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Etat palestinien : l'Europe ouvre la boîte de Pandore dès ce 28 mai, échec et mat pour Netanyahou
Publié dans Tunisie Numérique le 22 - 05 - 2024

De toute évidence la guerre au Proche-Orient, entre Israël et le Hamas, fera bouger les lignes, ce que des décennies de sempiternelles négociations n'ont pas pu faire. De ce chaos sanglant sortira une réalité qui s'imposera à tous et que l'Etat hébreu met sous le tapis depuis 75 ans, avec quelques inflexions à minima sous les gouvernements travaillistes : Israël n'aura jamais la paix tant que sa voisine, la Palestine, ne l'aura pas ; les Israéliens ne dormiront jamais sur leurs deux oreilles tant que les Palestiniens n'auront pas recouvré tous leurs droits, leurs terres et un Etat digne de ce nom. Une fois que tout le monde l'aura admis on pourra avancer, enfin.
Washington s'y prépare depuis novembre 2023 et le président Joe Biden l'a clairement dit, à plusieurs reprises. Mais voilà, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'y refuse catégoriquement. Cet entêtement le balayera. En Europe la cause palestinienne s'impose de plus en plus, dans le fracas des bombes larguées par Tsahal. Ce mercredi 22 mai une kyrielle de pays européens ont fait savoir qu'ils reconnaîtront l'existence d'un Etat palestinien dès le 28 mai.
C'est le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, qui a ouvert le bal ; il a été vite rejoint par les Premiers ministres irlandais et espagnols, Simon Harris et Pedro Sanchez. "Le gouvernement a décidé de reconnaître l'Etat de Palestine", a asséné le chef du gouvernement norvégien devant la presse à Oslo. Il a ajouté que la mesure sera officielle à partir du 28 mai. Støre ne s'est pas arrêté là, il a émis "un appel fort" en direction d'autres pays pour qu'ils suivent son sillage.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, un des plus fervents défenseurs des Palestiniens, a avancé la même date pour la reconnaissance de l'Etat palestinien. "Mardi prochain, le 28 mai, l'Espagne adoptera en conseil des ministres la reconnaissance de l'Etat palestinien", a-t-il affirmé devant la presse ibérique. Sánchez aussi en a rajouté une louche en accusant Netanyahu de mettre "en danger" la solution à deux Etats avec sa stratégie de "douleur et de destruction" dans la bande de Gaza.
Le Premier ministre irlandais a embrayé : "Aujourd'hui, l'Irlande, la Norvège et l'Espagne annoncent que nous reconnaissons l'Etat de Palestine", en saluant un "jour historique et important pour l'Irlande et pour la Palestine."
Comme on pouvait s'y attendre Israël éructe, fulmine et menace de ses foudres ces preux Européens. Tel-Aviv n'a toujours pas compris que le vent de l'histoire tournera, inexorablement. De toute façon pour Netanyahu les carottes sont cuites, depuis longtemps, c'est la guerre qui prolonge son sursis. Peut-être que le Hamas ne survivra pas à l'attaque du 7 octobre et sa liquidation n'empêchera pas les leaders arabes de dormir; mais le Premier ministre israélien lui aussi ne survivra pas à ses erreurs fatales et aux dizaines de milliers de morts à Gaza.
Ce n'est pas Netanyahu qui a réagi à la bravade des Européens, qui ne fait que commencer (en attendant l'Afrique et le reste du monde), c'est le ministère israélien des Affaires étrangères. Il a rappelé "pour consultations" ses ambassadeurs en Irlande et en Norvège. "Aujourd'hui, j'envoie un message clair à l'Irlande et à la Norvège : Israël ne restera pas silencieux sur cette question", a clamé le chef de la diplomatie israélienne, Israël Katz, dans un communiqué…
"Après que l'organisation terroriste Hamas a perpétré le plus grand massacre de juifs depuis la Shoah, après avoir commis les crimes sexuels les plus horribles que le monde ait connus, ces pays ont choisi de récompenser le Hamas et l'Iran et de reconnaître un Etat palestinien", dénonce Katz.
Les crimes qu'il pointe sont sans doute vrais, c'est indéniable, mais il omet sciemment de souligner la responsabilité de décennies de colonisation, de brimades, d'assassinats, d'expropriations et d'humiliations quotidiennes dans l'assaut du 7 octobre en Israël. Le gouvernement d'extrême droite de Netanyahu, avec ses 6 partis soudés par le radicalisme et la haine viscérale des Palestiniens, ne reconnaîtra jamais rien, ne fera jamais rien pour la Paix. C'est ce qui le disqualifie pour la postérité. L'Histoire s'écrira sans lui…

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