C'était plus fort que lui, ça le démangeait trop. Le président français, Emmanuel Macron, n'a pas pu se retenir, il a fini par craquer et a rappelé son ex-ami Vladimir Poutine. Il n'avait pas appelé son homologue russe depuis septembre 2022. Presque 3 ans sans ces sempiternelles conversations téléphoniques qui n'ont pas empêché Poutine de se jeter sur l'Ukraine. Pour son grand retour Macron n'a pas fait les choses à moitié : Plus de 2 heures de discussion, exactement comme le président Donald Trump. Et oui, Paris a poussé le mimétisme jusque-là. Pour quel résultat ? Rien de tangible, là aussi comme les interminables entretiens de Trump. Macron offre à Poutine une mini victoire diplomatique Le président français avait cessé d'appeler Moscou parce qu'il avait fini par comprendre que le maître du Kremlin détestera toujours l'Occident en dépit de tous les violons qu'on lui sert, que son rêve ultime est de ressusciter « la Grande Russie », en reconstituant l'empire perdu. Et cela passe par l'Ukraine pour commencer, puis les Pays Baltes dans le giron de l'Union européenne (Lettonie, Lituanie et Estonie) et plus si affinités (la Pologne, etc.). Ça c'est ce qui se passe dans la tête de Poutine, tout le monde a compris que la réalité sera toute autre. Quand on est encore plongé dans le bourbier ukrainien plus de 3 ans après y être entré, on n'a pas le droit de tirer des plans sur la comète. Macron avait cessé d'appeler le Kremlin parce que tout le monde se gaussait de ces appels incessants, il arrivait même que Poutine ne le prenne pas au téléphone, prétextant d'autres urgences. Les laudateurs du régime se répandaient en moqueries sur les plateaux de télévision. Ils ont fini par avoir raison du masochisme du président français. Il a cessé d'appeler. Il a recommencé. Officiellement il a téléphoné pour convaincre Poutine de donner un coup de main sur le nucléaire iranien et accessoirement pour évoquer l'Ukraine. Comme à son habitude Macron a trop présumé de ses forces, il a cru qu'il pouvait arracher à Poutine des avancées majeures sur ces 2 gros dossiers. A l'arrivée le Kremlin n'a pas bougé d'un iota. Le président russe a jeté à la face de son homologue français que Téhéran a tout à fait le droit de cheminer dans le nucléaire civil. Au sujet de l'Ukraine, Poutine a redit que c'est l'Occident qui est à l'origine du conflit. Comprenez par là que les Occidentaux ont fait miroiter à Kiev une adhésion à l'OTAN, etc., etc. 2 alliés objectifs : Poutine terrorise, Trump vend la sécurité Quand Poutine a proposé à Trump (ce dernier l'a raconté dans son avion) sa médiation sur l'Iran il l'a envoyé paître en lui disant qu'il n'avait pas besoin de lui, il lui a suggéré de régler d'abord le problème ukrainien. Le président américain a dit la même chose aux Européens, qui jouent des coudes pour dire leur mot sur le nucléaire iranien et obtenir une petite victoire diplomatique, à défaut de pouvoir peser par la force militaire. Vous me direz que quand on est incapable de peser alors qu'il y a une guerre chez soi – en Ukraine – on ne doit pas prétendre à régler les problèmes du monde. Macron a été disqualifié sur le dossier iranien au Sommet du G7, Trump l'a planté lui et ses pairs pour aller s'occuper de l'Iran, en glissant au passage des tacles bien appuyés. Washington a fermé la porte à Paris, ce dernier tente de repasser par la fenêtre russe pour exister, pour faire partie de ceux qui comptent aux yeux de Trump, de ceux dont on parle aux quatre coins du monde. Ça ne fonctionnera pas. Cette affaire le républicain la réglera à sa manière, mal très certainement mais lui au moins essayera vraiment. Pas comme ces Européens pétrifiés dans l'attentisme, figés dans la terreur et qui attendent que les USA leur jette quelques os à ranger. Les Européens n'ont pas pris leur responsabilité sur aucun grand dossier. Sur l'Ukraine, leur guerre, ils attendent que les Etats-Unis dictent leur loi. Même sur la défense européenne, avec des armes européennes, tout le monde s'est couché devant « Daddy Trump » et les montants astronomiques qu'il exige pour assurer la sécurité du « Vieux continent », que l'Amérique a sauvé à deux reprises… Les Européens végètent toujours dans la terreur des deux guerres mondiales, reculent toujours face au prix qu'il faut payer pour la liberté. Et ça c'est le meilleur atout de Poutine, et de Trump aussi. Au fond les deux sont des alliés objectifs : le premier terrorise et le second passe derrière pour vendre sa protection. Si le président américain est aussi magnanime avec son homologue russe c'est aussi parce qu'il s'en sert comme épouvantail pour montrer la force des Américains, pour convaincre les Européens que leur salut passe par plus d'armes américaines. Les Européens se trompent lourdement depuis l'invasion de la Crimée La France et compagnie continuent de penser qu'il faut cajoler la menace au lieu de l'affronter. Rappelons que Poutine avait été reçu en grande pompe à Paris en 2017, deux semaines à peine après l'élection de Macron. Une réception haute en couleurs alors que la Russie occupait la Crimée depuis 3 ans. C'est le même président français qui a vendu à Moscou des armes jusqu'en 2020 (la France n'est pas la seule, 9 autres pays européens l'ont fait)… C'est le même chef d'Etat – le président ukrainien l'a affirmé – qui aurait soufflé à Kiev dès mai 2022 de céder à la Russie les territoires qu'elle a volés. Comme si le Kremlin avait besoin de l'intercession de Paris pour confisquer. Poutine a dit dernièrement, devant les applaudissements de l'assistance, que là où le soldat russe pose son pied on considère que de ce fait ça appartient à la mère patrie. C'est faux factuellement, la Russie a posé le pied en Afghanistan, en Finlande et dans toutes les anciennes Républiques soviétiques. Qu'est-ce qui est resté de cette colonisation ? Rien. Mais l'important pour Poutine c'est que ses adversaires soient convaincus qu'il est capable de tout. L'Allemagne est tellement terrifiée par la Russie qu'elle est persuadée qu'elle sera attaquée, elle avance même la date. Le chancelier allemand Friedrich Merz s'est dégonflé, lui qui promet depuis des années de livrer à l'Ukraine des missiles à longue porté. Mais Berlin veut bien conduire un méga programme d'armement nucléaire pour sanctuariser l'Europe. Alors que le plus logique est d'armer Kiev pour en finir avec Moscou… C'est ça l'effet Poutine : il fait tellement trembler les Européens qu'il les pousse à prendre des décisions irrationnelles qui mettent encore plus en danger l'Humanité, avec cet appétit déraisonnable pour les bombes atomiques au lieu de miser sur les armes conventionnelles. Cette débandade mondiale est la meilleure alliée de la Russie, des USA également.
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