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Tunisie – Pourquoi ne font-ils rien contre les moustiques comme nous savions si bien le faire ?
Publié dans Tunisie Numérique le 10 - 06 - 2019

Il n'y a pas une ville ni un patelin, à travers le pays, où les riverains ne se plaignent pas des hordes de moustiques et de leurs terribles nuisances. Les gens n'en peuvent plus et n'arrivent ni à passer des soirées dehors ni même à dormir en se cloîtrant chez eux.
On dirait qu'on est, quelque part, en train de les punir ! Mais les punir de quoi ? Ils n'arrivent pas à trouver ce qu'ils auraient bien pu faire grave, pour être soient sanctionnés de la sorte. A part, peut-être d'avoir élu des incompétents et des ignorants pour les diriger. Auquel cas, ils devraient cesser de gémir et savourer les résultats de leurs choix.
Il ne peut s'agir que d'une punition générale, puisque rien d'autre ne pourrait expliquer l'inaction des autorités devant ce fléau. Car s'ils avaient voulu faire quelque chose ils auraient, très certainement réussi non seulement à réduire ces nuisances, mais à les anéantir carrément, puisque l'histoire toute récente de la Tunisie a montré que nous sommes capables de faire des miracles en matière de lutte contre les moustiques et que si nous le voulons, nous pouvons !
Du temps maudit de « la dictature », les services spécialisés ont acquis un savoir faire énorme dans le domaine. Les commissions nationales et régionales se réunissaient depuis l'hiver et étudiaient la situation bien à l'avance. Ils connaissaient les points noirs de chaque localité et procédaient à leur traitement de façon préventive. Ils draguaient les lieux de ponte des nuisibles, traitaient les zones susceptibles d'être affectées. Ils choisissaient même, après des tests et des recherches scientifiques, les pesticides à utiliser pour ne pas favoriser des résistances chez les moustiques. Il leur est même arrivé de « cultiver » des poissons dans les zone humides et lieux de ponte des moustiques, qui se sont régalés de leurs œufs et larves...
Et on en passe, des méthodes et du savoir faire des tunisiens en ce domaine. Mais, maintenant, il parait que ceux qui savaient le faire ne sont plus là ou alors, qu'ils ne veulent plus se casser la tête pour entreprendre quoi que ce soit. Les nouvelles "lumières" et les nouveaux responsables fraichement issus des grandes écoles d'Al Mornaguia, de Borj Erroumi et autres, ne peuvent que reconnaitre leur incapacité et leur incompétence.
La meilleure est venue du premier responsable de ce secteur, quand, au lieu de reconnaitre ses limites et essayer d'entreprendre quoi que ce soit, ne serait-ce que pour faire semblant de s'activer, n'a rien trouvé de mieux que de rejeter la responsabilité de ce fléau sur dame nature, en déclarant que s'il y avait autant de moustiques, c'était à cause des dernières précipitations qu'a connu le pays et qui a « effacé » leurs précédents efforts. Ne s'est-il pas dit que, du moment qu'il avait réussi à faire le nécessaire, il pouvait tout aussi bien le refaire. Et même s'il ne réussit pas à endiguer le fléau, qu'il s'active au moins pour le réduire et rendre le pays, un tant soit peu, vivable ?
Mais... Non ! Quand ont est incompétent et ignorant, on l'est, et on le reste ! Et tant pis pour tout le monde !
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