Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Quand on vous disait que l'Iran tient une carte maîtresse pour faire payer aux USA la décision lourde de faire la guerre alors que de l'aveu du principal intermédiaire sur les négociations irano-américaines des progrès sans précédent avaient été réalisés sur l'épineux dossier du nucléaire. Le président Donald Trump ne voulait pas d'une simple victoire diplomatique, il voulait un triomphe. Il voulait donner à Israël des gages de sécurité permanente en démolissant son premier ennemi, l'Iran. Il voulait écraser et humilier les Mollahs au nom des fantômes du passé (le terrorisme qui a frappé les soldats américains). Il voulait démontrer aux adversaires (la Chine surtout) la supériorité totale des Etats-Unis. Mal lui en a pris. Un langage que Trump comprend très bien, le pétrole, symbolise le drame de Washington. Lundi 9 mars le baril de pétrole est monté à 111 dollars, et même jusqu'à 120 dollars brièvement. Dans la soirée le président américain a déclaré, devant un parterre de soutiens dans son somptueux club de golf de Doral (Miami), que la guerre en Iran allait rapidement s'achever. Les marchés ont adoré, immédiatement le baril dévisse, jusqu'à 85 dollars le 10 mars. Mais voilà, dans le même temps la Maison Blanche ordonne un déluge de feu sur les Iraniens. Ces derniers ont riposté, très efficacement d'ailleurs. Là le marché du pétrole n'a pas aimé. Le baril flambe de nouveau ce jeudi 12 mars au matin, le seuil symbolique des 100 dollars a été franchi en dépit d'une intervention inédite des grandes puissances sur le marché. Les 32 Etats membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) – dont les USA – ont annoncé hier soir un déblocage record de 400 millions de barils, puisés dans leurs stocks stratégiques pour faire baisser la tension autour de l'approvisionnement… Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, a indiqué que 172 millions de barils allaient être lâchés «à partir de la semaine prochaine». Mais Téhéran, qui tient à garder son avantage stratégique pour imposer l'arrêt total des attaques israélo-américaines, a lancé de nouvelles frappes contre les infrastructures pétrolières des pays du Golfe, après avoir carbonisé deux tankers. Les cours du brut ont très mal encaissé ces assauts. Le conflit en est à son 13e jour et on n'en voit pas le bout étant donné que le principal instigateur de ce cataclysme, Israël, a dit qu'il ne se donne aucune limite dans le temps. Les infrastructures pétrolières payent cher les aventures de Benjamin Netanyahu et Trump. Bahreïn est dans le désarroi total après une frappe iranienne contre des réservoirs d'hydrocarbures, les autorités demandent aux habitants de ne pas sortir à cause des fumées causées par l'incendie sur le site. À Oman, des réservoirs de carburant du port de Salalah étaient aussi dévorés par les flammes la veille après une attaque de drone. L'Arabie saoudite fait également état d'une nouvelle attaque de drone contre le champ pétrolier de Shaybah, dans l'est du pays, déjà touché à plusieurs reprises ces derniers jours. Des frappes contre deux pétroliers dans le Golfe au large de l'Irak, qui n'ont pas été revendiquées, ont provoqué au moins un décès ; les sauveteurs cherchent toujours les disparus, selon l'autorité portuaire. La télévision étatique irakienne a montré un navire en mer d'où partaient d'immenses boules de feu et de la fumée très épaisse. Un porte-conteneurs a été touché ce jeudi par un «projectile inconnu» au large des Emirats arabes unis, causant un «petit incendie» à bord, d'après l'agence maritime britannique (UKMTO), après au moins trois bateaux frappés la veille. Trump s'est engagé à assurer une «grande sécurité» dans le détroit d'Ormuz où transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL). Il a également affirmé que «28 navires poseurs de mines» avaient été pulvérisés. «L'Iran est proche de la défaite», a martelé le président américain hier soir, au terme d'une journée durant laquelle il a joué avec les nerfs des Américains en posant des actes contradictoires… Cette guerre il ne sait pas pourquoi il l'a commencée (il a avancé une dizaine de raisons qui ne tiennent absolument pas la route), et il ne sait pas comment la terminer. Les Iraniens eux savent ce qu'ils doivent faire et comment. Comme la guerre du Vietnam a été un traumatisme pour quatre présidents américains, comme l'Afghanistan et l'Irak l'ont été pour George W. Bush, l'Iran hantera Trump.
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