The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les Etats-Unis et Israël ont déclenché, samedi à l'aube, une attaque conjointe d'envergure contre l'Iran, marquant une escalade militaire majeure au Moyen-Orient. De puissantes explosions ont été entendues à Téhéran ainsi que dans plusieurs grandes villes iraniennes, notamment Qom, Ispahan, Kermanshah, Karaj et Tabriz. L'offensive, annoncée officiellement par le président américain Donald Trump, ouvre une séquence aux conséquences régionales et internationales potentiellement lourdes. Une offensive coordonnée et assumée Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a confirmé le lancement de l'opération en déclarant : « Nous avons commencé il y a peu des opérations de combat de grande ampleur en Iran. » Selon lui, l'objectif est de « défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes du régime iranien ». Donald Trump a accusé Téhéran de mener depuis 47 ans une politique hostile envers Washington, d'avoir poursuivi ses ambitions nucléaires et de développer des missiles balistiques à longue portée susceptibles de menacer l'Europe et, à terme, le territoire américain. Il a affirmé que l'armée américaine mènerait « une opération massive et continue » visant à détruire les capacités balistiques iraniennes et à démanteler entièrement son industrie de missiles. Côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué que l'action conjointe « créera les conditions nécessaires pour que le peuple iranien courageux prenne son destin en main ». Des responsables israéliens, cités notamment par le New York Times, ont précisé que les frappes visaient des « personnalités de premier plan » du régime iranien et qu'elles pourraient se poursuivre pendant plusieurs jours. Frappes multiples et paralysie partielle en Iran Les premières heures de l'offensive ont été marquées par des explosions signalées dans plusieurs provinces iraniennes. L'agence Fars a évoqué des déflagrations à Qom, Ispahan, Kermanshah et Karaj. À Téhéran, des frappes auraient touché notamment la rue de l'Université et le quartier de la République. Des incendies ont été signalés et les services d'urgence ont été déployés vers les zones visées. Des médias iraniens ont fait état d'explosions près de l'aéroport de Mehrabad ainsi que dans le quartier de Seyed Khandan, à l'est de la capitale. Selon des sources relayées par Reuters, plusieurs ministères situés dans le sud de Téhéran auraient également été ciblés. Les autorités iraniennes ont annoncé la fermeture totale de l'espace aérien du pays jusqu'à nouvel ordre, tandis que des coupures de téléphonie mobile ont été constatées dans certaines zones de la capitale. Les agences de presse officielles Irna et Isna ont par ailleurs signalé des cyberattaques et des tentatives de piratage. Le ministère iranien de la Santé a décrété l'état d'urgence dans l'ensemble des hôpitaux de Téhéran et des villes touchées. Les ambulances ont été mobilisées vers les sites des explosions, et le bilan des victimes n'était pas encore officiellement communiqué. Riposte iranienne et menace d'escalade Très rapidement, l'armée israélienne a annoncé avoir détecté des tirs de missiles en provenance d'Iran en direction d'Israël. Des sirènes d'alerte ont retenti dans de vastes zones du nord du pays, tandis que les systèmes de défense antimissile étaient activés pour intercepter les projectiles. Un responsable iranien cité par Reuters a affirmé que Téhéran se préparait à une riposte « écrasante ». Un haut responsable iranien a déclaré qu'« il n'y a plus de lignes rouges après cette agression » et que « tous les intérêts et actifs américains et israéliens au Moyen-Orient sont devenus des cibles légitimes ». Le président américain a, de son côté, appelé les Iraniens à rester chez eux, décrivant une situation « extrêmement dangereuse ». Il a également averti que les membres des Gardiens de la révolution, des forces armées et de la police bénéficieraient d'une « immunité totale » s'ils déposaient les armes, faute de quoi ils « feraient face à la mort ». Selon Reuters, le guide suprême iranien Ali Khamenei n'était pas à Téhéran au moment des frappes et aurait été transféré vers un lieu sûr. Fermetures d'espaces aériens et tension régionale La crise s'est immédiatement propagée à l'échelle régionale. Les médias israéliens ont annoncé la fermeture totale de l'espace aérien israélien. Des avions civils étrangers en route vers Israël ont été contraints de faire demi-tour. En Iran, l'agence Mehr a confirmé la fermeture complète de l'espace aérien. En Irak, le ministère des Transports a annoncé la fermeture de l'espace aérien irakien et l'évacuation progressive des couloirs aériens. À Doha, le ministère qatari de l'Intérieur a assuré que la situation sécuritaire restait « stable et sûre » sur le territoire. Toutefois, Reuters a indiqué que l'ambassade des Etats-Unis au Qatar avait ordonné à l'ensemble de son personnel de rester à domicile et recommandé la même mesure aux ressortissants américains. Vers un conflit prolongé ? Des responsables américains cités par le New York Times ont indiqué que des dizaines de frappes aériennes avaient été menées depuis des bases américaines au Moyen-Orient et depuis un porte-avions, avec pour objectif déclaré de « démanteler l'appareil sécuritaire iranien ». Ils estiment que l'attaque pourrait être « bien plus large » que les frappes menées en juin dernier. Un responsable sécuritaire israélien, cité par la chaîne 12, a affirmé que « l'ensemble du régime iranien est désormais une cible ». Du côté iranien, le président de la commission de la sécurité nationale du Parlement a averti : « Vous avez engagé un processus dont la fin ne sera pas entre vos mains. » À ce stade, l'ampleur des dégâts, le nombre de victimes et la nature exacte des cibles touchées restent à confirmer. Mais l'intensité des déclarations de part et d'autre laisse entrevoir un conflit susceptible de s'étendre et de durer. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!