Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Le président Donald Trump, pour la première fois depuis le début de sa guerre – une simple « opération militaire » selon lui -, s'est adressé à la nation il y a quelques heures. Le républicain a tenté de vendre son aventurisme en Iran, il a servi son laïus habituel et très indigeste sur son devoir impérieux d'aller stopper le programme nucléaire iranien avant qu'il détruise Israël, les USA, l'Humanité, ce que son propre service de renseignement a formellement démenti. De digression en digression, du coq à l'âne, le président a vanté son pouvoir de destruction en Iran, pays qu'il dit avoir totalement « vaincu », « écrasé », « pulvérisé ». Ce qui ne l'a pas empêché de marteler qu'il continuera de bombarder. Démolir ce qui est déjà entièrement démoli, allez comprendre. Peu avant le discours à la nation de Trump (son deuxième, la maison brûle), son homologue iranien Massoud Pezeshkian lui a savonné la planche en envoyant une lettre aux Américains. La Maison Blanche a dit de Pezeshkian qu'il a imploré un cessez-le-feu, c'est faux évidemment. Mais le républicain, on le sait, n'en est pas à une turpitude près. Les dirigeants iraniens dont il dit qu'ils se terrent comme des rats étaient dans les rues de Téhéran hier. Ce tableau surréaliste qui a pour décorum des bombardements incessants a été commenté sur le plateau de David Pujadas, sur LCI. Pendant que le président discourait pour tenter de conjurer la frappe fatale de ses électeurs dans 7 mois – il est très mal parti selon tous les sondages -, pendant qu'il s'acharnait sur son homologue français Emmanuel Macron, avec des propos indignes de son rang, voilà ce que faisaient ses ennemis iraniens. ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → « -Bonsoir Quentin -Bonsoir David, bonsoir à tous. -Alors vous nous dites que c'est un peu comme si le régime se pavanait. Quelle est cette scène ? -Oui, ça s'est passé hier soir dans les rues de Téhéran lors d'une manifestation pro-régime. C'est alors qu'un homme apparaît au milieu de la foule. Le voici, Massoud Pezeshkian, le président iranien en personne. Stupeur, car cela faisait deux semaines que le dirigeant n'avait pas été vu en public. La dernière fois, lors de cette fameuse manifestation du 13 mars, lorsqu'il avait paradé avec Ali Larijani, ce qui avait permis à Israël de le repérer et de le tuer trois jours plus tard. Et voilà donc que Massoud Pezeshkian réapparaît hier soir, tout sourire, au milieu de ses gardes du corps, il enchaîne les poignées de main et les selfies avec les manifestants. Mais la surprise est double lorsque les caméras aperçoivent quelques mètres plus loin Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères iranien, lui aussi avait paradé il y a deux semaines, et lui aussi avait disparu depuis. En tenue décontractée, en sweatshirt noir et capuche sur la tête, il se permet même un interview au milieu de la foule. Ecoutez. 'Je suis venu puiser de la force. Voir ce peuple remonte vraiment le moral. Moi, je ne suis qu'une partie de ce peuple. On ne peut qu'admirer ces gens qui avec une telle motivation, une telle passion, un tel moral, témoignent d'un tel niveau de dévouement, de protection et de persévérance pour leur pays, tout en préservant la cohésion sociale'. Le correspondant RFI France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi, note même un parfum de victoire dans les rues de Téhéran au sein du régime. Ecoutez. 'Les responsables iraniens estiment qu'ils ont gagné la guerre et que ceux qui ont été défaits, c'est-à-dire les Etats-Unis, Israël, mais aussi les monarchies arabes du Golfe persique, doivent accepter leur défaite et accepter les conditions iraniennes'. -Pujadas : Et le paradoxe, c'est qu'il semble se confirmer que les deux hommes que vous nous avez montrés, Quentin, sont au centre d'une lutte interne au sommet du pouvoir. -Oui. Selon les informations du Jérusalem Post, deux camps s'affrontent aujourd'hui en Iran. D'un côté les partisans du dialogue, Massoud Pezeshkian et Abbas Araghchi, ils n'ont rien de modéré, mais on peut les considérer comme des pragmatiques. De l'autre, les durs parmi les durs, avec Ahmad Vahidi, le nouveau commandant en chef des Gardiens de la Révolution, et Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement, mais qui a fait toute sa carrière au sein des Gardiens. Eux sont partisans d'une approche beaucoup plus intransigeante, poursuivre la guerre, sanctions ou pas sanctions, ne rien lâcher. Et la chaîne israélienne Channel 14 rapporte même un échange très tendu en coulisses ces derniers jours entre le président iranien, qui demandait officiellement à être impliqué dans les négociations avec les Etats-Unis. 'Sans un accord rapide, toute notre économie s'effondrera en 3 semaines', indique-t-il à son interlocuteur. Réponse sans détour de Vahidi : 'C'est précisément pour cela que vous ne pouvez pas être impliqué, vous céderiez tout pour un accord'. De quoi déclencher la colère, voire le désarroi du président iranien : 'Je me sens retenu comme un otage', aurait-il déclaré. 'Je suis incapable de démissionner. Je ne peux pas prendre mes propres décisions. Tout ce que je peux faire, c'est lire un texte qu'on me donne'. »
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