Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Montrer les muscles et rien derrière ou autour. C'est la situation dans laquelle s'est mise le Royaume-Uni. Le Premier ministre Keir Starmer met un point d'honneur à rompre avec le suivisme de ses prédécesseurs vis-à vis des lubies des Américains. Le plus célèbre – tristement – parmi les « soldats » britanniques de Washington est sans aucun doute Tony Blair. Il montra tellement de zèle dans la guerre de George W. Bush en Irak, avec le résultat cataclysmique que l'on sait, qu'il a été affublé d'un surnom que nous aurons l'amabilité de ne pas reprendre ici. Starmer ne veut pas finir comme Blair dans les annales de l'histoire. Mais encore faut-il en avoir les moyens. Il a traîné les pieds pour suivre le président américain – encore un Américain ! – dans sa folle aventure en Iran. Au départ il a même refusé de laisser l'US Army se servir des bases britanniques pour aller martyriser les Iraniens. La même posture que la France d'ailleurs. Mais Starmer n'a pas tenu sous les coups de boutoir de Trump, ce dernier lui a tordu le bras et petit à petit Londres glisse vers la belligérance face à l'Iran. Comme Paris du reste. Parmi les arguments massue utilisés par la Maison Blanche pour amener le Premier ministre britannique sur le terrain américain il y a le parallèle entre Sir Winston Churchill et Starmer. En gros ce dernier n'arrive pas à la cheville du légendaire leader anglais qui résista à Adolf Hitler et força le respect dans le monde entier. L'actuel Premier ministre est tombé dans le panneau, il enverra son porte-avions HMS Prince of Wales. Officiellement le Royaume-Uni s'en tiendra à la sécurisation des intérêts britanniques en Méditerranée, pas question de guerroyer aux côtés des Américains (la France aussi parle de mission «purement défensive»). Mais il y a un os, énorme : le porte-avions britannique n'a même pas de navires pour l'escorter. Sans ces bateaux il pourrait se faire canarder par les Iraniens. Donc pour les beaux yeux de Trump les fiers Anglais pourraient solliciter l'aide de la France. De la plus grande marine du monde à cette déchéance. La Royal Navy a été tellement désossée (elle n'est pas la seule, toute l'armée a périclité) qu'elle n'a même pas assez de destroyers pour sécuriser le HMS Prince of Wales. «La plupart des principaux navires de guerre de la Royal Navy étant indisponibles ou en maintenance, la protection devrait probablement être assurée par des alliés tels que la France, les Etats-Unis et d'autres pays européens», commente le Telegraph. C'est une catastrophe pour la marine britannique, un drame pour la nation. «Le discours du Labour sur la mise en préparation accrue d'un porte-avions détourne de la vraie question : pourquoi Starmer n'a-t-il pas planifié correctement et déplacé les moyens navals il y a des semaines, alors qu'une opération américaine majeure était clairement en préparation ?», questionne le conservateur James Cartlidge. Place aux explications. L'actuel gouvernement, qui a hérité de caisses publiques exsangues, a dû procéder à des arbitrages dans ses dépenses ; la défense a été sacrifiée au profit du social, des infrastructures publiques, etc. Le budget de l'armée a été rogné de 2,6 milliards de livres sterling cette année. «C'est pourquoi il n'y a pas de navires de guerre de la Royal Navy au Moyen-Orient et pourquoi, même si un porte-avions était déployé, il y aurait de sérieuses questions concernant les navires d'escorte». L'autre porte-avions britannique, le HMS Queen Elizabeth, est présentement en période de carénage à Rosyth, en Ecosse. «Les chasseurs Rafale et les avions radar Hawkeye du Charles de Gaulle pourraient fournir un écran défensif au HMS Prince of Wales, tout comme les systèmes de défense aérienne à bord des deux destroyers et de la frégate accompagnant le porte-avions», ajoute le journal. Lord West, ancien patron de la Royal Navy, a dit publiquement que la Grande-Bretagne «devrait s'inquiéter de la taille de la Marine (…) C'est ridicule, le peu de navires que nous avons. Nous avons réduit la défense pendant des années et des années, et maintenant cela se retourne contre nous. Nous n'avons pas construit de navires assez rapidement, donc inévitablement nous avons des lacunes dans ce que nous avons». Le ministère de la Défense se mure dans le silence, il refuse d'émettre le moindre commentaire sur cette situation très embarrassante. Starmer, qui aligne les défaites dans les élections partielles, n'aura pas le temps de corriger la trajectoire avant le scrutin local de mai 2026.
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