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Maroc-Israël : Un ingénieur écope de la prison ferme, Trump en demandera encore plus au Roi, jusqu'à l'explosion…
Publié dans Tunisie Numérique le 12 - 12 - 2024

C'est une affaire qui creusera davantage le fossé entre le pouvoir marocain, dépositaire des Accords d'Abraham (la normalisation avec Israël, actée en décembre 2020) et une rue largement acquise à la cause des Palestiniens. Des citoyens qui hésitent de moins en moins à manifester bruyamment contre les options de la monarchie, à militer, à boycotter. C'est ce qu'a fait Ismail Ghazaoui, un ingénieur agronome de 34 ans membre du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël (BDS). Sa bravade lui coûtera très cher…
Il a été condamné le 10 décembre 2024 à un an de prison ferme par le Tribunal correctionnel de première instance de Casablanca, rapporte le site marocain "Yabiladi". C'est le énième militant du mouvement BDS qui subit les foudres de la justice, juste parce qu'il a crié trop fort son opposition aux crimes de guerre massifs commis par l'armée israélienne à Gaza, un conflit auquel le Premier ministre refuse de mettre un terme parce que ça sert son agenda politique et judiciaire.
Ghazaoui était jugé pour «incitation à commettre des crimes», alors que son seul "crime" a été de participer à une manifestation de soutien au peuple palestinien et contre la normalisation avec Israël, projet dans lequel Rabat a été le premier à s'embarquer. Le militant avait été cueilli le 25 octobre 2024 sur la route le menant au consulat américain à Casablanca. Il avait prévu de prendre part à un sit-in pour fustiger l'appui aveugle des USA aux meurtres de civils à Gaza. L'homme avait été vite libéré après son arrestation.
Sauf que le 19 novembre dernier il est convoqué par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) de Casablanca, et là il est placé en garde à vue. Les choses s'emballent, le Procureur ordonne son incarcération. Le mouvement BDS crie à la «criminalisation du devoir humanitaire de soutenir les droits légitimes du peuple palestinien». Selon lui la condamnation à de la prison ferme est une «atteinte flagrante à la liberté d'expression et une tentative honteuse de faire taire les voix libres au Maroc».
Les déboires de Ghazaoui rappellent ceux de Saïd Boukioud, un activiste marocain anti-normalisation. L'addition avait été encore plus corsée pour Boukioud, il écopa de 5 ans de prison ferme en août 2023. Il avait été interpellé dès sa descente d'avion, avec sa famille, en provenance du Qatar où ils s'étaient exilés. Le militant était traqué pour des publications sur les réseaux sociaux dans lesquelles il pointait la normalisation avec Israël «d'une manière qui pourrait être interprétée comme une critique visant le roi», avait confié son avocat.
En avril 2024 Abderrahmane Azenkad, membre du Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation (FMSPCN), avait pris aussi 5 ans ferme pour avoir condamné sur les réseaux sociaux la normalisation avec Israël et la posture du Maroc sur les actes posés par l'Etat hébreu à Gaza. C'est ainsi que le royaume traduit son profond mal-être face à une problématique qui travaille la conscience de tous les pays arabes "frères de la Palestine"…
Les autorités marocaines se crispent, jusqu'à la déraison, autour des engagements qu'elles ont pris vis-à-vis de Tel-Aviv mais également leur devoir historique vis-à-vis des Palestiniens. Le Maroc est sans doute la nation arabe dont la situation est la plus inconfortable, parce qu'ici les citoyens se préoccupent vraiment du sort de la Palestine et osent clamer leur indignation. Les autres pays arabes, surtout ceux du Golfe, ne peuvent pas en dire autant.
Un ami du roi Mohammed VI, le célèbre écrivain Tahar Ben Jelloun, avait magnifiquement brossé l'inconfort du régime marocain face à ses obligations morales devant l'Histoire. C'était en février 2024, les choses ne se sont pas arrangées depuis. Le cousin germain du souverain marocain, entre autres sujets, a également évoqué le mois dernier la question brûlante du Pacte scellé avec l'Etat hébreu. L'homme qui est derrière ces Accords, Donald Trump, revient à la Maison Blanche le 20 janvier prochain. Il est évident que l'une des premières choses qu'il fera c'est compter les amis de son ami, Benjamin Netanyahu…
Washington en demandera encore plus aux "amis" d'Israël, toujours plus de gages de soutien à l'Etat hébreu, quels que soient ses crimes. Rabat sera pris en tenaille, encore plus, accentuant les risques d'implosion d'une société qui déjà n'en peut plus, pour des tas de raisons.

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