Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Même en cas de réouverture du détroit d'Hormuz, le marché du carburant aérien ne reviendra pas rapidement à la normale. C'est l'avertissement lancé ce mercredi 8 avril 2026 par Willie Walsh, directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA), qui estime que les approvisionnements en kérosène pourraient mettre plusieurs mois à se rétablir après les perturbations provoquées par la guerre contre l'Iran. ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Selon Reuters, Willie Walsh a expliqué que la reprise des flux de brut ne suffirait pas à rééquilibrer immédiatement le marché, en raison des dégâts et des perturbations qui affectent les capacités de raffinage au Moyen-Orient, une région clé pour l'approvisionnement mondial en produits raffinés, dont le kérosène. Il a souligné que, même si les prix du pétrole brut devaient reculer, le coût du carburant aérien resterait probablement à un niveau élevé pendant un certain temps. Cette mise en garde intervient alors que le brut est repassé sous les 100 dollars le baril après l'annonce d'un cessez-le-feu temporaire de deux semaines entre Washington et Téhéran, conditionné à une réouverture immédiate et sûre du détroit d'Hormuz. Ce passage stratégique transporte habituellement environ un cinquième du commerce mondial de pétrole, ce qui explique pourquoi sa fermeture a provoqué une onde de choc sur l'ensemble des marchés énergétiques. Dans le secteur aérien, les effets se font déjà sentir. Reuters rapporte que plusieurs compagnies asiatiques ont réduit certaines liaisons, embarqué davantage de carburant depuis leurs aéroports d'origine ou ajouté des escales techniques pour se ravitailler, afin de faire face à la tension sur le kérosène. L'industrie subit en parallèle une envolée des coûts, dans un contexte où les prix du carburant aérien ont déjà fortement progressé depuis le début du conflit. Les marchés les plus exposés sont, à ce stade, les pays importateurs à revenu plus modeste. Willie Walsh a cité notamment le Vietnam, le Myanmar et le Pakistan, touchés de plein fouet par le resserrement de l'offre, alors que la Chine et la Thaïlande ont suspendu leurs exportations de kérosène et que la Corée du Sud les a plafonnées au niveau de l'an dernier. Cette contraction des flux régionaux accentue la pression sur les compagnies aériennes déjà confrontées à des coûts d'exploitation en hausse. Le patron de l'IATA estime toutefois qu'une détente reste possible si le pétrole brut recommence à circuler normalement. Il juge que des capacités de raffinage demeurent disponibles et qu'elles pourraient être remobilisées, notamment en Asie, pour relancer la production de carburants raffinés. Mais cette reprise, prévient-il, demandera du temps. Les marges de raffinage actuellement élevées pourraient encourager une hausse de la production de kérosène, sans pour autant permettre un retour rapide à la situation d'avant-guerre. L'analyse publiée début mars par IATA Economics allait déjà dans ce sens. L'organisation soulignait que le conflit au Moyen-Orient avait mis en lumière la forte vulnérabilité du marché mondial du kérosène face aux chocs géopolitiques, en particulier pour les régions très dépendantes des flux maritimes et des exportations du Golfe. Le message envoyé aujourd'hui est donc clair : même si la crise militaire s'apaise, la normalisation du carburant aérien sera nettement plus lente que celle du pétrole brut. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!