Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Selon une enquête du Wall Street Journal, le président américain Donald Trump a rejeté l'idée d'envoyer des troupes pour prendre le contrôle de l'île iranienne de Kharg, pourtant considérée comme un objectif stratégique majeur dans le Golfe. D'après des sources au sein de l'administration américaine, cette décision s'explique d'abord par une crainte assumée de pertes humaines. Malgré les assurances de certains responsables militaires quant au succès de l'opération, Trump a estimé que le coût potentiel en vies américaines serait "inacceptable", allant jusqu'à considérer que les soldats déployés pourraient devenir des "cibles faciles". ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l\\'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Ce positionnement s'inscrit dans une sensibilité personnelle du président face à l'engagement militaire direct. Toujours selon les mêmes sources, Trump reste marqué par les conséquences politiques de certaines opérations passées, notamment l'échec de Iran hostage crisis sous la présidence de Jimmy Carter, qu'il a lui-même évoqué récemment comme un exemple de fiasco ayant coûté une élection. Une stratégie basée sur la pression plutôt que sur le terrain Plutôt que d'opter pour une intervention militaire classique, Trump aurait volontairement adopté une communication jugée "provocatrice et imprévisible" afin de pousser l'Iran à revenir à la table des négociations. Des responsables américains cités par le journal indiquent que certains messages, notamment ceux menaçant "la fin de la civilisation iranienne", n'étaient pas planifiés dans le cadre de la stratégie officielle de sécurité nationale. Ils auraient été rédigés de manière spontanée, avec une intention claire : créer un effet de choc et instaurer un climat d'incertitude côté iranien. Trump aurait même cherché à apparaître "instable et déroutant", estimant que ce type de langage pouvait être compris par ses interlocuteurs. Frustration face à la fermeture du détroit d'Ormuz Parallèlement, la fermeture du détroit d'Ormuz a constitué un tournant dans la gestion de la crise. Ce passage stratégique, par lequel transite près de 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole, a vu son trafic fortement perturbé après le début des frappes. Selon les sources du Wall Street Journal, Trump et ses conseillers ont été surpris par la rapidité avec laquelle la circulation maritime a été paralysée, le président allant jusqu'à s'inquiéter de la vulnérabilité du détroit, qu'il estime pouvoir être bloqué par des moyens relativement simples comme des drones. Le président américain a également exprimé son agacement face à la réticence des alliés européens à s'engager dans l'opération militaire. Il aurait notamment critiqué le manque de soutien de l'OTAN et ironisé sur le président français Emmanuel Macron, tout en reprochant au Premier ministre britannique Keir Starmer sa lenteur à autoriser l'utilisation de bases militaires britanniques. Entre ambitions globales et contraintes économiques En toile de fond, Trump voyait dans une victoire contre l'Iran une opportunité de redéfinir l'équilibre mondial, un objectif qu'il n'avait pas réussi à concrétiser lors de son premier mandat. Mais cette ambition s'est rapidement heurtée aux réalités économiques. La fermeture du détroit d'Ormuz a suscité des inquiétudes majeures dans le secteur énergétique, avec une hausse des prix du pétrole plus forte que prévu. Face à ces pressions, le président oscillait entre poursuite de l'escalade et recherche d'une issue diplomatique. Fin mars, il aurait ainsi demandé à son équipe de trouver une voie pour relancer les négociations. Une trêve de deux semaines a finalement été instaurée le 8 avril entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran, après des discussions tenues à Islamabad, sans toutefois aboutir à un accord durable. Dans la foulée, Téhéran a renforcé ses restrictions dans le détroit d'Ormuz, tandis que Washington intensifiait la pression en imposant un blocus sur les ports iraniens et les navires transitant dans la zone. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!