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La vaccination anti-Covid-19, les raisons du scepticisme
Publié dans Business News le 15 - 01 - 2021

Le terme « vaccin » dérive du latin vacca (vache), car le premier vaccin était fait à partir des pustules de variole chez la vache. Le vaccin désigne le matériel donnant la protection contre une maladie, alors que le procédé de son administration ou inoculation à un individu ou à un animal est appelé « vaccination ».

Le développement de la vaccination s'est accompagné d'un mouvement de résistance appelé « antivaccination » ou « vaccinoscepticisme ». Comme une pièce de monnaie, on avait d'une face la « vaccination » et de l'autre face « l'antivaccination ». Plusieurs raisons expliquent la persistance du vaccinoscepticisme depuis près de deux siècles à nos jours.

Les raisons historiques spécifiques au vaccin, en général
La législation anglaise est pionnière dans la vaccination obligatoire mais aussi de l'anti-vaccination. Le Vaccination Act de 1840 est le premier acte d'incursion de l'Etat, au nom de la santé, dans les libertés civiles traditionnelles, en rendant la vaccination contre la variole obligatoire. Les anglais l'appelaient aussi « variolation ». Plusieurs amendements ont été votés par le parlement anglais, d'abord en 1853 quand on a imposé la vaccination obligatoire de tous les enfants dès les 3 premiers mois de vie et engagé la responsabilité des parents. Ce qui a généré des émeutes violentes qui se sont organisées postérieurement en ligue « Antivaccine League of London ». L'amendement de 1867 a élargi la vaccination jusqu'à 14 ans et a durci les peines tout en les rendant cumulatives pour non-respect de l'obligation légale de vaccination. Ceci a eu comme effet un durcissement du mouvement antivaccinal, qui a créé son premier journal en 1869 « The Antivaccinator ». Le mouvement anti-vaccinal a fini par être écouté. Le parlement anglais a désigné une commission qui a rendu son rapport après 7 ans dans lequel elle a recommandé d'abolir les peines cumulatives. Le Vaccination Act de 1898 a souligné l'importance de la vaccination tout en abolissant les peines. Il a intégré ainsi pour la première fois le concept d'objection consciencieuse, dans la législation anglaise. La visite en 1879 de William Tebb, un leader anti-vaccination a conduit à la naissance du même courant antivaccinal et à la création de Antivaccination League of New York, en 1885. Ces deux siècles de vaccinoscepticisme trouvent leurs racines dans les anciennes croyances spirituelles et individuelles. Ceci reste valable aujourd'hui, encore. Actuellement, le vaccinoscepticisme est porté par certains individus qui expriment des théories du complot et d'autres courants de littérature alternative, plus objectifs et critiques.

La démocratisation de la parole, l'accès à internet et le concept de citoyenneté :
Les vaccinosceptiques étaient privés d'accéder aux médias classiques. Actuellement le rôle d'éducation et d'espace de débat public des médias est remis en question à cause de leur parti pris. A l'annonce du projet des vaccins anti-Covid, les médias n'ont pas cessé d'inviter des leaders d'opinion anti-vaccinale. Ce phénomène a cessé dès le début des campagnes de vaccination dans les pays développés occidentaux. L'émergence d'un autre courant défendant le concept de citoyenneté risque fort d'assurer le relais du vaccinoscepticisme.

Avec une différence radicale d'objectivité, ces deux courants remettent en question le modèle politico-économique et la coopération (partenariat) entre le secteur public et celui privé. Ils dénoncent la nature de ce partenariat vulnérable à la corruption et citent comme exemples les nombreux scandales de santé. Ils formulent le besoin urgent de réformer les règles de ce partenariat public-privé (oligarchie politico-économique) et celles d'une transparence actuellement ineffective. Ce qui est une réalité. Ces mouvements d'une part, révèlent un déficit de connaissances sur les produits pharmaceutiques par l'Etat, par les professionnels de santé et par les patients. Cette ignorance peut être expliquée par la résistance de la part de l'Etat et des opérateurs économiques aux recherches scientifiques médicales indépendantes. D'autre part, les vaccinoceptiques révèlent aussi le déficit de connaissances de l'Etat sur les causes et les contextes d'hésitation et de refus de ces produits par certains de ses citoyens. Ils soulignent aussi, le besoin de repenser le rôle des institutions internationales et nationales dans l'encadrement de ce partenariat public-privé est aussi posé sur la table des réformes.

