Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Le contraste est saisissant. D'un côté, le secrétaire américain à la Défense, ou encore plus juste le ministre de la Guerre, Pete Hegseth multiplie les références chrétiennes pour accompagner l'effort de guerre contre l'Iran. De l'autre, le pape Leo XIV, premier pontife américain, met en garde contre toute utilisation du nom du Christ pour justifier la violence et répète ses appels à la désescalade au Moyen-Orient. Au Pentagone, Hegseth a récemment présidé un service chrétien au cours duquel il a prié pour que « chaque tir atteigne sa cible » et pour une « violence d'action écrasante contre ceux qui ne méritent aucune miséricorde ». L'Associated Press rapporte aussi qu'il avait, quelques jours plus tôt, appelé les Américains à prier pour les militaires « au nom de Jésus-Christ », dans un contexte où la guerre avec l'Iran nourrit déjà une forte controverse aux Etats-Unis. ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Face à cette rhétorique, le Vatican défend une ligne radicalement différente. Le 29 mars, lors de la messe des Rameaux, le pape Leo XIV a déclaré que Jésus, « Roi de la paix », ne pouvait être utilisé pour justifier aucune guerre. Il a ajouté que Dieu rejette les prières de ceux qui font la guerre et ont « les mains pleines de sang », dans des propos interprétés comme une critique très claire des justifications religieuses données au conflit en cours. Le souverain pontife n'a cessé depuis de plaider pour une solution politique. Le 31 mars, il a appelé Donald Trump et l'ensemble des dirigeants mondiaux à « revenir à la table » et à chercher des solutions par le dialogue, en disant espérer une réduction des bombardements et de la violence. Le Vatican souligne ainsi, à l'approche de Pâques, que la priorité doit être celle d'une trêve, de la protection des civils et d'un apaisement régional. Cette même ligne a été réaffirmée le 3 avril lors d'un entretien téléphonique entre le pape et le président israélien Isaac Herzog. Selon Vatican News, les deux hommes ont évoqué la nécessité de rouvrir tous les canaux possibles de dialogue diplomatique afin de mettre fin au conflit et de parvenir à une paix « juste et durable » dans l'ensemble du Moyen-Orient, avec une attention particulière portée au respect du droit international humanitaire et à la protection des populations civiles. Au-delà de la seule séquence politique, cette divergence met en lumière deux visions incompatibles du rôle de la religion dans la guerre. Là où Hegseth assume une lecture très offensive, mêlant foi évangélique et langage militaire, Leo XIV insiste au contraire sur un christianisme de paix, de retenue et de dialogue. Dans le climat actuel, cette opposition dépasse la symbolique : elle révèle une fracture grandissante entre la rhétorique guerrière de Washington et l'approche morale défendue par le Vatican. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!