The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Dans une déclaration accordée ce mercredi 11 février 2026 à Tunisie Numérique, l'activiste environnemental Abdelmajid Dabbar a souligné l'importance des conditions climatiques récentes en Tunisie, qui ont contribué à revitaliser plusieurs sebkhas et cours d'eau. Cette amélioration favorise le retour de nombreux oiseaux migrateurs et renforce l'attractivité écologique du pays. Plus de 400 espèces recensées en Tunisie Selon Dabbar, la Tunisie abrite environ 417 espèces d'oiseaux, un chiffre pouvant atteindre 430 espèces. Elles se répartissent en trois catégories : les oiseaux sédentaires vivant toute l'année dans le pays, les oiseaux migrateurs hivernants — notamment les espèces aquatiques — et les oiseaux venant uniquement pour la nidification, comme la cigogne, l'hirondelle, la tourterelle des bois ou encore certaines espèces de rapaces. Les oiseaux d'eau, au nombre d'environ 105 à 106 espèces, privilégient les zones humides telles que les sebkhas, tandis que d'autres fréquentent les littoraux, notamment le golfe de Gabès, la réserve de Thyna ou la sebkha de Monastir. Une fréquentation en hausse dans la réserve d'Ichkeul L'expert a indiqué que la réserve d'Ichkeul accueillait auparavant entre 220 000 et 240 000 oiseaux, mais que leur nombre avait chuté en raison du déficit pluviométrique et de la baisse du niveau des eaux. Cette année, la situation semble s'améliorer : environ 7 000 oiseaux ont été recensés au début de l'année, un chiffre qui a récemment atteint 27 000. La migration débute généralement en septembre. Certaines espèces séjournent en Tunisie avant de poursuivre leur route vers d'autres régions d'Afrique. Des espèces migratrices bien connues Parmi les oiseaux réguliers figure la mouette, qui arrive chaque année entre le 6 et le 8 novembre et repart vers l'Europe, où elle niche, entre le 18 et le 22 mars. Leur population varie habituellement entre 9 000 et 12 000 individus, évoluant en groupes organisés. Dabbar précise que la période allant de décembre à janvier correspond davantage à une phase de déplacement qu'à une véritable migration, chaque espèce étant guidée par une « boussole naturelle » déterminant son calendrier migratoire. Pas de signes de maladies à ce stade Concernant les risques sanitaires, l'activiste a affirmé qu'aucun cas d'oiseaux malades ou morts n'a été enregistré en Tunisie jusqu'à présent. Il a toutefois mentionné que dans certains pays d'Europe centrale, comme la France, des mortalités ont été observées chez les mouettes, sans que les causes ne soient encore identifiées. Le flamant rose toujours présent Le flamant rose, considéré comme l'un des plus beaux oiseaux migrateurs, est observable dans plusieurs régions tunisiennes, y compris durant l'été, puisqu'il se reproduit notamment en France et dans d'autres zones méditerranéennes. Des espèces menacées par l'activité humaine Dabbar a également alerté sur la disparition de nombreuses espèces. Au cours du siècle dernier, 23 espèces d'oiseaux se sont éteintes en Tunisie, dont l'outarde du nord-ouest, disparue en 1972. Par ailleurs, un recul important des oiseaux chanteurs a été constaté, en grande partie à cause des pesticides utilisés en agriculture, qui provoquent l'empoisonnement de ces animaux. La chasse anarchique constitue également une menace majeure, notamment pour la tourterelle, autrefois présente en grand nombre lors de ses migrations. L'apparition de nouvelles espèces L'expert a par ailleurs évoqué l'arrivée de la tourterelle turque, observée pour la première fois à Bizerte en octobre 1992 avant de se répandre dans d'autres régions du pays. À l'échelle mondiale, on compte environ 10 500 espèces d'oiseaux, dont près de 1 045 dans le monde arabe. Avec plus de 400 espèces recensées, la Tunisie accueille à elle seule près de la moitié des oiseaux migrateurs de la région. Cette année, l'Association des amis des oiseaux a même identifié deux nouvelles espèces migratrices dans le pays. Face à ces richesses naturelles, Dabbar insiste sur la nécessité de renforcer la protection de la faune aviaire, alors que certaines espèces, particulièrement sensibles, restent menacées par la chasse illégale et les pressions environnementales. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!