, la Commission européenne affirme avoir engagé très tôt un dialogue avec les équipes chargées des affaires publiques de X, propriété de Elon Musk. L'objectif était d'obtenir une réaction rapide face à la prolifération d'images factices portant atteinte à la dignité des personnes, en particulier des femmes et des publics vulnérables. Cette affaire a également pris une dimension judiciaire au Royaume-Uni, où les autorités ont assimilé certaines pratiques facilitées par Grok à des faits relevant de la pédopornographie, l'outil ayant permis la création d'images sexualisées de mineurs. Le régulateur britannique a ainsi ouvert sa propre enquête le 12 janvier, renforçant la pression réglementaire autour de la plateforme. Sur le plan européen, les discussions entre Bruxelles et X ont toutefois conduit à des mesures correctives. Le réseau social a annoncé le blocage de la génération d'images représentant des personnes réelles dans des tenues jugées révélatrices, comme les bikinis. Cette restriction a d'abord été appliquée aux utilisateurs gratuits à partir du 9 septembre 2025, avant d'être étendue, une semaine plus tard, aux abonnés payants de X Premium. Mi-janvier, la Commission confirmait que ces ajustements techniques avaient permis d'enrayer temporairement le phénomène. C'est précisément en raison de ces mesures que la Commission européenne a renoncé, à ce stade, à imposer des mesures conservatoires plus lourdes. Des informations de la presse allemande avaient évoqué la possibilité d'une suspension pure et simple de Grok en Europe, à l'image des décisions prises en Malaisie, en Indonésie et aux Philippines. Ce scénario n'a finalement pas été retenu par Bruxelles, qui privilégie pour l'instant la voie de l'enquête et du dialogue réglementaire. L'affaire Grok relance toutefois le débat sur les responsabilités des grandes plateformes numériques face aux dérives de l'intelligence artificielle. Elle illustre les défis majeurs posés par la régulation des IA génératives en Europe, à l'heure où les autorités cherchent à concilier innovation technologique, protection des droits fondamentaux et sécurité des utilisateurs. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!