Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Le député Mohamed Zied El Maher, membre de la Commission des finances et du budget à l'Assemblée des représentants du peuple, a révélé dans une déclaration exclusive à Tunisie Numérique qu'une orientation se dessine en faveur de l'audition de la ministre des Finances au sein de la commission. Cette démarche vise à examiner les répercussions potentielles de la guerre contre l'Iran, notamment la hausse des prix du pétrole et ses conséquences sur les équilibres financiers de l'Etat ainsi que sur la caisse de compensation. Des inquiétudes sur les équilibres financiers et la compensation Selon Mohamed Zied El Maher, la réunion envisagée devra permettre d'ouvrir la discussion sur les effets directs de cette crise internationale sur les finances publiques tunisiennes. Le député a particulièrement insisté sur l'impact attendu d'une hausse des prix du pétrole sur les équilibres budgétaires de l'Etat, ainsi que sur le poids supplémentaire que cela pourrait faire peser sur la caisse de compensation. Dans ce contexte, la Commission des finances et du budget entend se pencher sur les mesures économiques et financières susceptibles d'être adoptées pour anticiper la crise et limiter ses effets sur l'économie tunisienne. Le risque d'une crise du transport lié au détroit d'Ormuz Le député a également mis en garde contre un autre danger majeur, celui d'une crise du transport en cas de fermeture du détroit d'Ormuz. Une telle évolution pourrait provoquer une hausse du coût du fret, mais aussi retarder l'acheminement des matières premières. D'après lui, un tel scénario aurait des répercussions directes sur les entreprises tunisiennes, déjà exposées aux perturbations des chaînes d'approvisionnement et à la volatilité des marchés internationaux. Un appel à une approche financière et diplomatique Mohamed Zied El Maher a estimé que la gestion de cette crise ne doit pas être uniquement financière. Il a plaidé pour une approche plus large, incluant également une dimension diplomatique, au regard de la nature de la crise et de l'ampleur de ses répercussions à l'échelle régionale et internationale. Il a précisé que l'orientation initiale porte sur la tenue d'une séance avec la ministre des Finances. Il n'a toutefois pas exclu qu'une séance plénière puisse être envisagée ultérieurement avec la cheffe du gouvernement, afin de connaître la vision de l'exécutif tunisien face à cette crise mondiale. Des critiques sur la communication du gouvernement Le membre de la Commission des finances et du budget a par ailleurs dénoncé un retard dans les explications fournies par le gouvernement tunisien au sujet des mécanismes et des mesures préventives susceptibles de protéger l'économie nationale contre les retombées de la guerre contre l'Iran. Selon lui, l'exécutif souffre d'une faiblesse en matière de communication et d'une certaine lenteur dans la réaction. Il a assuré que la commission transmettra ces messages de manière claire et directe à la partie gouvernementale, représentée par le ministère des Finances. Un dossier sensible sur la table du parlement Cette initiative parlementaire intervient dans un contexte de fortes inquiétudes quant aux conséquences de la guerre contre l'Iran sur les marchés mondiaux, en particulier sur les prix de l'énergie et les chaînes d'approvisionnement. Ces tensions risquent d'accentuer la pression sur les finances publiques tunisiennes, mais aussi sur les coûts liés à la compensation et aux importations.
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