Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Une lecture étonnante circule depuis l'ouverture de la guerre contre l'Iran : en frappant Téhéran, Donald Trump a , paradoxalement, renforcé plusieurs leviers au profit de Vladimir Poutine. L'analyse de Newsweek, détaille cinq "cadeaux" potentiels pour le Kremlin — entre récit de puissance, rente pétrolière, fractures occidentales et diversion de l'agenda ukrainien. Le point de départ : une guerre qui recompose les priorités Le coût politique et militaire d'un conflit contre l'Iran, la dynamique pourrait offrir à la Russie des avantages stratégiques — y compris si Moscou perd un partenaire important à Téhéran. Dans ce contexte, la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei — confirmée et largement reprise par plusieurs médias internationaux — agit comme accélérateur d'instabilité régionale et de reconfiguration des alliances. Les "cinq cadeaux" : ce que Moscou peut gagner, point par point 1) La "légitimation" de la politique de puissance L'usage assumé de la force — et l'idée qu'un Etat peut frapper parce qu'il juge une menace "inacceptable" — renforce une vision du monde où les règles deviennent secondaires face au rapport de force. Newsweek y voit un narratif qui sert Moscou, notamment pour justifier rétrospectivement sa posture sur l'Ukraine et la sécurité aux frontières. 2) Une diversion stratégique : l'Ukraine moins centrale Deux crises majeures en même temps, c'est trop pour n'importe quelle capitale. La thèse avancée est simple : plus Washington se consume sur le front iranien (militaire, diplomatique, médiatique), plus l'Ukraine risque de perdre du "temps d'antenne" et du poids dans l'arbitrage politique. Même sur le terrain diplomatique, l'environnement sécuritaire régional rend certaines options plus complexes (y compris les lieux potentiels de discussions), ce qui nourrit l'idée d'un agenda ukrainien mécaniquement ralenti. 3) La rente pétrolière : le scénario qui peut financer la guerre russe C'est l'axe le plus "concret". Le détroit d'Ormuz concentre une part critique des flux mondiaux : Reuters rappelle que plus de 20% du pétrole mondial y transite, et que le marché a réagi violemment, avec un Brent qui a bondi vers 80 dollars dans les premiers jours du conflit, tandis que des scénarios à 100 dollars (voire plus en cas de crise prolongée) sont évoqués par des analystes. La Russie — exportant autour de 5 millions de barils par jour selon Newsweek — verrait toute hausse durable des prix se transformer en recettes additionnelles, susceptibles d'alimenter son effort de guerre. Ainsi, une perturbation des flux du Golfe pourrait pousser certains grands acheteurs à renforcer leur dépendance au brut russe. 4) Des tensions au sein de l'OTAN et une Europe moins "alignée" Le raisonnement tient à la méthode : si les alliés européens ont le sentiment de ne pas être consultés, ou de subir les conséquences d'une décision prise ailleurs, la cohésion peut se fragiliser. Le papier de Newsweek évoque des crispations et même des critiques publiques, présentées comme un terrain historiquement exploité par Moscou. D'autres analyses, côté européen, décrivent une Russie incapable d'aider militairement l'Iran mais pouvant profiter politiquement et économiquement des effets du conflit, notamment via l'énergie et la diversion de l'attention occidentale. 5) Une fenêtre d'expansion si Washington s'enlise Dernier "cadeau" : si la guerre s'étire sans résultat net, la crédibilité américaine dans le Golfe peut s'user. Dans ce cas, Newsweek suggère que Moscou et Pékin auraient une carte à jouer : se présenter comme partenaires alternatifs, plus "stables", ou du moins moins exposés à l'usure politique interne américaine. Le revers de la médaille : ce que la Russie risque de perdre Même dans cette lecture favorable à Moscou, un point demeure : l'Iran est un partenaire stratégique (coopération, armements, entente politique), et son affaiblissement peut coûter au Kremlin. L'article rappelle aussi l'existence d'un accord de partenariat de longue durée entre les deux pays. La conclusion de l'analyse relayée est presque cynique : la "meilleure" configuration pour le Kremlin ne serait pas forcément une victoire iranienne, mais un enlisement américain, parce que le gain majeur n'est ni territorial ni diplomatique immédiat — c'est du temps. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!