Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Le chef de l'Eglise catholique, Pape Léon XIV, est sorti de sa réserve pour répondre directement aux critiques du président américain Donald Trump, dans un contexte de tensions politiques et religieuses croissantes liées à la guerre en Iran. Dans un message publié mardi sur son compte officiel sur la plateforme X, le souverain pontife a dénoncé fermement les dérives du monde actuel, affirmant que « Dieu n'est pas avec les tyrans, ni avec les orgueilleux », mais qu'il se tient du côté « des humbles et es plus faibles ». ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Une réponse directe à une attaque politique Cette prise de position intervient après une série d'attaques lancées par Donald Trump à l'encontre du pape, à la suite des critiques de ce dernier sur la guerre déclenchée le 28 février contre l'Iran. Le président américain avait notamment accusé le pape d'être « indulgent face à la criminalité » et « désastreux en politique étrangère », allant jusqu'à affirmer qu'il considérait acceptable que l'Iran accède à l'arme nucléaire. Des accusations rejetées implicitement par le Vatican. Dans un geste qui a suscité une vive polémique, Donald Trump a également diffusé une image le représentant sous les traits du Christ, alimentant les critiques sur l'instrumentalisation religieuse dans le débat politique. Une critique du détournement du religieux Dans son message, le pape Léon XIV a adopté un ton à la fois spirituel et politique, mettant en garde contre l'usage du religieux dans les conflits. Lors d'une prière collective à la basilique Saint-Pierre dimanche dernier, il avait déjà appelé à mettre fin à la guerre, dénonçant « l'utilisation du nom de Dieu dans des discours de mort » et appelant à « cesser l'adoration du pouvoir, de l'argent et de la force ». Le souverain pontife a insisté sur le fait que la mission de l'Eglise repose sur des valeurs de paix, d'amour et de service, en opposition aux logiques de domination et de confrontation. Selon les autorités iraniennes, le conflit aurait déjà fait plus de 3 000 morts depuis son déclenchement, illustrant l'ampleur de la crise humanitaire en cours. Des tensions élargies au sein du camp occidental La polémique ne s'est pas limitée aux relations entre Washington et le Vatican. Donald Trump a également pris pour cible la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, l'accusant de « manque de courage » après son soutien public au pape. Cette réaction intervient alors que l'Italie a refusé d'autoriser le ravitaillement de certains avions américains engagés dans les opérations liées à la guerre contre l'Iran depuis la Sicile. Ce revirement marque un tournant dans les relations entre Donald Trump et Giorgia Meloni, jusque-là considérée comme une alliée politique proche. Une guerre sous trêve fragile Le conflit, déclenché le 28 février, a connu une accalmie temporaire avec l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines, entré en vigueur récemment. Toutefois, les tensions restent vives, et les accusations entre les parties persistent. Les Etats-Unis et Israël continuent d'accuser l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, une accusation rejetée par Téhéran, qui affirme le caractère pacifique de son programme. Dans ce climat incertain, la prise de parole du pape Léon XIV s'inscrit comme un appel à la retenue et à la responsabilité, face à une escalade qui dépasse désormais le cadre strictement militaire pour toucher aux sphères politiques, religieuses et symboliques. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!