Le virus du papillome humain (HPV) est responsable, en plus des cancers génitaux, de plusieurs autres types de cancers, notamment les cancers de l'oropharynx, des amygdales, du larynx et de la cavité buccale. En revanche, la vaccination contre le HPV permet de prévenir environ 90 % de ces cancers, selon les informations publiées sur la page officielle dédiée à la vaccination, lancée sous l'égide du ministère de la Santé. Propagation du virus et modes de transmission Selon une fiche d'information intitulée « La vaccination contre le virus du papillome humain : le vrai et le faux », élaborée par la Professeure Amna Neifar, professeure à la Faculté de médecine de Tunis et cheffe du service d'anatomopathologie à l'Institut Pasteur, 80 à 90 % des hommes et des femmes sont exposés au HPV au moins une fois au cours de leur vie. La transmission se fait principalement par contact cutané ou sexuel. Présence du virus dans l'environnement Le virus est également présent chez les jeunes enfants et leurs mères, ainsi que sur les mains d'environ 50 % des personnes. Il a été détecté dans la cavité buccale, ainsi que sur des surfaces et des tissus contaminés. Bien qu'environ 50 % des personnes infectées développent des anticorps, ceux-ci sont souvent insuffisants pour assurer une protection complète. La vaccination : le seul moyen de prévention efficace Un document du ministère de la Santé confirme que le vaccin est le seul moyen capable d'empêcher l'entrée du virus dans l'organisme, d'autant plus que le HPV peut rester latent pendant plusieurs années avant de s'activer ultérieurement. Des chiffres alarmants sur le cancer du col de l'utérus Les statistiques du ministère de la Santé indiquent qu'une femme est diagnostiquée chaque jour avec un cancer du col de l'utérus en Tunisie, faisant de cette maladie un enjeu majeur de santé publique. Sécurité du vaccin et réfutation des inquiétudes Le ministère de la Santé affirme que le vaccin est sûr, ayant été utilisé pendant plus de 20 ans sans qu'aucun effet secondaire grave n'ait été signalé. Il ne présente aucun risque pour la fertilité. À l'inverse, les interventions chirurgicales liées au cancer du col de l'utérus peuvent entraîner une infertilité. Intégration du vaccin dans le calendrier national Le 23 mars 2025, le ministère de la Santé a annoncé l'intégration du vaccin contre le HPV dans le calendrier national de vaccination. Depuis le 7 avril, le vaccin est administré aux filles scolarisées en sixième année de l'enseignement de base, dans les écoles publiques et privées. Les filles non scolarisées âgées de 12 ans peuvent également bénéficier de la vaccination gratuitement dans les centres de santé de base. Stratégie nationale pour l'élimination du cancer du col de l'utérus Cette stratégie nationale vise à : Vacciner 90 % des filles âgées de 15 anscontre le HPV d'ici 2030 Garantir un taux de dépistage de 70 % chez les femmes à partir de 30 ans Assurer un traitement adéquat à 90 % des femmes atteintes d'un cancer du col de l'utérus.