The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont convenu d'intensifier la stratégie de « pression maximale » contre l'Iran, notamment en visant ses exportations pétrolières vers la Chine. C'est ce qu'a révélé le média américain Axios, citant des responsables américains au fait des discussions tenues mercredi dernier à la Maison-Blanche. Pékin, principal débouché du pétrole iranien Selon les informations rapportées, Washington entend réduire drastiquement les flux de brut iranien vers la Chine. Cette dernière, qui ne reconnaît pas les sanctions américaines, demeure le premier importateur de pétrole iranien : plus de 80% des exportations de pétrole de l'Iran sont destinées au marché chinois. Pour contourner les restrictions américaines, Pékin et Téhéran auraient mis en place un système commercial reposant largement sur le yuan chinois et sur un réseau d'intermédiaires, afin d'éviter les transactions en dollars et de limiter l'exposition aux autorités de régulation américaines. Pression économique et option militaire en parallèle Des responsables américains cités par Axios estiment que l'intensification de la pression économique pourrait contraindre l'Iran à faire davantage de concessions sur son programme nucléaire. Cette stratégie serait menée de front avec des négociations diplomatiques, tout en maintenant un renforcement militaire continu au Moyen-Orient, en prévision d'éventuelles frappes si la voie diplomatique venait à échouer. Il y a une dizaine de jours, Donald Trump a signé un décret exécutif pouvant aboutir à l'imposition de droits de douane de 25% sur les pays entretenant des relations commerciales avec l'Iran. Une mesure qui, si elle est appliquée, pourrait accentuer les tensions déjà vives entre Washington et Pékin. Cette escalade intervient alors que les deux puissances attendent les résultats d'un sommet prévu en avril prochain à Pékin entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping. Objectif commun, méthode divergente Selon Axios, Trump et Netanyahu partagent un objectif stratégique clair : empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire. Toutefois, leurs divergences portent sur les moyens d'y parvenir. Toujours d'après des responsables américains, Benjamin Netanyahu aurait indiqué à Donald Trump qu'un « bon accord » avec Téhéran serait impossible et que, même en cas de signature, l'Iran ne respecterait pas ses engagements. De son côté, le président américain aurait exprimé sa conviction qu'une fenêtre d'opportunité demeure ouverte. « Nous verrons si cela est possible. Essayons », aurait-il déclaré. Witkoff et Kushner : fermeté maintenue Axios rapporte également que Donald Trump a consulté ces derniers jours ses conseillers Steve Witkoff et Jared Kushner au sujet des chances de parvenir à un accord avec l'Iran. Les deux conseillers auraient estimé qu'un accord satisfaisant avec Téhéran serait difficile, voire quasi impossible, compte tenu du contexte historique. Ils auraient toutefois noté que les responsables iraniens tiennent, pour l'instant, « les bons discours ». Selon la même source, Witkoff et Kushner auraient assuré au président qu'ils poursuivraient les discussions en maintenant une position ferme. Si l'Iran accepte un accord jugé acceptable par Washington, celui-ci serait soumis à Trump pour décision finale. Des négociations prévues à Genève Des préparatifs sont en cours pour l'organisation de pourparlers directs entre les Etats-Unis et l'Iran à Genève, en Suisse, mardi prochain, avec une médiation omanaise. L'objectif serait d'aborder le dossier nucléaire et les efforts de désescalade. Le 6 février, le Sultanat d'Oman avait déjà accueilli des négociations indirectes entre Washington et Téhéran. Le même jour, Donald Trump avait annoncé la tenue de nouvelles discussions « au début de la semaine prochaine », sans préciser de date. Des positions toujours irréconciliables Les Etats-Unis et leur allié Israël accusent l'Iran de chercher à se doter d'armes nucléaires. Téhéran affirme, de son côté, que son programme est exclusivement destiné à des fins civiles, notamment la production d'électricité. Les autorités iraniennes considèrent que Washington et Tel-Aviv cherchent des prétextes pour une intervention militaire et menacent de riposter à toute attaque. Elles exigent en parallèle la levée des sanctions économiques occidentales en échange de limitations de leur programme nucléaire. À la croisée de la diplomatie, des sanctions économiques et de la dissuasion militaire, le dossier iranien s'impose une nouvelle fois comme l'un des principaux foyers de tension géopolitique mondiale. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!