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Tunisie: L'attaque de salafistes contre la maison des jeunes de Bizerte vue par le journal libanais “L'Orient-Le Jour”
Publié dans Tunisie Numérique le 17 - 08 - 2012

L'attaque perpétrée, jeudi soir par un groupe présumé de salafistes contre la maison de jeunes qui abrite un festival sur Al-Qods auquel ont assisté des personnalités palestiniennes et libanaises dont Samir Kantar, a provoqué un grand remous au niveau de la scène nationale et a eu un grand écho à l'étranger notamment au Liban. Voici ci-dessous l'article écrit par le journal libanais “L'Orient-Le Jour”:
Contre la venue du Libanais Samir Kantar, les salafistes tunisiens sortent les sabres
Cinq personnes ont été blessées, des artistes dénoncent la “complicité” du gouvernement, dominé par les islamistes.
Des militants islamistes fondamentalistes tunisiens ont attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi le festival de Bizerte (nord) faisant cinq blessés, la troisième offensive en trois jours, selon les autorités et des témoins.
“A la Maison de la Jeunesse à Bizerte, environ 200 personnes affiliées au courant salafiste ont utilisé la violence pour empêcher une manifestation organisée par des associations à l'occasion de la”Journée de Jérusalem” pour dénoncer la présence de certains invités arabes”, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
Le ministère a précisé être intervenu, dispersant les assaillants à l'aide de gaz lacrymogène et arrêtant quatre d'entre eux.
Ces salafistes étaient armés de sabres et de bâtons, ont dit deux des organisateurs, Khaled Boujemma et Slahedine Masri, interrogés par la radio Mosaïque. Selon Béchir Ben Chérifia, secrétaire général de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme, la police a attendu une heure avant d'intervenir et de disperser le groupe.
D'après ces témoins, les militants protestaient contre la présence de Samir Kantar, un militant du Front de libération de Palestine (FLP) qui a passé près de trente ans dans les prisons israéliennes avant d'être libéré en 2008 dans la cadre d'un échange avec le mouvement libanais chiite Hezbollah.
Ces derniers jours, les salafistes tunisiens sont repassés à l'offensive contre des évènements culturels, bloquant des spectacles jugés contraires à l'islam.
Si ces actions n'ont pas dégénéré en violences, comme en juin lorsque des fondamentalistes attaquaient une exposition d'art près de Tunis, des militants ont empêché la tenue d'au moins trois manifestations en dix jours en pleine saison de festivals et de jeûne du ramadan.
Le 6 août, le responsable du festival de Gboullat, dans la région de Béja (nord), annonçait l'annulation de l'évènement en raison de pressions, notamment de “salafistes”.
Mardi soir à Menzel Bourguiba (nord), d'autres islamistes radicaux ont bloqué la scène sur laquelle le célèbre comique Lofti Abdelli, qu'ils accusent d'offense à l'islam, devait jouer son spectacle “100% halal”.
Le lendemain, c'est à Kairouan (160 km au sud de Tunis) que les membres du groupe iranien Mehrab sont empêchés de se produire au Festival international de musique sacrée et soufie. Leur méfait : être chiites, ce qui est une atteinte au sacré selon des fondamentalistes sunnites.
Déjà fin juillet, la direction du festival de Sejnane avait annulé cet évènement après que des salafistes l'ont interrompu, le jugeant inacceptable en période de ramadan.
Aucun mouvement radical n'a diffusé de revendication, et le principal, Ansar Al Charia (les partisans de la charia), refuse tout contact avec les médias étrangers.
Les forces de l'ordre qui ont dispersé sans ménagement les mouvements sociaux ces dernières semaines se sont montrées plutôt discrètes, n'annonçant aucune interpellation.Dès lors, certains soupçonnent de complicité les islamistes du parti au pouvoir, Ennahda. “On laisse faire les salafistes”, s'est ainsi emportée Leïla Toubel, célèbre dramaturge tunisienne.
Le ministère de l'Intérieur, n'a pas commenté ces accusations, indiquant simplement qu'un communiqué était en préparation.
Ennahda était déjà dans la ligne de mire de défenseurs des droits de l'Homme pour avoir déposé un projet de loi punissant de prison ferme l'atteinte au sacré. Nombre d'observateurs considèrent que ce texte constitue une atteinte à la liberté d'expression et de création. L'opposition et la société civile ont aussi a maintes reprises critiqué le manque d'empressement des autorités à sévir contre les salafistes.
Le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi avait expliqué en juillet chercher le dialogue avec cette mouvance afin que la Tunisie ne retombe pas dans “l'oppression, la torture, l'emprisonnement” qui caractérisaient le régime du président déchu Zine el Abidine Ben Ali. “Les chasser et les pourchasser ne fera qu'augmenter leur exclusion et radicaliser leur engagement”, jugeait-il.


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