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Tunisie : L'agro-industrie, le parent pauvre de l'investissement
Publié dans WMC actualités le 17 - 12 - 2009

Discutant le projet du budget 2010 du ministère de l'industrie, de l'énergie et des PME, les sénateurs ont demandé des éclairages sur la stratégie de ce département en matière de promotion des industries agroalimentaires.
Selon eux, le développement de ces industries gagnerait à figurer au premier rang des priorités sectorielles de l'économie du pays. Ils estiment que cette filière a pour avantage non seulement d'assurer aux produits agricoles une valeur ajoutée certaine mais surtout d'inscrire la production agricole dans la durée.
A cette fin, ils ont suggéré d'intensifier les contrats-production entre agriculteurs et industriels, le but étant de stabiliser la production, d'en assurer la régularité et de pérenniser l'activité de transformation. Tout un programme.
Dans sa réponse (voir la TAP), le ministre de l'industrie, de l'Energie et des PME, M. Afif Chelbi, n'a pas donné beaucoup d'explication sur ce sujet. Il a juste rappelé «l'action déployée par son département pour améliorer le rendement des industries agroalimentaires et les activités liées (collecte, contrôle sanitaire, conditionnement …)».
Pourtant, le dossier ne manque pas d'enjeux et mérite qu'on y prête une plus grande attention, et surtout, d'être érigé en activité hautement stratégique. Il y va de la pérennité de l'économie du pays et même de son immunisation.
Faut-il le rappeler, la Tunisie demeurera avant tout un pays à vocation agricole. L'agriculture contribue au PIB à hauteur de 14% (contre 3% pour le secteur bancaire).
Nos ancêtres ont eu le grand mérite de développer des produits agricoles de grande qualité qui continuent, jusqu'à ce jour, à forcer le goût des consommateurs partout où ils se trouvent : il s'agit des céréales, huile d'olive, dattes, agrumes, du raisin transformable, des tomates et de la pomme de terre.
Il faudrait leur ajouter d'autres produits à haute valeur ajoutée, les dérivés des céréales, plantes aromatiques et médicinales (huiles essentielles : néroli, romarin…), légumes (artichaut…), fruits (grenades, abricots ; pommes…., fruits de mer…).
De toute évidence, la Tunisie dispose d'un important potentiel de produits qui ne demandent qu'à être valorisés et transformés. L'héritière de l'ambitieuse cité de Carthage a tout à gagner à développer et à valoriser une complémentarité structurelle entre l'agriculture et l'agro-industrie.
La transformation constitue un soutien important au développement de l'agriculture tant elle contribue à la diversification des produits et à l'élargissement de sa base de production.
Du coup, l'idéal pour la Tunisie serait de se spécialiser, désormais, dans l'agroalimentaire, une activité dotée de tous les attributs nécessaires pour assurer l'immunité souhaitée de l'économie du pays avec des produits à notre portée et dont nous maîtrisons, en plus, et la culture et la traçabilité.
La communauté nationale a survécu, des siècles durant, grâce à la culture et à l'exploitation de ces produits. Les Tunisiens auraient pu accéder à des paliers supérieurs de progrès et de développement s'ils s'étaient employés, dès l'accès à l'indépendance, à assurer à ces produits la valeur ajoutée requise et à y apporter la touche de l'homme.
Pour mémoire, ces produits sont écoulés, jusqu'à ce jour, en vrac. L'huile d'olive et le vin tunisien sont vendus à l'étranger comme de vulgaires breuvages dans des bateaux citernes à des concurrents (Espagne, Italie…) qui en tirent de juteux profits en leur apportant une plus-value à travers la labellisation et un design plus attractif.
La marge de manœuvre demeure très importante pour les transformateurs tunisiens.
A titre indicatif, la tomate fraîche tunisienne, valorisée actuellement par un seul produit industriel, le concentré, est transformée dans les produits industrialisés en une quinzaine de variétés (tomates à la provençale, farcies, sauce tomate (ketchup), jus de tomate…).
C'est pour dire qu'en cette période de succession des crises, d'incertitudes et de risque de famine (flambée des prix des produits alimentaires sur le marché mondial….), le bon sens nous commande d'investir dans ce que nous pouvons faire le mieux, ici le tandem agriculture-agro-industrie.
Et pour ne rien oublier, il est regrettable de voir que le plus net des investissements dans le pays a été affecté, jusqu'ici, à des activités off shore de sous-traitance (composants automobiles et aéronautiques, industries mécaniques et électriques, tourisme, textile-habillement, immobilier…) qui non seulement profitent plus aux étrangers qu'aux nationaux mais ont également tendance à migrer vers des marchés à bas salaires chaque fois que l'occasion se présente.
Nous l'aurons dit.


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