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Le chat noir à la Maison Blanche
Publié dans Tunisie Numérique le 27 - 01 - 2017

A peine investi, Donald Trump, tout aussi fracassant et atypique que lors de sa campagne électorale, frappe vite, fort et dur comme pour marquer non seulement son territoire mais également les esprits. Juste une semaine à la Maison Blanche et voilà qu'il creuse l'écart de la division des américains sur son projet, si jamais il en a un. Le bureau ovale n'est plus un siège de stratégie mais bel et bien une base de missiles de croisière. Ses premières décisions sont des torpilles politiques de rupture. Tout son programme, du moins dans l'immédiat, tient en un seul mot : Déconstruire l'héritage Obama. Il a inauguré son mandat présidentiel en prenant, dans la précipitation, trois mesures chocs à forte charge symbolique.
Premièrement, le jour même de son investiture, il a signé son premier décret abrogeant la réforme de l'assurance maladie, la loi Affordable Care Act, plus connue par « Obamacare », que son prédécesseur a obtenue de haute lutte et dont il a fait le fleuron de sa politique durant huit années de présidence dans la mesure où le nouveau système a permis à environ 20 Millions d'américains, notamment les catégories sociales les moins nanties, de bénéficier d'une couverture maladie. Le comble c'est que Donald Trump ne propose aucun projet alternatif de remplacement, restant dans les slogans et les perspectives. Peut-être qu'à ses yeux, l'objectif obsessionnel de réduire en cendres les acquis d'Obama est plus gratifiant et important que la santé d'environ20 Millions d'américains.D'un trait, on dirait une revanche, il a effacé le principal motif de fierté de l'Administration Obama.Pour Donald Trump, la santé n'est nullement un droit.
Deuxièmement, son second décret porte sur le retrait des Etats-Unis du Traité de Libre-échange Transapacifique (TPP), pacte signé en 2015 par une douzaine de pays d'Amérique et d'Asie (Etats-Unis, Canada, Mexique, Chili, Pérou, Japon, Malaisie, Vietnam, Singapour, Brunei, Australie et Nouvelle-Zélande), après un long et rude processus de négociation étalé sur sept années et censé jouer deux rôles : D'abord, mettre en place la plus large zone de libre-échange (40% du commerce mondial). Ensuite être un contrepoids à la Chine, du moins pour Washington. Ledit retrait, que Donald Trump a considéré comme mesure phare durant toute sa campagne électorale, fauche d'un coup sec et brutal un instrument sur lequel Obama a misé et articulé la nouvelle politique commerciale américaine.
Cet Accord n'est pas encore entré en vigueur faute d'être ratifié par le Congrès américain. Certains pays asiatiques ont déploré le revirement de l'Administration Trump et, en guise de repli, ont lancé une offensive de charme envers la Chine pour convaincre Pékin de rejoindre le TPP en lieu et place de la partie américaine et ainsi sauver la pérennité du Traité. Dans la foulée,DonaldTrump envisage de renégocier l'Accord de Libre Echange Nord-Américain (ALENA), conclu avec le Canada et le Mexique. Donc, son orientation protectionniste et anti-multilatéraliste est bien claire. Il préfère le levier bilatéral, de son avis, plus propice à l'emploi.
Troisièmement, il a signé un décret contre l'avortement dont le texte interdit désormais le financement d'ONG internationales militant pour légaliser l'interruption volontaire de grossesse (IVG) ou pratiquant l'avortement. Ainsi, l'Arrêt « Roe V. Wade » que la Cour Suprême a adopté en 1973, légalisant l'avortement aux Etats-Unis, est en ligne de mire et son abrogation est à l'ordre du jour d'autant plus que Donald Trump compte nommer un juge ennemi juré de l'IVG à la tête de la Cour Suprême. Décision qui laisse comprendre que l'arrêt en question ne fera pas long feu et qui donne une idée sur la visée ultime de la nouvelle Administration en matière d'avortement. Etant signalé que le décret contre l'avortement n'est pas une première, l'idée étant initiée en 1984 par Ronald Reagan en vue d'appliquer ce genre de restrictions et annulé chaque fois que le président est démocrate et remis en vigueur avec les républicains. C'est Obama qui est le dernier président américain à en avoir suspendu les restrictions.
D'autres décisions ont été prises par Donald Trump en quelques jours.
En conclusion, les trois décrets susmentionnés montre la nette cassure que Donald Trump se démène à opérer par rapport à son prédécesseur et sa farouche volonté de stigmatiser et de détruire le legs et la politique d'Obama. En tout état de cause, le nouveau résident de la Maison Blanche n'a pas surpris, étant fidèle à ses promesses électorales. Il a choqué durant sa campagne et en fait de même durant sa présidence.
En un mot : Une culture de western et une politique à coups de fusil.


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