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France : Après l'abaya, une « veste islamique » suscite tensions et débat dans un lycée
Publié dans Tunisie Numérique le 09 - 11 - 2024

En France, le lycée Jean-Jaurès de Montreuil a été le théâtre d'un nouvel incident lié aux tenues vestimentaires à connotation religieuse. Le mardi 5 novembre, une lycéenne en seconde a violemment réagi après qu'une enseignante lui a demandé de retirer sa veste longue, jugée similaire à une abaya.
L'incident, qui a entraîné une suspension provisoire de l'élève et une plainte de l'enseignante, suscite un vif débat sur les réseaux sociaux et relance la question des signes religieux à l'école.
Une remarque sur la tenue déclenche un incident
Selon les informations rapportées par Le Figaro, une enseignante d'EPS aurait demandé à l'élève de retirer sa veste longue, qu'elle portait par-dessus sa tenue de sport, en expliquant que celle-ci rappelait la forme d'une abaya, vêtement interdit dans les établissements publics depuis la rentrée de 2023. Ce vêtement a été décrit par certains médias comme une « veste islamique », déclenchant une polémique immédiate sur les réseaux sociaux.
L'élève aurait refusé d'obtempérer, affirmant qu'il ne s'agissait pas d'une abaya, mais d'une simple veste. La discussion a rapidement pris un tournant tendu, jusqu'à ce que l'élève crache au visage de son enseignante et la gifle, selon les témoins présents.
Suspension de la lycéenne et enquête en cours
À la suite de cet incident, l'établissement a pris une mesure conservatoire en suspendant la lycéenne jusqu'à son passage en conseil de discipline, prévu dans une dizaine de jours. En attendant, elle est interdite de fréquenter l'établissement. Le rectorat de Créteil a confirmé que la tenue en question n'était pas une abaya mais a évoqué une « connotation religieuse » sans donner de précisions supplémentaires.
L'enseignante, quant à elle, a déposé plainte au commissariat de Montreuil le lendemain des faits. Elle bénéficie d'un accompagnement psychologique et d'un arrêt de travail, tandis que ses frais de justice sont pris en charge par l'établissement.
Réactions et débat sur les réseaux sociaux
L'incident a déclenché de vives réactions en ligne. L'avocat Sefen Guez Guez a notamment publié sur la plateforme X (anciennement Twitter) : « Une veste islamique, c'est une veste portée par une Arabe ? », dénonçant ainsi l'association de la tenue avec une connotation religieuse.
De nombreux internautes se sont également interrogés sur la manière dont sont interprétées les tenues vestimentaires dans les établissements scolaires depuis l'interdiction des abayas.
Le cadre juridique des tenues à connotation religieuse dans les établissements publics
Depuis la rentrée 2023, le port de l'abaya est interdit dans les écoles, collèges et lycées publics en France. Cette interdiction, visant à préserver la laïcité dans les établissements scolaires, laisse cependant place à des interprétations parfois délicates. Dans ce cas précis, le rectorat a reconnu que la tenue n'était pas une abaya, mais a tout de même fait état d'une « connotation religieuse ». Ce manque de clarté dans la définition des tenues interdites pose question et soulève des débats autour de l'application des règles de laïcité à l'école.
Une enquête judiciaire ouverte
Suite à cet incident, le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour « violences sur personne chargée de mission de service public ». Cette qualification pourrait entraîner des poursuites judiciaires, si les faits sont confirmés.
La communauté éducative et les parents d'élèves suivent de près cette affaire, qui intervient dans un climat déjà sensible autour des signes religieux à l'école.
Un climat tendu dans les établissements scolaires
Cet incident s'ajoute à une série de tensions dans les établissements scolaires français depuis l'application de l'interdiction des abayas. Les établissements doivent désormais naviguer entre le respect des règles de laïcité et la prise en compte des choix vestimentaires des élèves, dans un contexte où chaque interprétation peut provoquer des réactions émotionnelles et sociales.
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