Au cours de cette session, 51 projets ont été présentés lors de la criée des start-up devant les représentants des banques, des SICAR et des investisseurs pour la recherche des financements nécessaires. Ces projets totalisent un montant d'investissements prévisionnels d'environ 19 millions de dinars, ce qui permettra de créer environ 1825 emplois en cas de réalisation. A la clôture de la journée à laquelle ont participé 300 personnes, 42 projets ont été approuvés après les quelque 196 rencontres entre les établissements financiers et les promoteurs, avec une enveloppe globale de 16,7 millions de dinars, soit un taux de réussite plus que satisfaisant de 82%, ce qui permettra, entre autre, de créer 1788 emplois. Voici en détail la répartition des projets: 24 projets dans le secteur agricole pour un coût global de 4,233 MDT (82 postes d'emploi), 14 dans le domaine industriel pour un montant d'investissement de l'ordre de 10,030 MDT dinars (520 emplois), 3 projets dans les services, avec une enveloppe de quelques 800 mille dinars (27 emplois) et un projet dans l'artisanat pour un investissement de 1,7 MDT (1.159 postes d'emploi), tandis que le reste des projets feront l'objet d'études approfondies. Nous pouvons ainsi dire que le gouvernorat de Kasserine a bel et bien entamé la saison des moissons, avec un bilan loin d'être «le solde de tous comptes». Désormais, la région fait partie du club «des 100 entreprises», si on ajoute aux projets qui viennent d'être approuvés, les acquis des trois sessions précédentes, qui ont connu l'approbation de quelques 66 projets. Le secteur bancaire: dynamisme et implication «La promotion de l'investissement est impérative dans cette conjoncture délicate, compte tenu de son rôle dans l'impulsion du développement et de l'emploi», a souligné M. Taoufik Baccar, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT). C'est une journée qui traduit l'effort consenti par le secteur bancaire, conformément à la stratégie présidentielle dans ce domaine, qui vise à promouvoir le rythme de l'incitation à l'investissement, assurer une égalité des chance au niveau de développement régional, harmoniser tous les efforts afin que le secteur bancaire puisse assumer son rôle à travers l'étude approfondie des projets présentés et assurer l'encadrement des jeunes promoteurs afin de garantir la pérennité de leurs projets et de sauvegarder les investissements et les emplois. «C'est ainsi que les interventions du secteur bancaire dans ce domaine ont augmenté de 14% en 2008, avec une progression de l'octroi des crédits d'investissement de 30%», a précisé M. Baccar. En outre, il a mis l'accent sur l'importance de la réduction du taux d'intérêt directeur de 0.75% pour passer de 5,25% à 4,50%. Certes, une mesure qui vise la réduction des coûts à l'investissement et la relance du rythme d'implantation des PME. Le patron de la BCT précisera par la suite que le secteur bancaire continuera à soutenir les efforts de développement régional, car il s'agit d'un enjeu stratégique qu'il faut relever pour se prémunir contre les retombées de la crise internationale. Quid des grands projets à Kasserine ? Afif Chelbi, ministre de l'Industrie, de l'Energie et des PME, a, pour sa part, rappelé que le gouvernorat de Kasserine a connu lors des 3 dernières éditions des mercredis de partenariat, un renforcement continu du tissu économique dans la région. Les résultats des journées de partenariat organisées à Kasserine ont permis la réalisation 24 projets, déjà opérationnel et 11 autres projets faisant l'objet d'études approfondies ou en quête de financement. Il a rappelé qu'en dépit de la crise économique internationale, on recense 14 multinationales qui ont investi en Tunisie, notamment, dans les régions du pays. En ce qui concerne Kasserine, la région a connu une évolution au niveau de son attractivité. Un exemple frappant est le spécialiste mondial du textile «Benetton» qui a lancé un partenariat avec de jeunes promoteurs tunisiens, dans le cadre des contrats de sous-traitance, financé par la Banque de l'Habitat (BH). Environ 25 unités de production ont été créées employant 1.700 personnes. En outre, la région a connu l'augmentation du nombre des entreprises bénéficiaires des interventions du Fonds de promotion et de décentralisation industrielle (FOPRODI) se plaçant, ainsi, au troisième rang pour ce qui est des avantages de développement régional. Infrastructure industrielle... un pari à gagner !! Outre les efforts déployés dans l'accompagnement des jeunes promoteurs, M. Chelbi a mis l'accent sur l'importance de l'infrastructure industrielle qui caractérise la région et qui sera renforcée à travers l'extension et la réhabilitation, moyennant une enveloppe de 2 millions de dinars de la zone industrielle, étendue actuellement sur une superficie de 5 hectares sur 100 programmés, sans oublier l'approvisionnement de la région en gaz naturel ainsi que l'implantation d'une pépinière d'entreprises à l'Institut supérieur des études technologiques (ISET) à Kasserine.