Les raisons éthiques et la perception sociale
Malgré l'incertitude qui entoure les vaccins anti-Covid-19, les autorités de santé et les professionnels de la santé se voient engager leur responsabilité morale et professionnelle lors de la vaccination. Contrairement aux médicaments, qui sont destinés généralement, à traiter des personnes malades sur la base d'une indication clinique fondée sur la supériorité des avantages thérapeutiques par rapport aux effets indésirables du traitement, les vaccins sont destinés à être utilisés chez des personnes saines et bien portantes. Leur inquiétude est que le vaccin occasionne aux patients des problèmes de santé graves, handicapants ou chroniques.

Pour le patient-citoyen, la question se pose d'un point de vue social. La solidarité et le sentiment d'appartenance de l'individu à sa société peuvent freiner l'épidémie et faciliter la vaccination ou au contraire avoir un effet négatif sur ces deux actions par suite à un sentiment d'exclusion et de désespoir. Il est clair que le comportement de l'individu et son degré d'adhésion au respect des mesures de prévention est déterminant. En effet, il est directement influencé par le degré de confiance qu'il a en son gouvernement et par sa perception de la notion de l'Etat de droit.

La nature du vaccin est un prolongement de cet aspect de perception de couverture sociale, puisqu'on peut classer les vaccins en vaccins dits « altruistes » et vaccins dits « égoïstes ». L'utilité d'un vaccin altruiste, quand il est administré à un individu, est de protéger les personnes qui se trouvent dans son environnement (on vaccine les professionnels de santé dans un hôpital pour protéger les patients qui y sont hospitalisés et pris en charge) quand :
* la transmission est interhumaine,
* le malade et le personnel de santé peuvent s'auto-contaminer (le cas de l'épidémie de Covid-19 à Codogno en Italie)
* la protection par le vaccin est supérieure à d'autres moyens thérapeutiques
* le personnel joue le rôle de vecteur (porteur de la maladie sans être malade) comme la grippe ou la rubéole.
Les vaccins contre la grippe, la rubéole et l'hépatite B, par exemple, sont des vaccins altruistes. (Pour le cas de la grippe, des travaux récents remettent en question cette classification car ils révèlent que les personnes vaccinées contre la grippe émettent sept fois plus de particules virales dans les postillons lors de l'éternuement, par rapport aux non vaccinés[1]).

En revanche, les vaccins dits « égoïstes » visent à développer une protection immunitaire chez la personne vaccinée uniquement, comme le vaccin antitétanique (vaccin égoïste par définition), le vaccin antidiphtérique ou le vaccin contre la coqueluche. Ce dernier par exemple n'empêche pas le portage et la contamination (ne réduit pas le risque de transmission). Ce qui évoque la possible responsabilité des soignants dans la transmission d'une infection à leurs patients. D'où l'insertion du vaccin contre la coqueluche dans le calendrier vaccinal. L'utilité du vaccin contre la Covid-19 semble être une utilité « égoïste » qui vise à protéger l'individu contre les formes graves de la maladie. Ceci reste à confirmer par les pairs. Le design des essais cliniques ne couvre ni la protection contre la transmission du virus, ni l'immunité de groupe. Il est encore très tôt pour évoquer ces aspects.

D'éminents cliniciens indépendants, estiment que les personnes de plus de 50 ans doivent être vaccinées contre la Covid-19 malgré les effets indésirables et les incertitudes concernant la nature de ces vaccins. D'autres cliniciens américains[2] appellent à ne pas diaboliser le vaccin anti-Covid-19 et à ne pas influencer les hésitants, eu égard au décès de 0.1% de la population américaine suite a la maladie. En Tunisie, les décès Covid-induits représentent 0.046% de la population malgré la déliquescence de notre appareil de l'Etat et de notre système sanitaire.

