Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Le malheur de l'un fait toujours le bonheur de l'autre. On ne sait pas quand et comment finira la guerre déclenchée par les USA et Israël, ce qu'on sait c'est qu'il y a déjà de grands perdants : les pays du Golfe en premier. Avec ce conflit ils découvrent à quel point leurs économies sont vulnérables et que les milliers de milliards de dollars qu'ils ont payés – aux Américains – pour leur sécurité ne les protègent pas. Le Qatar a déclaré forfait en arguant "un cas de force majeure". La production de Gaz naturel liquéfié (GNL) s'arrête net. Ça fera un heureux : Alger. Le Qatar est un partenaire de poids pour l'Algérie, mais les deux pays sont non moins concurrents dans la commercialisation du gaz, notamment une niche clé : l'hélium. Ce gaz rare est extrait du GNL et il est très demandé dans les secteurs de la santé, des puces électroniques et des fibres optiques, de l'aérospatial et de la Défense, etc. Pas de GNL pas d'hélium. Pas de panique dit la plateforme américaine Energy News, l'Algérie est là. La paralysie du détroit d'Ormuz (sauf pour les amis de l'Iran) avantage déjà l'Algérie pour la commercialisation de son pétrole sur le marché mondial, ses parts dans les exportations d'hélium pourraient enfler très rapidement. Les développements de la guerre au Moyen-Orient deviennent une source d'inquiétude pour les marchés de l'hélium et les autres secteurs énergétiques, souligne la plateforme américaine. La source rapporte que les acteurs redoutent une grosse perturbation et même une pénurie généralisée. Dans un entretien avec le Financial Times, le PDG de Qatar Energy, Saad Ben Sherida Al-Kaabi, a fait savoir que la société ne pourra pas relancer la production de GNL tant que la guerre ne sera pas totalement terminée. Il y a donc de fortes chances que le premier producteur mondial mette des semaines avant de retrouver son fonctionnement normal quand la fin du conflit sera actée. Par conséquent l'Algérie s'impose comme la source "la plus appropriée pour garantir les exportations d'hélium vers l'Europe", écrit Energy News. Les exportations d'hélium de ce pays nord-africain sont "une solution de dernier recours". La même source rappelle que l'Algérie est dotée d'unités d'une capacité de 50 millions de mètres cubes par an, ce qui en fait le troisième volume mondial après les Etats-Unis (194 millions de mètres cubes) et le Qatar (72 millions). Au niveau des réserves, l'Algérie est également troisième dans le monde avec 8,2 milliards de mètres cubes, derrière les USA (20,6 milliards) et le Qatar (10,1 milliards). En termes de production, l'Algérie est quatrième, d'après les données de 2023, avec 11 millions de mètres cubes. Le trio de tête est composé des Etats-Unis (81 millions), du Qatar (64 millions) et de la Russie (17 millions de mètres cubes). Mis à part l'hélium l'Algérie pourrait aussi se positionner sur les livraisons de GNL pour pallier la pénurie provoquée par les tensions croissantes au Moyen-Orient. Début mars 2026 Energy News avait ébruité des préparatifs opérationnels à Alger pour hausser le rythme de chargement des cargaisons dans les prochains jours… Par ailleurs le pays n'exclut pas d'orienter des quantités de gaz vers les pays arabes qui en feraient la demande, notamment l'Egypte, le Koweït, la Jordanie et le Bahreïn. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!