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Entreprendre au féminin : Yosra Ben Arab, de l'huile d'olive médicinale pour vendre la Tunisie
Publié dans WMC actualités le 22 - 10 - 2010

Yosra est une entrepreneure née. Dès qu'elle a eu son diplôme, "j'ai pensé à lancer sa propre affaire. Le contexte, s'y prêtait". L'Etat voulait encourager l'initiative privée et les jeunes créateurs de projets et stimuler l'exportation de l'huile d'olive conditionnée. Elle s'était fixé une mission, celle de valoriser l'huile d'olive en termes de qualité et de packaging.
«L'huile d'olive que j'ai décidé de produire est haut de gamme, presque médicinale. J'ai fait des recherches et j'ai pris contact avec des Japonais travaillant en Tunisie. J'ai assisté à des salons étrangers spécialisés. J'ai également pris contact avec les organismes tunisiens comme le Packtec, le Cepex, le Famex et suivi une formation au niveau de l'appui des jeunes promoteurs».
Outillée du mieux qu'elle pouvait, pour garantir le succès de sa tâche, elle s'est attelée à imposer l'huile d'olive tunisienne en tant que condiment de choix au Japon.
«J'ai contacté les banques, l'APII et les SICAR pour le financement de mon projet, je disposais d'un petit fonds propre grâce à ma famille. J'ai tout investi pour conquérir un marché réputé difficile. Il y a eu des subventions de l'Etat, ceux en direction des jeunes promoteurs et également ceux destinés aux promoteurs décidés à s'installer dans des zones de développement prioritaires (Bouarada, délégation de Siliana). Au début, mes négociations avec les banques n'étaient pas aisées. J'ai dû taper sur la table pour avoir des crédits. On ne faisait pas confiance à une femme qui évoluait dans le secteur agricole et qui, plus est, a choisi de l'huile d'olive haut de gamme qui requière des critères très rigoureux».
Ayant débuté en 2008, Yosra a pris les mesures nécessaires et s'est outillée de toutes les composantes matérielles et techniques pour commercialiser une huile d'olive de haute facture.
En 2009, elle remporte le concours de la meilleure huile d'olive conditionnée tant en qualité qu'en packaging. Elle faisait partie de 30 candidats. Cette distinction lui a donné des ailes, et au Japon où elle s'était rendue pour vendre son huile, elle a fait du porte à porte pendant deux mois pour convaincre les distributeurs japonais de la qualité de son produit.
A travers son huile, Yosra a fait découvrir aux pays du Soleil Levant sa patrie natale, la Tunisie qui n'y est pas méconnue. Le Japon est un pays très cher et il a fallu faire des acrobaties pour pouvoir y survivre et y écouler sa production. Des fonds comme le Foprodec sensés soutenir les exportateurs ne servent pas à grand-chose lorsqu'il s'agit des jeunes promoteurs car il faut tout d'abord débourser une partie avant d'être remboursé. «C'est un handicap mais il y a un problème autrement plus important, celui du fonds de roulement. Les banques n'accordent pas de fonds de roulement d'une importance cruciale pour nous. La STB et la BFPME m'ont beaucoup aidée mais il faut beaucoup investir dans la communication, le marketing ainsi que la participation aux foires et aux salons et nous n'avons pas les sommes nécessaires pour y répondre».
Yosra est aujourd'hui en phase de démarrage pour la distribution de son produit sur les marchés asiatiques. Elle transporte ses commandes qui sont modestes par avion. Le plus important pour elle est de disposer des moyens de bien défendre son produit et de le mettre en valeur. Lors d'un salon de l'huile d'olive au Japon, elle a assisté à un séminaire au cours duquel les producteurs italiens avaient investi des millions de dollars en supports communicationnels. Elle n'avait rien, à part sa bouteille d'huile bien emballée, à présenter et faire bonne impression. Les Japonais lui avaient même suggéré d'appeler son huile en son nom personnel plutôt que celui d'Hannibal, qu'elle avait choisi initialement.
C'est grâce aux contacts qu'elle a pu nouer avec les universités japonaises qui ont cautionné son huile qu'elle a pu modestement s'imposer dans un pays difficile d'accès.
«Ce qu'il faut est que les banques accordent plus leurs confiances aux jeunes promoteurs. Par exemple, les banques comptent énormément sur les subventions de l'Etat. Si le projet nécessite un investissement de 500 mille dinars, elles vous disent, vous avez une subvention de 100 mille dinars de la part de l'Etat, vous aurez donc seulement 400 mille dinars. Ceci a des conséquences négatives sur certaines rubriques du projet et perturbe l'état de son avancement».


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