Les raisons du scepticisme résultants des stratégies de communication des laboratoires pharmaceutiques:
De nombreuses études montrent une distorsion entre l'efficacité revendiquée par l'industrie pharmaceutique pour plusieurs médicaments et la réalité de leurs apports thérapeutiques. Cette même industrie étouffe les publications qui lui sont critiques et domine les revues scientifiques et le monde académique. La pression médiatique lors de cette pandémie a constitué pour elle, une grande opportunité publicitaire. Les laboratoires pharmaceutiques se sont limités à des communiqués de presse destinés au grand public tout en négligeant les professionnels de santé. Ce qui s'est traduit par un manque de vulgarisation auprès du public sur l'utilité sanitaire de la vaccination.

Les raisons du scepticisme résultant du changement du processus d'évaluation technico-administrative :
L'accélération de la procédure d'examen des médicaments à l'essai pour une utilisation urgente est un mécanisme adopté par toutes les autorités de santé. Il est connu sous le nom d'autorisation d'utilisation d'urgence (EUA : Emergency Use Authorization) délivrée en quelques mois par les agences du médicaments dites de référence (FDA, EMA,…). C'est une alternative à l'autorisation de mise sur le marché traditionnelle (l'AMM nécessite en moyenne 5 à 20 ans d'études).

L'interventionnisme politique fragilise la fiabilité et la crédibilité scientifique de l'EUA qui devient une source de méfiance. Il faut signaler qu'aucune agence de référence (FDA, EMA) n'a donné d'approbation au vaccin anti-Covid-19.
Seules des EUA ont été accordées pour une durée d'une année renouvelable en cas d'absence de dommages considérables à l'égard des personnes vaccinées.

Les raisons résultant d'investigations et de recherche scientifique
Le premier niveau de preuves est apporté par une partie de la société civile et des victimes qui se sont déclarées comme des antivaccins. Ils construisent une approche objective comme l'étude « The Control Group, Pilot Survey of Unvaccinated Americans[3] » où les auteurs soutiennent que la santé des enfants et des adultes non vaccinés est meilleure que celle des personnes vaccinées et que la fréquence des maladies chroniques et leur multiplicité étaient nettement plus élevées chez les vaccinés[4]. Les auteurs, avocats constitutionnalistes, ont porté l'affaire devant la Cour Fédérale de Californie le 20 Décembre 2020[5]. L'examen par la Cour Fédérale américaine risque de changer radicalement l'approche vaccinale et sa considération thérapeutique surtout que la législation américaine[6] reconnaît et identifie les vaccins comme produits dont l'efficacité peut être incertaine et que la responsabilité du fabricant pourrait être engagée[7]. C'est ce qui explique l'action de Pfizer et Moderna de demander l'immunité judiciaire[8] aux différents gouvernements. Le deuxième niveau de preuves est apporté par des commissions parlementaires[9], à l'instar de la commission parlementaire et scientifique désignée par le Parlement italien pour enquêter sur le nombre élevé de maladies graves ayant touché les soldats Italiens lors de la Guerre du Golfe (2018) qui seraient imputables à l'exposition à la vaccination multiple et variée dans des délais très courts. Le troisième niveau de preuves est apporté par des scientifiques comme Sylvie Simon[10] qui remet en question le rôle de certains vaccins, ou Judy Mikovits et Kent Heckenlively[11] qui évoquent la possible contamination de certains vaccins par d'autres souches virales.

Les raisons fondées sur l'usage rationnel des vaccins et les évidences scientifiques
Des leaders d'opinion indépendants et critiques estiment qu'avant de promouvoir la vaccination anti-Covid, il serait pertinent de promouvoir l'usage rationnel des vaccins. Ils ajoutent que l'immunité la plus importante pour lutter contre la Covid-19 serait l'immunité des muqueuses en raison de la sécrétion des immunoglobulines A[12] (IgA), seules capables d'induire une immunité de groupe[13]. Cette approche serait actuellement négligée. D'où l'importance d'encourager le vaccin nasal. Ils soutiennent aussi que les vaccins injectables ne produisent pas d'immunité de groupe et que la vaccination de 10 000 personnes permettrait de protéger uniquement 124 personnes d'une C-19 légère.
En revanche, les 10 000 personnes seraient exposées aux effets indésirables du vaccin. Ils rappellent à ce titre l'épidémie de narcolepsie à partir de 2010 et celle du syndrome de Guillain Barré en 1976. Actuellement plusieurs personnes vaccinées contre la Covid-19 seraient admises pour un syndrome de Guillain Barré[14],[15],[16] et autres troubles nerveux comme la paralysie faciale de Bell[17]. Ces effets indésirables du vaccin Pfizer-BioNTech ont été recensés à partir du 3ème jour. En partant du postulat que l'incidence naturelle d'effets indésirables liés aux médicaments est de 3.3 cas pour 100 000 patients par an. Ceci donnerait 3j/365j = 0.008 pour 100 000 patients par an. En divisant 3.3/0.008 l'incidence serait 413 fois supérieure à celle naturelle. Si cela n'est pas une corrélation, qu'est-ce qu‘elle serait alors? Pour le vaccin anti-Covid-19, les effets indésirables les plus fréquents seraient les réactions anaphylactiques qui sont estimées à 11.1 par million de vaccinés[18],[19]. Des événements de mort subite[20] et de décès par suite à des troubles thromboemboliques[21] ont été rapportés et font l'objet d'investigations[22].

