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Tunisie-Congrès international des JCE : vol au-dessus d'un nid de coucou
Publié dans WMC actualités le 17 - 11 - 2009

Nous n'avons pas, dans notre pays, l'habitude de vanter le mérite des agents de l'ordre estimant qu'ils ne font que leur devoir. Je voudrais toutefois mentionner la qualité du service sécuritaire du lundi 16 novembre à l'occasion de la tenue du congrès international des Jeunes chambres économiques (JCE) organisé, pour la première fois en Afrique et au Moyen-Orient, à Hammamet (Tunisie) et dont l'ouverture s'y est tenue dans la salle de sport. Les agents de police en uniforme ou en tenue civile étaient serviables, courtois et en même temps fermes, c'était appréciable. En contradiction avec les organisateurs non identifiés, non disponibles, répondant du bout des lèvres à des questions pourtant légitimes et parfois s'adressant à vous sur un ton un peu condescendant ou expéditif au téléphone, lorsque vous osez en tant que journaliste leur demander des informations.
Pour ceux qui se sont aventurés à aller devant la salle de sport de Hammamet où devait se dérouler l'ouverture officielle du congrès, lundi 17h30, c'était la confusion totale. Les délégations en files attendaient devant la porte qu'on veuille bien les laisser entrer, pas de service d'accueil, ni de responsable presse pour identifier les journalistes et leur faciliter l'accès aux locaux et à l'information. La presse électronique ne serait même pas reconnue par ces Messieurs dames. Quant au monsieur à la porte d'entrée à qui on demandait pourquoi on restait dans la rue, une simple réplique : on prépare la salle. Pourvu qu'elle soit représentative de cette grande civilisation qu'est la Tunisie !
Une fois en salle, pas d'habillage conséquent, pas de décorations spéciales, tout juste quelques affiches accrochées çà et là. Quant au podium, il est tout ce qu'il y a de plus neutre, aucune note personnelle rappelant Rome ou Carthage dont a parlé le président national de la jeune chambre économique dans son mot de bienvenue et dans lequel il invitait les participants internationaux à profiter de notre soleil et nos plages comme s'il avait quelque mérite dans les attributs naturels et climatiques du pays.
Alors que lorsque l'on reçoit des délégations aussi importantes en provenance de tous les pays du monde, le premier réflexe est de leur vendre la destination. La destination dans toutes ses dimensions culturelles, civilisationnelles, environnementales et pourquoi pas économiques.
Une déception dans l'organisation
Des 3.500 adhérents attendus, près de 2.000 sont venus entre accompagnateurs, journalistes et participants, ils auraient fait de très bons ambassadeurs pour le pays, si au lieu du spectacle improvisé que nous avons vu à l'ouverture, on leur aurait offert l'occasion d'admirer une présentation plus consistante, plus élaborée, plus professionnelle, en un mot digne de notre pays.
