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Un grand ami de la Tunisie n'est plus
Publié dans Tuniscope le 20 - 02 - 2020

Grand homme de presse et grand ami de la Tunisie, Jean Daniel s'est éteint hier soir à l'âge de 99 ans.
Jean Daniel, né Jean Daniel Bensaïd le 21 juillet 1920 à Blida en Algérie et mort le 19 février 20201, est un écrivain et journaliste français.
Il est fondateur, en 1964, du Nouvel Observateur.
En 2011, il avait écrit :
De nombreux correspondants ont demande pourquoi j'ai donne à mon appel d'hier le titre "Nous sommes tous des Tunisiens". C'est simplement parce que j'ai voulu, et que veux toujours, faire sentir au peuple tunisien que nous sommes près de lui dans ce qu'il vient d'inaugurer et devant les menaces de ceux qui veulent confisquer leur révolution.
Je suis un homme âgé. Mais il y a deux choses qui me rajeunissent et dont je suis reconnaissant au sort qui m'a permis de les vivre : la première a été, avec Obama, l'arrivée d'un noir à la Maison Blanche, la seconde de voir mes amis fraternels inaugurer la première révolution du monde arabe. Avec Mendès France et Bourguiba, un Français juif et un Arabe laïc, la première phase de la décolonisation a été réalisée. C'est avec les accords de Carthage que tout a commencé. Aujourd'hui, c'est avec l'expulsion d'un despote qu'après avoir acquis l'indépendance, les Tunisiens ont l'ambition de la liberté.
On me demande pourquoi je ne dis pas tout cela à la radio ou à la télévision. La réponse est que mes confrères estiment que j'ai déjà une tribune dans le Nouvel Observateur et dans mon blog, qui a provoqué hier un flot de réactions imprévues. Mais je n'ai pas eu à refuser d'invitations parce que je n'en ai pas reçues. L'important est que je m'adresse à vous ici. Je n'ai pas l'intention de vous abandonner.
Alors qu'est ce qui est nouveau aujourd'hui ? Eh bien c'est que l'on veut ou salir ou discréditer ou confisquer la révolution du peuple tunisien en créant le chaos, en obligeant les gens à se défendre contre des milices et des escadrons de la mort dont ne sait pas quels sont leurs buts et pourquoi l'armée ne parvient pas à les maîtriser. Il y a même des exaltés fidèles à Ben Ali qui veulent le faire revenir avec l'aide du libyen Kadhafi. Les rumeurs vont toutes dans le même sens, à savoir que le nouveau gouvernement d'union nationale, même s'il obtient le soutien d'une armée qui serait à la fois unie et forte mais sans désirer le pouvoir, ne pourrait maintenir intactes les espérances du peuple, de la gloire de sa réputation dans toute la Méditerranée.
C'est-à-dire que c'est le moment où il faut être plus solidaires que jamais, plus attentifs, plus vigilants et même plus prêts à organiser la protection. Je voudrais bien être parmi mes amis tunisiens pour prendre ma part du risque dans les risques en cours. Déjà, notre mission consiste à dénoncer les rumeurs salissantes. On dit que le départ de Ben Ali a été organisé de manière très calculée par l'armée. Et alors ? Cela n'enlève rien au mérite du peuple. S'il s'est trouvé des généraux pour conseiller à Ben Ali de partir, c'est qu'ils avaient eu bien conscience de l'incapacité où se trouvait le président de reconquérir les faveurs ou même la tolérance du peuple.
Donc un seul mot d'ordre : restons ensemble pour le combat commun.


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