Par ailleurs, si l'on prend en considération les informations données par les laboratoires pharmaceutiques et les référents des autorités de santé précisant que le vaccin ne protège ni contre la maladie ni contre le risque de contamination, il est possible qu'il soit une source qui masque les symptômes. Ce qui maintiendrait la propagation de l'épidémie. Plus encore, sur la base des données publiées[23], [24],[25] nous remarquons que le mode d'injection proposé par l'industrie pharmaceutique (un rappel 21 jours après la primovaccination) a été prolongé par l'OMS à 6 semaines. Une équipe espagnole a remarqué que certaines règles de bonnes pratiques des essais cliniques ne sont pas respectées comme le fait que le groupe témoin avait une apparence différente de celle du groupe vacciné, alors que les deux groupes devaient être identiques et indifférenciables. De plus, le nom et l'affiliation des membres des comités de surveillance ne sont pas connus. Au terme de deux mois d'étude médiane, les résultats dégagés font état de la nécessité de vacciner 120 personnes pour éviter 1 cas symptomatique confirmé. L'efficacité du vaccin dans la prévention des formes graves, ou permanentes est inconnue au même titre que son efficacité contre la mortalité.

L'autre élément scientifique du scepticisme vaccinal serait le retard de l'élaboration et de la stabilisation des vaccins contre les virus à ARN par rapport à la vitesse accélérée de mutations virales aboutissant à des variants plus résistants et plus virulents comme le cas des variants anglais, sud-africain et les deux nouveaux variants américains.

Le retard que nous avons à disposer des vaccins, malgré son effet anxiogène nous offre plus de recul sur l'efficacité du vaccin et sur son profil d'effets indésirables.
L'avenir de la vaccination sera déterminé par le coût et les effets indésirables des vaccins anti-Covid-19.

Le dilemme relatif aux libertés individuelles à l'épreuve de l'intérêt de la collectivité, en matière d'obligation vaccinale
D'autres leaders d'opinion comme Tom Jefferson estiment que le problème majeur rencontré lors de cette phase de vaccination est l'incertitude dans une perspective de la rendre obligatoire (la vaccination). Cette idée de rendre obligatoire[26] la vaccination contre la Covid-19 se confirme chaque jour un peu plus, en dépit de toutes les incertitudes qui entourent les vaccins actuellement utilisés. Elle sera très probablement obligatoire lors des voyages.

Ce dilemme reflète la difficulté d'assurer un équilibre entre les obligations de l'Etat et les libertés fondamentales de ses citoyens. Les libertés fondamentales sont essentiellement représentées par la liberté de vaccination, par le principe d'égalité entre citoyens selon le prisme des libertés individuelles et par la liberté d'information.

Les obligations pour l'Etat de droit de protéger la santé et le bien-être de ses citoyens sont définies par l'article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH) et l'article 12 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC). Ces obligations s'étendent à garantir les mesures nécessaires dont la prophylaxie et le traitement à l'égard des maladies épidémiques. Les défaillances des politiques publiques fragilisent le respect de ces obligations universelles. Pour l'OMS, les deux millions de décès occasionnés par la Covid-19 justifient largement le déclenchement de l'approche vaccinale et du plan mondial pour les vaccins (PAMV/OMS/ONU) afin d'offrir un accès équitable aux vaccins à toute personne de toutes les communautés. Cependant, les accords bilatéraux engagés entre les pays riches et les firmes pharmaceutiques innovantes risquent fort d'écarter les pays en crise économique. Ces derniers peuvent être privés de vaccin par suite à leur déficit financier chronique et à cause de leur retard technologique et de la vétusté de leurs infrastructures.