Attention, ce n'est par remettre en question les représentations assurées par des percussionnistes à la Darbouka, des instrumentalistes du Jazz ou celle de ces jeunes formés à la Star Academy. Ils ont eu le mérite de tempérer la déception et d'apprivoiser la colère de tous ceux qui étaient en droit d'attendre beaucoup plus pour que notre pays soit vu sous ses meilleurs jours. Sans parler de la chorale de Jawhara FM qui avait magnifiquement chanté l'hymne national ainsi que le pacte d'honneur des jeunes chambres économiques dans les trois langues, elle faisait plaisir à voir. Les thèmes musicaux qui se voulaient universels vantaient le métissage des musiques en tant que valeur…
Sauvé par le gong, Messieurs dames les organisateurs…
Une désorganisation qui dessert le pays
On passe en revue le programme du Congrès, et on n'y voit pas de slogan en rapport avec la thématique axée sur le changement climatique. Les banderoles n'étaient pas encore accrochées à notre entrée dans la salle à 17h45 mn, pas de drapeaux tunisiens ornant l'espace consacré au spectacle. Il a fallu voir entrer toutes les délégations invitées brandissant leurs drapeaux, pour se rendre compte que nos étendards ne flottaient pas au dessus de toutes les têtes… Une telle désorganisation s'appelle desservir un pays. Dans le langage marketing, un client déçu, c'est 7 de perdus, espérons que les invités de la jeune chambre nationale ne seront pas déçus au terme de leur séjour, car les multiplier par 2 fait 14.000 de perdus pour la Tunisie…
A quoi bon abriter le premier congrès des jeunes chambres économiques du monde entier si ce n'est pour leur montrer un savoir-faire, un savoir-être, une rigueur et un professionnalisme qui mettent en valeur le degré d'évolution du pays et donnent de lui cette image que certains lui envient, celle de dragon de la Méditerranée. Et pour ce qui est de dragons, eh bien, il y en a beaucoup qui sont venus d'Asie et pour une fois, ils auront à juger de la conformité de la réalité qu'ils ont vécue lors de l'ouverture et qu'ils continueront à vivre tout au long de leur séjour à l'image du dragon noble et mythologique dans leur culture…
Où sont les jasmins de Hammamet?
Et qu'on ne parle pas de moyens matériels, dans toute réalisation de ce genre, il y a tout d'abord la capacité organisationnelle, la complicité ainsi que la volonté des membres d'une même organisation pour assurer la réussite d'un quelconque projet. Ensuite, il y a la disponibilité, puisque c'est du volontariat, l'imagination et surtout la loyauté par rapport à l'organisation et au pays. Si ces qualités existent, si nous arrivons à séparer les intérêts de l'institution et du pays de nos querelles intestines, nos intérêts ou nos positions personnelles, nous pouvons réaliser des miracles avec le peu dont nous pouvons disposer.
Hammamet est la ville des jasmins, on aurait pu s'y prendre tôt pour offrir des couronnes de jasmins aux dames. Les tenues traditionnelles de la région figurent parmi les plus beaux de la Tunisie, on aurait pu faire le tour des boutiques de location et dénicher au moins 10 tenues que des hôtesses auraient portées pour valoriser le patrimoine vestimentaire de la région.
On aurait sollicité l'Institut supérieur des Arts dramatiques pour une mini pièce théâtrale inspirée de la civilisation carthaginoise ou romaine, il aurait certainement accepté. Des «on aurait pu», il y en a des milliers et nous ne pouvons pas tous les citer… Car même le disponible n'a pas été bien géré par les organisateurs, à commencer par ces jeunes volontaires vêtus «d'uniformes». Ils devaient éventuellement encadrer les délégations, mais n'étant pas briefés, désœuvrés, ils ne font que traîner dans les cafés. Quelle l'image vont-ils ensuite véhiculer de la JCE, celle de la cacophonie ???
Heureusement, il fait beau !
Quant aux relations avec la presse, c'est une autre histoire. Pas de dossier de presse, le jour de l'ouverture, pas de badges mais pire, le lendemain, c'est-à-dire mardi, les représentants des médias ont dû subir toutes les humiliations possibles et imaginables. De celle de «nous ne reconnaissons pas les journalistes accrédités par votre journal, à celle de «encore heureux que nous acceptions de vous loger et nourrir». Sans oublier l'exigence des présentations de cartes de presse professionnelles de la part de tous les représentants des médias. A noter que les représentants de la presse électronique n'ont pas à ce jour de cartes de presse, est-ce à dire qu'ils ne sont pas des journalistes et dans ce cas, pourquoi les inviter ?
Et pour terminer, lorsque nos prestations rappellent un chef-d'œuvre du genre «Vol au-dessus d'un nid de coucou», on devrait se montrer plus sociable, plus modeste, plus respectueux et plus communicatif avec les invités, au moins ainsi on neutraliserait leur déception.


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