Un collectif de citoyens tunisiens ayant acquis des véhicules électriques et hybrides rechargeables en 2025, et qui n'ont pas pu bénéficier des nouveaux avantages fiscaux qui ont fait baisser certains modèles jusqu'à 40.000 DT, ont lancé récemment un appel aux autorités compétentes afin de « revoir les modalités d'application de la nouvelle loi » sur les véhicules hybrides, « introduire un mécanisme de rétroactivité couvrant l'année 2025 et permettre aux premiers adopteurs de bénéficier, eux aussi, de la réduction des taxes ». Ce collectif estime que « cette situation engendre une injustice manifeste », considérant qu'ils ont « fait le choix d'adhérer volontairement, et en avance, à l'orientation stratégique de l'Etat, en investissant dans des technologies nouvelles, souvent coûteuses, au prix de nombreux sacrifices personnels ». Il déplore que « la mise en application de cette loi s'est faite de manière rapide, sans période de transition ni mécanisme d'accompagnement du marché », ajoutant que ce qui est plus préoccupant encore, c'est « qu'elle n'a pas pris en considération les citoyens tunisiens ayant acquis des véhicules électriques ou hybrides rechargeables au cours de l'année 2025, y compris durant les derniers mois précédant son entrée en vigueur. »