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Trump se tire une dernière balle dans le pied, il scie la dernière branche qui le retenait…
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026


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L'édifice présidentiel américain n'a jamais chancelé à ce point, même quand George W. Bush présidait à ses destinées. Il ne nous est pas difficile de dire que Donald Trump est sans aucun doute le pire président de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique, à tous les niveaux. 250 ans de démocratie pour en arriver à ce naufrage moral, politique et maintenant religieux. Président iconoclaste, voire même erratique, pourquoi pas après tout, parfois il le faut pour bousculer les pesanteurs, réformer un pays à marche forcée et impulser les changements qui s'imposent. Mais de là à atomiser ce que les gens ont de plus cher, de plus précieux, de plus sacré, c'est un pas qu'aucun président n'avait osé franchir avant Trump.
Même Tucker Carlson et d'autres ténors MAGA l'ont lâché
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Même ses plus farouches partisans, dont le célèbre journaliste Tucker Carlson et de grands influenceurs de la sphère MAGA, ne le suivent plus et le disent publiquement. Beaucoup se sont tus quand le républicain a commencé à atomiser la justice, à émietter le socle sur lequel reposent la démocratie et l'Etat de droit. Ils se disaient peut-être que ce sont là les « petits » dégâts collatéraux de la pulsion révolutionnaire, qu'il faut se focaliser sur la finalité, etc. L'inquiétude a commencé à poindre quand Trump a entrepris de saborder le lien transatlantique, de se couper de ses alliés européens pour tailler sa route. Qui l'a mené au bourbier iranien.
Il est devenu un président dangereux, pour son pays et pour l'humanité entière. Il n'a aucune limite, il est totalement dénué de surmoi et les seuls garde-fous qui le lestent sont ceux qui lui sont imposés par la force, comme le font en ce moment même les Mollahs iraniens. S'il y a deux choses qui mettent d'accord tous les Américains c'est Dieu et le Dollar, les deux sacro-saints 'D'. Pour le Dollar Trump signe tout de suite, il ne jure que par le profit, même les plus douteux ; pour Dieu c'est une toute autre histoire...
Si vraiment il croyait au Seigneur il ne se permettrait jamais de fouler au pied la première institution qui parle en son nom, la boussole de tous les chrétiens du monde : le Vatican. Est-ce que Trump a pensé aux croyants qui ont voté pour lui avant de tirer dans les jambes de la plus haute autorité de l'Eglise catholique, le pape Léon XVI, qui plus est un Américain ? Certainement pas, il n'y a pas réfléchi une seconde, exactement comme tous les paramètres qu'il a laissés de côté dans sa folle guerre en Iran.
Ce que lui reproche justement le pape c'est d'avoir mis le monde au bord du précipice pour de mauvaises raisons, en suivant les passions mauvaises (volonté de puissance, instinct de domination, appât des gains ou simplement pulsions meurtrières) qui ont fait dérailler tant de sociétés par le passé. Ce que Trump reproche au pape c'est de lui avoir dit ses vérités, de lui avoir jeté à la face sa responsabilité historique devant Dieu et les hommes. Des choses qu'on doit dire à l'homme le plus puissant de la planète, pour justement lui éviter le délire de toute-puissance.
C'est ce travers qui a fait déraper Trump : il s'est grimé en Jésus Christ, en sauveur des âmes et guérisseur des souffrances physiques. Il a osé. C'est son premier sacrilège. Le deuxième a été de poster ce cliché ahurissant sur son réseau social, en pensant qu'il pouvait recueillir l'adhésion de ses partisans catholiques. Quand on vous disait que ceux qui se soucient de la santé mentale du président ont raison. Face au tollé au sein des partisans du républicain il a vite retiré ce montage qui en dit long sur le naufrage de la plus haute institution américaine.
Le président est aidé dans cette funeste entreprise par son vice-président J.D. Vance, qui lui aussi s'est découvert une vocation chrétienne dans le tard. « Un converti ». Mais ne nous leurrons pas, Vance n'a aucune conviction. Durant la pré-campagne électorale il était le plus fervent adversaire de Trump, au même niveau que le chef de la diplomatie Marco Rubio. Ils l'ont traité de tous les noms. Ils se sont mués en fervents soutiens, jusqu'à défendre l'indéfendable, même quand il s'est agi d'aller guerroyer en Iran alors que tous les généraux disaient que ce serait un désastre.
C'est ce même Vance qui épaule Trump dans sa croisade contre le Saint-Siège. Il a demandé publiquement au pape Léon de s'occuper de la veuve et de l'orphelin, de faire du social et de laisser la politique à celui qui la maitrise : le président américain. Ça se saurait si Trump connaissait son affaire. Ce que le pape fait c'est ce qu'ont fait tous ses prédécesseurs : François, Benoît XVI et Jean-Paul II. C'est cela l'essence même de cette institution, éclairer les hommes et le monde. Et l'humanité en a sacrément besoin en ce moment.
Mais cette lumière seuls les bons chrétiens peuvent s'en imprégner, pas Trump. Pas le président qui aurait sans doute été condamné à la prison ferme si son retour à la Maison Blanche ne l'avait pas sauvé in extremis. Personne n'a oublié ses histoires scabreuses avec une star de films pornographiques et ses infractions fiscales. C'est cet homme qui prétend croiser le fer avec la vertu incarnée, le pape Léon XIV. Trump préfère écouter les religieux qui soufflent à son oreille qu'il a été missionné pour détruire des pays.
Le coup de semonce d'un éminent politologue français
Ce que le pape a dit au président américain c'est ce que l'éminent politologue français Bruno Tertrais a dit sur le plateur de « C Dans L'air« , sur France 5 : « Ce qui s'est passé aujourd'hui est exceptionnel. D'abord parce que pour la première fois depuis très longtemps Donald Trump s'est cru obligé de reculer. Donald Trump ne recule jamais. Deuxièmement il faut de bonne heure pour perdre Giorgia Meloni quand vous êtes euh.. quand vous êtes l'administration américaine actuelle.
Et tout ça pourquoi ? Pour les raisons qui ont été exposées, mais je vais encore aller plus loin : Dans une certain nombre d'Etats américains le vote catholique, parce que c'est un vote qui est effectivement la plupart du temps républicain, que ce soit comme on dit aux Etats-Unis, je ne prends pas à mon compte cette terminologie américaine cette... cette définition les catholique blancs sur une terminologie américaine, ou les catholiques latinos dans certains Etats...
Et bien il y a certains Etats en balance pour les élections à la Chambre des représentants euh... où là qui pourraient faire la différence. Donc je crois que c'est essentiellement pour des raisons de politique intérieure que ce recul a lieu. Et finalement Donald Trump qui pensait gagner l'épreuve de force avec le régime iranien, qui pour l'instant ne la gagne pas, c'est plutôt le régime iranien qui gagne, il est aussi en train de perdre une autre épreuve de force à as bruit, beaucoup plus discrète, qui est l'épreuve de force avec le pape.
Et vous savez les papes ça peut changer le monde. A la fin des années le pape Jean-Paul II c'est quand même lui qui a eu un impact sur l'encouragement considérable des Polonais à défier le régime communiste. Et Jean-Paul II n'a pas été pour rien je pense dans la séquence qui a mené à l'ouverture de l'Union. Donc c'est extrêmement intéressant ce qui est en train de se passer, parce que même s'il ne va pas le faire ouvertement, euh... le pape Léon XIV est en train de devenir peut-être le seul grand adversaire universel de Donald Trump« .
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