La vaccination reste une décision personnelle qui ne doit être qualifiée ni de bonne ni de mauvaise. Elle doit être construite sur le niveau de responsabilité envers la société et sur le niveau d'accès à des informations fiables et indépendantes. Une liberté d'information qui souffre des défaillances découlant des politiques publiques qui, en pratique, couvrent beaucoup plus les droits de propriété intellectuelle et le droit des contrats que le droit d'information des patients et des citoyens. Il est certain que le vaccin contre la Covid-19 ne sera pas la solution miraculeuse pour lutter contre cette épidémie. C'est pourquoi il reste encore beaucoup d'efforts à faire pour expliquer l'importance du respect des gestes barrières et des mesures d'hygiène pour limiter les effets de l'épidémie, car plusieurs catégories sociales ne peuvent pas avoir ce vaccin comme les femmes enceintes, les enfants (non étudiés par les essais cliniques), les immunodéprimés, les personnes présentant des maladies auto-immunes[27].
[1] https://www.pnas.org/content/pnas/early/2018/01/17/1716561115.full.pdf
[2] https://www.nytimes.com/2021/01/07/opinion/coronavirus-vaccine-distribution.html
[3] https://informedconsentdefense.files.wordpress.com/2020/12/petitioner-garner-full-report-filed.pdf
[4] https://childrenshealthdefense.org/defender/vaxxed-unvaxxed-lawsuit-protect-americans-from-vaccination-status-discrimination/
[5] https://informedconsentdefense.files.wordpress.com/2020/12/4-2.pdf
[6] US Restatment Of Torts § 402A
[7]https://digitalcommons.law.villanova.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=2249&context=vlr#:~:text=Section%20402A%20provides%3A%20(1),business%20of%20selling%20such%20a
[8] https://www.cnbc.com/2020/12/16/covid-vaccine-side-effects-compensation-lawsuit.html
[9]http://documenti.camera.it/_dati/leg17/lavori/documentiparlamentari/IndiceETesti/022bis/023/INTERO.pdf
[10] Vaccins, mensonges et propagande Editeur : Thierry Souccar Editions (24 septembre 2009) Langue : Français. ISBN-13 : 978-2916878430. 256 pages.
[11] Plague of Corruption: Restoring Faith in the Promise of Science
[12] https://www.nature.com/articles/s41385-020-00359-2
[13] https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fimmu.2020.611337/full
[14] https://academic.oup.com/brain/advance-article/doi/10.1093/brain/awaa444/6031904
[15] https://theconversation.com/coronavirus-many-patients-reporting-neurological-symptoms-136692
[16] https://theconversation.com/rare-neurological-disorder-guillain-barre-syndrome-linked-to-covid-19-141511
[17]https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/3093_utilisation_vaccin_covid_19.pdf
[18] https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7002e1.htm?s_cid=mm7002e1_e
[19] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26452420/
[20] https://www.republicworld.com/world-news/rest-of-the-world-news/portuguese-nurse-dies-two-days-after-taking-pfizer-biontechs-coronavirus-vaccine-report.html
[21] https://childrenshealthdefense.org/defender/healthy-florida-doctor-dies-after-pfizer-covid-vaccine/
[22] https://www.nytimes.com/2021/01/12/health/covid-vaccine-death.html?action=click&module=Well&pgtype=Homepage§ion=Health
[23] https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2034577
[24] https://www.ema.europa.eu/en/documents/product-information/comirnaty-product-information-approved-chmp-21-december-2020-pending-endorsement-european-commission_en.pdf
[25] https://www.fda.gov/media/144245/download
[26] https://www.nytimes.com/fr/2020/11/25/world/americas/bill-gates-vaccin-coronavirus.html
[27] https://www.canada.ca/en/public-health/services/immunization/national-advisory-committee-on-immunization-naci/recommendations-use-covid-19-vaccines.htmla


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