Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. La durée de la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran pourrait dépendre de trois facteurs majeurs : l'évolution des prix du pétrole, le nombre de pertes dans l'armée américaine et la réaction de l'opinion publique aux Etats-Unis. C'est ce qu'a indiqué la chaîne israélienne Channel 12, qui estime que ces éléments pourraient peser lourdement sur les décisions de la Maison-Blanche dans les prochaines semaines. Selon la chaîne, la guerre déclenchée contre Téhéran a déjà provoqué un choc sur les marchés de l'énergie. Les prix du pétrole ont ainsi bondi de plus de 10 % vendredi, franchissant la barre des 94 dollars le baril. Cette hausse reflète les craintes d'une perturbation durable des flux énergétiques dans la région. Les analystes de Bloomberg estiment qu'en cas de fermeture prolongée du détroit d'Ormuz, les cours du pétrole pourraient atteindre 108 dollars le baril. Ce passage maritime stratégique est crucial pour l'économie mondiale : environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz y transite, ainsi qu'une part importante des cargaisons de gaz naturel liquéfié destinées à l'Asie et à l'Europe. Les pertes militaires américaines, facteur déterminant Le deuxième élément susceptible d'influencer la durée du conflit concerne les pertes dans les rangs de l'armée américaine. Jusqu'à présent, la guerre aurait causé la mort de 6 militaires américains et fait 18 blessés graves, selon les informations communiquées. Plus de 50 000 soldats américains participeraient actuellement à l'opération militaire. Le président américain Donald Trump a lui-même reconnu que « d'autres pertes sont probablement à prévoir avant la fin de la campagne ». Pour Jonathan Panikoff, ancien responsable adjoint du renseignement national américain, le facteur humain pourrait devenir déterminant. Selon lui, « les pertes militaires sont l'élément qui peut le plus rapidement accélérer la fin d'une guerre », un scénario sur lequel compterait également l'Iran. Une opinion publique américaine de plus en plus sceptique Le troisième paramètre concerne l'évolution de l'opinion publique aux Etats-Unis. Plusieurs sondages indiquent un recul du soutien à la guerre contre l'Iran. Selon le site américain Axios, six Américains sur dix s'opposeraient à la poursuite du conflit. Un sondage réalisé par PBS News, NPR et le Marist College révèle que 56 % des Américains rejettent les attaques contre l'Iran. Une autre enquête menée par CNN montre que 60 % des personnes interrogées s'opposent à l'envoi de troupes terrestres dans ce conflit. Les résultats indiquent également que 54 % des Américains désapprouvent la manière dont Donald Trump gère les tensions entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran, tandis que 36 % soutiennent sa politique à l'égard de Téhéran. Des fissures supposées au sein du pouvoir iranien Par ailleurs, la chaîne israélienne affirme que Washington et Tel-Aviv auraient détecté des signes de fissures au sein du régime iranien, certains responsables n'agissant plus de manière coordonnée. Selon cette analyse, l'objectif américain serait de détruire l'infrastructure militaire et les structures de pouvoir du régime iranien. La prochaine étape évoquée consisterait à encourager la population iranienne à descendre dans la rue, avec un soutien supposé de la CIA, dans l'espoir de provoquer des divisions internes et d'éventuelles défections au sein du système politique. Une stratégie de sortie envisagée par Washington Toujours selon Channel 12, Donald Trump disposerait d'un scénario de sortie unilatéral du conflit. Dans ce cadre, le président américain pourrait déclarer une victoire politique même si le régime iranien ne venait pas à s'effondrer. La chaîne précise également que la Maison-Blanche n'affiche pas officiellement l'objectif de renverser le régime iranien, ce qui laisse planer des incertitudes quant à l'issue réelle de la campagne militaire. Un conflit qui s'intensifie dans la région Depuis le 28 février, Israël et les Etats-Unis mènent une offensive militaire contre l'Iran. Les combats auraient fait des centaines de morts iraniens, parmi lesquels le guide suprême Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables sécuritaires, selon les informations rapportées. En réponse, Téhéran mène des attaques par missiles et drones contre Israël, mais aussi contre ce qu'il qualifie d'« intérêts américains » dans plusieurs pays de la région, notamment dans les Etats du Golfe, en Irak et en Jordanie. Certaines de ces frappes ont causé des morts et des blessés et endommagé des infrastructures civiles, des actions condamnées par plusieurs pays arabes concernés, qui ont appelé à mettre fin aux attaques et à éviter une escalade régionale. Dans ce contexte, l'évolution des marchés de l'énergie, l'ampleur des pertes militaires et la réaction de la société américaine pourraient déterminer si la guerre s'inscrit dans la durée ou si Washington choisit de mettre fin à l'opération plus rapidement que prévu. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!