110 pertes dans le bataillon Golani : un bilan lourd Depuis le début du conflit en octobre 2023, le bataillon Golani, unité d'élite de l'armée israélienne, a perdu 110 soldats, un bilan supérieur à celui des autres brigades d'infanterie israéliennes. Ce chiffre, rapporté par le quotidien israélien Maariv, soulève de vives inquiétudes quant à la stratégie et à la discipline au sein de cette unité réputée. Des lacunes dans la discipline et la coordination Un rapport rédigé par le journaliste militaire Gabi Ashkenazi met en lumière des problèmes structurels au sein du bataillon Golani. Selon des officiers ayant combattu dans le nord d'Israël et à Gaza, les mors sont en grande partie dues à un manque de discipline et de coordination dans les opérations militaires. Un incident notable illustre ces lacunes : lors d'une mission de reconnaissance, des soldats ont été envoyés explorer une zone sans autorisation préalable, ce qui a entraîné un nombre important de morts. Parmi les blessés, un chef de compagnie grièvement touché et le chef d'état-major du bataillon blessé également. Des décisions militaires controversées Le rapport pointe également des décisions opérationnelles jugées "non réfléchies". Une de ces erreurs aurait consisté à introduire un civil, un archéologue israélien, dans une zone de combat, suscitant des interrogations sur d'éventuels objectifs politiques, notamment liés à la colonisation. Ces choix, considérés comme inexplicables par les analystes militaires, mettent en lumière un éventuel manque de préparation et de professionnalisme au sein de l'état-major du bataillon. Comparaison avec les autres brigades Les morts du bataillon Golani surpassent celles des autres brigades d'infanterie, telles que les parachutistes ou Nahal. Cette disproportion alarme les analystes et les officiers supérieurs, qui appellent à une enquête approfondie sur les causes de ces écarts. Un officier ayant participé aux combats a déclaré : "Toutes les brigades opèrent dans des conditions similaires, mais ces pertes massives révèlent un dysfonctionnement au sein de Golani". Un appel à une réforme en profondeur Le rapport souligne que la responsabilité ne se limite pas au commandement de Golani, mais s'étend à l'état-major israélien, y compris le chef d'état-major Herzi Halevi et le commandant du front nord, Ori Gordin. Ces responsables sont critiqués pour leur incapacité à maintenir la discipline et à coordonner efficacement les opérations. Le journaliste appelle à une révision complète des processus de prise de décision militaire en temps de guerre. Il insiste sur l'urgence d'introduire des réformes pour éviter la répétition de telles pertes dans de futures opérations. Une guerre aux conséquences politiques et stratégiques Au-delà des lacunes internes, le rapport mentionne la férocité et le courage de la résistance à Gaza et au Liban, où des tactiques sophistiquées ont piégé les soldats israéliens. Alors que les pertes continuent d'augmenter, les critiques s'intensifient envers les choix stratégiques et la gestion militaire. Les conclusions de ces enquêtes pourraient remodeler la politique militaire israélienne pour les années à venir. Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!