Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Il y a d'un côté celui qui a fomenté et lancé sa guerre – alors que la négociation avançait -, et il court maintenant pour éteindre l'incendie (en raison de la facture pour son économie et celle de ses clients arabes) ; en face il y a la force tranquille, qui découvre toute l'étendue de son pouvoir de nuisance. Le président Donald Trump a claironné hier mardi 24 mars que les Mollahs lui ont fait « un énorme cadeau » sur les hydrocarbures, sous-entendant le déblocage du détroit d'Ormuz. Le républicain a voulu installer dans les esprits qu'il y a une amorce de reddition à travers l'annonce de l'Iran sur le passage des bateaux non hostiles. On a le « Plan de paix » de Washington, 15 points aux allures de capitulation pour Téhéran – ça rappelle le sort de Gaza – ; on a la réponse de l'Iran : C'est NON. Le document de la Maison Blanche est officiel, celui des Iraniens ne l'est pas mais n'en a pas moins de valeur. Les Mollahs n'ont pas lambiné et louvoyé, ils ont confirmé ce mercredi avoir réceptionné l'offre de trêve américaine, transmise par des responsables pakistanais. Leur réponse ils l'ont donnée sur le terrain : de nouvelles attaques contre Israël et les pays de la région. On cherche encore le haut dirigeant iranien dont parlait Trump, le « bon gars » qui aurait divorcé avec la ligne dure et accepté de piloter le pays. ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Les émissaires pakistanais ont parlé sous le sceau de l'anonymat car ils ne sont pas autorisés à exposer les détails de ces tractations, ils ont confirmé que Trump propose la levée des sanctions en échange du démantèlement du programme nucléaire iranien. Par ailleurs l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) serait chargée de veiller au grain et Téhéran serait contrait de mettre le holà sur son programme balistique, qui tourmente Israël et les pays du Golfe. Un responsable égyptien qui s'active dans ces négociations a confirmé que le document est «un accord global». Reste à savoir qui dans le gouvernement iranien a donné son aval à Washington et qui est habilité à parler au nom des Mollahs. Jusqu'ici la ligne officielle est aucun dialogue avec Trump. Par ailleurs quel dirigeant iranien oserait sortir du bois vu qu'Israël veut liquider tout l'exécutif en place. En tout cas les médiateurs bougent pour que des négociations soient organisées entre les Iraniens et les Américains, peut-être ce vendredi au Pakistan, ont confié le responsable égyptien et les deux responsables pakistanais. Mais voilà, la confiance n'est pas au rendez-vous. Comment Téhéran pourrait accorder du crédit à un homme – le président américain – qui a frappé à deux reprises en plein dialogue ? Le lieutenant-colonel Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du Quartier général iranien (lequel administre l'armée régulière et les Gardiens de la révolution), est d'avis que les USA sont en très mauvaise posture. «Celui qui prétend être une superpuissance mondiale se serait déjà sorti de ce pétrin s'il le pouvait», a-t-il asséné… Clairement Washington parle tout seul, il n'y a pas l'ombre d'une négociation directe. Trump est tellement pressé de sortir du bourbier iranien qu'il se laisser aller à des annonces que rien n'étaye matériellement. Par contre les autorités israéliennes, qui sont parties pour une guerre sans fin avec l'Iran, paniquent à l'idée que Washington les lâche en rase campagne après un accord sur un plan de cessez-le-feu, selon une source. Sans doute pour mettre la pression sur les Mollahs Washington a dépêché des parachutistes au Moyen-Orient, ils muscleront un contingent de Marines attendu sur place. Au moins 1000 combattants de la 82e division aéroportée seront sur les lieux dans les prochains jours. Le Pentagone envoie également 2 unités de Marines, ce qui à terme fera 5000 Marines déployés dans la région. Mais le correspondant de France 24 à Washington, Matthieu Mabin, a rapporté qu'il n'est pas question de déployer directement ces militaires sur le sol iranien ; ils seront stationnés au Koweït. Ce qui renforcera l'argumentaire de Téhéran selon lequel le voisin est partie prenante dans le conflit, justifiant les attaques iraniennes. Bref, la démarche de Trump est plus illisible que jamais. Plus de 3 semaines après les premières frappes les motifs avancés pour faire la guerre sont toujours aussi discutables, et le mot est faible. Clairement c'est une guerre pour de mauvaises raisons. On sait quand ça commence, on ne sait jamais quand et comment elle se termine.
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