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Un piège "diabolique" que Kais Saied pourra difficilement éviter
Publié dans Tunisie Numérique le 28 - 02 - 2022

Ennahdha est un champ de ruines, et ce n'est certainement pas pour déplaire au chef de l'Etat, Kais Saied. Les nahdhaouis sont tellement aux abois qu'un de leurs ex-dirigeants s'est subitement mis à tresser des lauriers au président de la République, à le cajoler. Et que dire de cette discorde entre les ex-leaders, avec ces sons dissonants autour de la nécessité ou non de supplanter Ennadhda en créant un nouveau parti. Saied n'en demandait pas tant. Comme il ne s'attendait certainement pas à cette reddition – le mot n'est pas trop dort – d'Attayar, d'Al Joumhouri et de Ettakatol. Eux qui après déversé tout leur fiel sur le locataire du palais de Carthage lui demandent maintenant de parrainer leur initiative nationale. C'est sans doute le retournement de situation le plus spectaculaire depuis que le chef de l'Etat a mis la main sur tous les leviers du pouvoir, le fameux 25 juillet 2021. Reste à analyser les dessous de la capitulation de Mohamed et Samia Abbou, Issam Chebbi et compagnie…
"Je retourne ma veste toujours du bon côté (…). Je l'ai tellement retournée qu'elle craque de tout côté, à la prochaine révolution je retourne mon pantalon…". C'est le chanteur français Jacques Dutronc qui a déclamé ça dans un de ses tubes. Ce couplet colle parfaitement au revirement de l'opposition tunisienne, qui n'est pas à une contorsion près depuis le 14 janvier 2011. Il n'y a qu'à voir les rapports tourmentés des Abbou avec Ennahdha pour comprendre que les camps de la scène politique locale sont loin d'être figés. Que dire des atermoiements et reniements des frères Chebbi qui leur ont sans doute coûté une carrière politique qui pouvait être florissante s'ils avaient montré plus de constance dans leurs convictions et combats…
La constance, la fidélité à ses idéaux et principes, Kais Saied les a. On pourra épiloguer sur tout et même s'autoriser à lui dénier toutes les qualités mais pas le fait de tanguer sur ses causes. Reste à savoir comment il va se dépatouiller avec l'offre qui lui a été faite par ses opposants qui il y a peu le traitaient de tous les noms…
Sur le papier il y a de quoi exulter pour Saied. En effet quel meilleur carburant que cet aveu de faiblesse de l'opposition, laquelle dépose carrément les armes après un combat très court. Pour le chef de l'Etat qui doit parfois, seul dans son bureau, avoir du vague à l'âme et même douter – après tout c'est humain – avec toutes ces attaques, d'ici et depuis l'étranger, ça doit s'agiter dans sa tête. Pour la suite des événements – le combat contre les juges, le FMI, etc – ce cadeau que viennent de lui faire ses adversaires est très précieux…
Jusqu'au 17 février 2022 le Parlement français qualifiait le 25 juillet de "Coup de force institutionnel". Il est évident que cette sortie très inattendue de l'opposition est un formidable argument pour Saied auprès du partenaire européen. Nul doute que la proposition des adversaires du président de la République fera beaucoup plus d'effet auprès du Parlement européen que tout ce que fera et dira Saied…
Mais le revers de la médaille c'est ce que ça pourrait lui coûter sur le front intérieur. En effet l'occupant du palais de Carthage a bâti sa légende sur le rejet des partis politiques, leur négation même, quels qu'ils soient. Il le martèle depuis sa campagne électorale et les citoyens le lui ont rappelé le soir du 25 juillet. Comment leur expliquer, même au nom de la sacro-sainte unité nationale pour sauver le pays, qu'il doit tendre la main aux politiciens honnis, les mêmes qui ont causé tant de dégâts ?
Ghazi Chaouachi a raison d'anticiper le refus de Saied de parrainer leur projet national. L'opposition, qui n'a plus rien à perdre, dont la popularité tend vers zéro et qui n'a plus rien à marchander, a raison de mettre cette proposition sur la table. Le risque tout au plus est qu'elle soit rejetée par le chef de l'Etat. Et là les opposants pourront toujours continuer à crier en Europe et aux USA tout le mal qu'ils pensent de Saied. Si ce dernier accepte, tant mieux pour eux, ce sera une façon de revenir par la fenêtre après avoir été éjectés par la porte. On verra comment Saied va se sortir de ce piège "diabolique"…
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