Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Une document américain comportant 15 points serait actuellement au cœur de tractations diplomatiques visant à mettre fin à la guerre contre l'Iran. Révélée par des sources bien informées, cette feuille de route prévoirait notamment un cessez-le-feu d'un mois entre les deux parties en conflit, avec pour objectif d'ouvrir une phase de négociations devant aboutir à un accord global. Mais derrière cette trêve temporaire se dessinent, selon plusieurs indications, des conditions particulièrement strictes portant notamment sur le programme nucléaire iranien. Une question se pose désormais : Téhéran acceptera-t-elle de se plier aux exigences de Washington et de son alliée israélienne ? ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Des négociations encore floues entre Washington et Téhéran Dans une déclaration accordée ce mercredi 25 mars 2026 à Tunisie Numérique, le chercheur et analyste politique Farid Alibi a indiqué qu'en ce qui concerne les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran, plusieurs éléments contradictoires circulent. D'un côté, Donald Trump a confirmé le lancement de discussions avec Téhéran. De l'autre, la partie iranienne continue d'adopter un discours ambivalent. Le Corps des gardiens de la révolution a ainsi affirmé que « l'Amérique ne négocie qu'avec elle-même », tandis que la diplomatie iranienne a, pour sa part, laissé entendre que de telles discussions pourraient bel et bien exister. Selon Farid Alibi, le Pakistan apparaît aujourd'hui comme l'acteur le plus actif dans la facilitation de ces pourparlers, plusieurs responsables pakistanais ayant eux-mêmes confirmé l'existence de consultations en cours. Un texte qui exige un démantèlement quasi total des capacités iraniennes Toujours selon l'analyste, la feuille de route évoquée reste à ce stade une document strictement américaine. Celle-ci imposerait à l'Iran des concessions majeures, parmi lesquelles figureraient l'abandon complet de son programme nucléaire, la limitation de la portée de ses missiles balistiques et hypersoniques, ainsi que la remise de l'uranium enrichi à l'Agence internationale de l'énergie atomique. Pour Farid Alibi, ces exigences vont très loin, au point que les 15 clauses de cette proposition peuvent être perçues comme une forme de reddition imposée à l'Iran. Il relève toutefois que le Corps des gardiens de la révolution ainsi que le quartier général de Khatam al-Anbiya continuent de nier tout engagement réel dans ce processus. Une supervision américaine du nucléaire iranien ? L'analyste estime que l'acceptation d'un tel texte conduirait Téhéran à céder une part considérable de sa souveraineté stratégique. Il souligne notamment que la deuxième clause évoquerait une assistance américaine au développement du programme nucléaire civil iranien, notamment pour la production d'électricité. Or, rappelle-t-il, la Russie jouait jusqu'ici un rôle central dans l'accompagnement de ce programme, en particulier sur son volet civil. Pour Farid Alibi, Washington chercherait donc non seulement à imposer ses conditions sécuritaires, mais aussi à remplacer Moscou dans la supervision du dossier nucléaire iranien. Une telle évolution signifierait, selon lui, que l'Iran accepterait de se placer sous une forme de tutelle américaine sur l'un de ses dossiers les plus sensibles. Trump préparerait-il un scénario à la vénézuélienne ? Farid Alibi estime également que ce projet rejoint les allusions faites récemment par Donald Trump à un scénario comparable à celui du Venezuela. Le président américain aurait en effet laissé entendre qu'il entend choisir lui-même ses interlocuteurs iraniens, évoquant l'existence d'« Iraniens de qualité » tout en remettant en cause la légitimité du guide suprême et de son entourage. Dans ce contexte, l'analyste considère que les déclarations de Trump ne relèvent pas seulement de la rhétorique, mais pourraient s'inscrire dans une stratégie plus vaste visant à remodeler les équilibres internes du pouvoir iranien. Un débat encore ouvert au sein de l'Iran Selon Farid Alibi, plusieurs sites iraniens ont déjà évoqué cette feuille de route en précisant qu'elle était toujours à l'étude. Cela laisse penser que des divergences pourraient exister au sein même de l'appareil iranien quant à l'attitude à adopter : accepter le texte, au risque d'apparaître en position de faiblesse, ou le rejeter au prix d'une poursuite de la confrontation. L'analyste note en outre que le document qui circule actuellement ne comporte, à ce stade, aucune référence explicite aux relais régionaux de l'Iran, pas plus qu'il ne mentionne directement la question de l'ouverture du détroit d'Ormuz. Selon lui, si un cessez-le-feu entrait en vigueur, la reprise de la circulation dans ce passage stratégique irait de soi. Entre trêve et capitulation, une équation explosive Au final, la document américaine évoquée apparaît moins comme une simple base de négociation que comme une tentative d'imposer à l'Iran un cadre très contraignant, mêlant désescalade militaire, concessions nucléaires et redéfinition des rapports d'influence dans la région. Reste à savoir si Téhéran choisira la voie du compromis, au risque de donner l'image d'un recul majeur, ou préférera rejeter ces conditions et prolonger l'épreuve de force. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. 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