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Culture :
Le marketing à la rescousse des bibliothèques publiques tunisiennes
Publié dans WMC actualités le 30 - 05 - 2013

25,27% des Tunisiens seulement fréquent les bibliothèques publiques. Le chiffre obtenu grâce à une enquête réalisée, en 2010, par le bureau d'études Elka Consulting, donne toute la mesure des efforts à entreprendre en vue de réconcilier les Tunisiens avec leurs quelque trois cent-quatre-vingt bibliothèques publiques.
Mais comment s'y prendre? Le séminaire organisé par la Fédération nationale des Associations des Amis des Bibliothèques et du Livre, à Gabès, les 24, 25 et 26 mai 2013, sur le thème «Pour une stratégie nationale en vue de promouvoir les bibliothèques publiques et la lecture, avec le soutien de la direction de la lecture publique au ministère de la Culture, a essayé, et à défaut de trouver solutions à une réalité bien complexe, qui n'est pas du seul ressort des bibliothécaires, de réfléchir à la question.
Quoique partielle, la responsabilité des médias semble, de ce point de vue, engagée. Pour Mohamed Maâmri, directeur de la programmation à la RT (Radio Tunisienne), la radio publique, et chercheur en sciences de l'information et de la communication, le constat est vite établi aussi bien pour l'audiovisuel que pour la presse écrite. Cela se remarque au niveau des programmes dédiés aux livres: ils sont rares.
Côté contenu, le traitement n'est pas également au niveau des attentes: lenteur du rythme des émissions, superficialité, manque d'innovation... Et Mohamed Maâmri de plaider pour la mise en place d'une stratégie de communication pour assurer la promotion des bibliothèques publiques et de leur produit, le livre. Une stratégie qui emprunte la voie de la rigueur: étude du marché du livre, fixation des objectifs, conception des contenus, media planning,…
Peut-on faire l'économie des réseaux sociaux?
Même son de cloche auprès de Nourreddine El Haj Mahmoud, directeur de la coordination entre les chaînes de radio à la RT et enseignant à l'IPSI (Institut de presse et des sciences de l'information) de Tunis, qui a mis en exergue le rôle que peuvent jouer les réseaux sociaux (blogs, forums et Facebook, tweeter) dans la promotion du livre.
Cette quête de la promotion du livre ne peut faire l'économie d'un média aussi important (les réseaux sociaux) qui attire un peu plus que quatre millions et demi de personnes dans notre pays. Et Nourreddine El Haj Mahmoud de plaider en faveur d'un soutien à apporter aux différents utilisateurs d'Internet afin qu'ils inscrivent la promotion du livre dans leurs habitudes: échange d'informations et de commentaires sur le livre.
Facebook constitue un outil promotionnel, assure Mohamed Gontara, enseignant à l'IPSI, qui a présenté, pour sa part, l'éventail des instruments de communication à mettre au service des bibliothèques publiques: doter les bibliothèques de logos permettant de leur créer une identité visuelle, organisation d'événements, création du Prix de la meilleure bibliothèque…
Mais s'il est vrai que beaucoup reste à faire pour assurer la promotion des bibliothèques publiques et pour la lecture d'une manière générale, cela ne veut pas dire que rien n'est fait. Démonstration a été faite avec l'action entreprise par le tissu social qui essaye de fédérer les énergies.
L'association du «Festival du Livre» organise depuis 2009, affirme sa présidente, Naïma Zribi, un ensemble d'activités promotionnelles: des caravanes de la lecture touchant le milieu rural avec création de bibliothèques dans les écoles primaires, ateliers de production de contes, lectures à haute voix par les enfants, spectacles de conteurs («Fedaouis»),…
Et comme dans d'autres secteurs de la vie, c'est toujours l'argent qui manque le moins. Les principaux acteurs du monde du livre, qu'il s'agisse des bibliothèques publiques ou des associations qui la soutiennent en tant que valeur, ne vivent que grâce aux deniers publics.
Dans une étude sur les associations des amis des bibliothèques et du livre, réalisée et présentée par El Ajmi Lakhal, bibliothécaire, il est démontré que ces associations tirent l'essentiel de leur revenu (92%) de la subvention versée par le département de la Culture.
Jusqu'à quand? Car les acteurs de la lecture publique doivent aussi apprendre à générer des revenus pour couvrir de plus en plus leurs ambitions. C'est du reste là un des axes de réflexion du séminaire de Gabès.


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