Une conférence de presse du ministre des Technologies de la communication, M. Montassar Ouaïli a été organisée le vendredi 18 novembre à la clôture de la 2ème phase du SMSI. Le Sommet de Tunis a répondu à toutes les attentes des pays participants Durant la conférence, M. Ouaïli a précisé que la rencontre internationale a été couronnée de succès et que les résultats ont dépassé toutes les espérances. Le sommet, a poursuivi le ministre, qui a répondu à toutes les attentes des pays participants, s'est achevée sur un bilan des plus positifs et, constituera, de ce fait, un événement historique et une échéance majeure pour l'humanité entière, sur la voie de la réduction de la fracture numérique et de l'édification d'une société de l'information solidaire, en symbiose avec les objectifs du millénaire. Ce succès, a ajouté M. Ouaili, a démontré, de nouveau, l'aptitude de la Tunisie à gérer ce genre de manifestations internationales. Cette deuxième phase a réalisé de nombreux records, en comparaison avec la première phase tenue à Genève en 2003, a poursuivi le ministre, avec la participation de 50 Chefs d'Etat et de gouvernement, 6500 représentants de la société civile et 1200 journalistes, précisant que l'exposition organisée en marge du sommet a réuni 328 exposants représentants 64 pays et 35 multinationales. en outre, 100 ateliers de coopération et de partenariat entre les entreprises économiques, ainsi que 309 manifestations parallèles ont été organisés, a précisé le ministre. M. Ouaïli a passé en revue les grandes décisions prises lors de ce sommet et contenues notamment dans deux documents. Le premier qui est intitulé "l'engagement de Tunis" concerne le volet politique, alors que le second qui a un caractère exécutoire s'intitule "agenda de Tunis pour la technologie de l'information". "L'engagement de Tunis" , a indiqué le ministre, consacre les principes retenus lors de la première phase du sommet, avec l'ajout d'autres principes liés notamment à l'utilisation des technologies de la communication et de l'information pour l'instauration de la paix, à la nécessité de soutenir les catégories à besoins spécifiques, ainsi qu'à l'aide aux pays défavorisés, aux zones occupés, aux régions touchées par des catastrophes naturelles et aux pays désavantagés par leur endettement. Le ministre a également fait observer que l'agenda de Tunis pour les technologies de la communication et de l'information a confirmé l'engagement de tous les pays participants quant à la nécessité de mettre en place de nouveaux mécanismes pour le financement des projets et programmes visant la réduction de la fracture numérique, ainsi que leur satisfaction de la création d'un fonds de solidarité numérique. S'agissant de la question de la gouvernance de l'Internet qui a accaparé une large part des travaux du sommet, M. Ouaili a mis en exergue le consensus auquel sont parvenus les participants et qui porte notamment sur la constitution d'un forum devant favoriser la concertation à propos de cette question. Il a mis en relief, dans ce contexte, l'engagement des parties concernées pour un nouveau processus favorisant, progressivement, davantage de transparence et de démocratie dans la gouvernance de l'internet. Le ministre a aussi salué la contribution des agences et organisations onusiennes spécialisées à l'enrichissement du sommet qui, a-t-il indiqué, constitue une première du genre en matière d'action commune entre les gouvernements, les organisations, la société civile et le secteur privé dont la contribution a nettement évolué par rapport à la première phase. Répondant aux questions des journalistes, M. Montassar Ouaili a affirmé que la démocratie et la liberté d'expression sont parmi les constantes de la politique de la Tunisie qui oeuvre sans relâche à être le trait d'union entre les pays du sud et ceux du nord sur la voie de l'accès à l'Internet et de la mise à profit des avantages générés par les nouvelles technologies, au service du développement global et durable. Il a mis en relief, à cet égard, les étapes franchies par la Tunisie en matière de mise en place des fondements d'une économie immatérielle, conformément au programme du Président Zine El Abidine Ben Ali pour la Tunisie de demain, de façon à se hisser au rang des pays avancés.