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Rached Khiari met à mal nos principes
Publié dans Business News le 26 - 04 - 2021

Une policière de 49 ans, mère de deux enfants, est décédée vendredi dernier à la suite d'une attaque au couteau du terroriste islamiste tunisien de 36 ans Jamel Gorchene. Qu'il aille au diable, il y en a ras le bol de ce genre de racailles qui nous tue, qui empoisonne l'existence de démocratie, de la laïcité et des libertés. On n'en peut plus de cette image d'un pays parfois victime, parfois « enfanteur » de terrorisme. On n'en peut plus de cette racaille qui veut nous obliger à suivre de force la chariâa et ses préceptes de l'islam. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire. L'islam doit rester une foi, point. Il n'a pas à régir les affaires de la cité ! La France restera libre et laïque. La Tunisie sera libre et laïque. Paix à ton âme Stéphanie, tu n'as pas idée combien j'ai honte de partager la nationalité de mon beau pays avec cette racaille islamiste.

En matière de racaille islamiste, qui veut imposer la chariâa dans notre vie quotidienne, il y en a qui utilisent l'arme blanche comme ce Jamel, il y en a qui attendent leur heure pour faire exploser ou se faire exploser et il y en a qui utilisent l'arme démocratique pour arriver à cet objectif.
Ces derniers sont les plus dangereux, car ils ont réussi à obtenir la légitimité des urnes pour pouvoir changer la législation et changer les mœurs du pays. En France, ils cherchent encore à construire de grandes mosquées ici et là, afin de bâtir leur influence, mais en Tunisie, ils sont déjà influents et se trouvent déjà dans les conseils municipaux et l'assemblée. Ils ont infiltré l'administration et les tribunaux.
Au nom de la démocratie et des principes démocratiques, la France les soutient, qu'ils soient à l'Hexagone ou ailleurs. On n'a toujours pas oublié, comment la France a soutenu les islamistes pendant un bon bout de temps et ce au nom des principes démocratiques !
Les principes ! Ah les principes ! Voilà donc un grand mot qui, malgré son apparence libératrice, nous emprisonne et nous empêche d'agir comme on le voudrait.
Ces principes nous dictent de voir une différence entre un islamiste qui prend les armes et un islamiste qui entre à l'assemblée. Les deux ont les mêmes principes, les deux ont les mêmes objectifs et les deux expriment une haine intolérable à l'encontre de ceux qui sont différents d'eux. La différence, toute la différence, est que l'un exprime sa haine par le glaive et l'autre par le verbe. Et à cause de cette différence, l'un est considéré comme terroriste et l'autre comme fréquentable.
Va pour les principes, respectons-les ! Les principes cessent d'être des principes si on ne les suit que quand ça nous arrange.

Ce sujet, des principes, nous a occupé assez longtemps, la semaine dernière, dans le conseil de la rédaction de Business News.
Suite à la vidéo odieuse de l'élu islamiste radical Rached Khiari, où il accuse le président de la République de haute trahison en faveur des Etats-Unis et de la France et d'un tas d'autres mensonges éhontés sans l'once d'une preuve, il fallait que notre journal prenne une position. Fallait-il le défendre au nom des principes, les fameux principes, ou faut-il appuyer la plainte déposée contre lui au Tribunal militaire et qui lui fait encourir jusqu'à la peine capitale ?
Du côté droit de la rédaction, on rappelle que l'élu a toujours eu un discours de haine envers les laïcs et les anti-islamistes. Au lendemain de l'assassinat de Samuel Paty, il a été odieux en déclarant « Que celui qui injurie le prophète assume ses responsabilités ». Il a sali l'honneur de dizaines de personnes, dont moi-même, avec des mensonges et des faits fabriqués de toutes pièces. A l'assemblée, il brille par son record d'absences dans les commissions et n'y va qu'aux plénières pour déverser sa haine devant les caméras et témoigner son allégeance à Rached Ghannouchi. Ses dernières attaques furent dirigées contre l'élu d'Attayar Mohamed Ammar qu'il a enregistré à son insu dans son domicile. Juste avant qu'il ne fasse fuiter des communications privées entre la chroniqueuse Maya Ksouri et la cheffe du cabinet présidentiel. On ne compte plus le nombre de terroristes qu'il a défendus, au nom de la religion, et on n'oublie pas son soutien sans faille au dictateur turc Recep Erdogan au lendemain du coup d'Etat raté de 2016.
Rached Khiari est un menteur, une racaille, un terroriste qui n'est pas encore passé à l'acte. Au nom de tout ce qui précède, on doit appuyer la plainte, d'autant plus qu'il n'a présenté aucune preuve accompagnant ses accusations contre le président. On n'oublie pas, dans la foulée, l'orientation de nos lecteurs qui ne voient pas du tout d'un mauvais œil les lourdes charges lancées contre lui par le tribunal militaire.
Du côté gauche de la rédaction, on rappelle que le Tribunal militaire ne doit pas juger des civils. On évoque la liberté d'expression et on s'élève contre la qualification de terroriste de Rached Khiari puisque le monsieur n'est pas passé à l'acte. On rappelle qu'il est un député élu du peuple et, à ce titre, bénéficie de l'immunité parlementaire. On rappelle que ses données personnelles ont été diffusées sur la place publique, avec la publication de son mandat d'amener, au grand dam des lois et du respect de l'Etat de droit. On rappelle que les principes s'appliquent contre tout le monde, y compris nos adversaires, y compris les terroristes.
Quand on a des principes, il faut les suivre sans dire « mais… ». Rached Khiari nous a mis face à nos principes, il nous a mis face à notre déontologie, on se doit de le défendre comme quand on défend des laïcs, des gauchistes ou des LGBTQ.
Au nom de tous ces principes, Business News se doit donc de le défendre. Les principes cessent d'être des principes si on ne les suit que quand ça nous arrange.

Dilemme et il faut trancher. Comment dénoncer Rached Khiari tout en dénonçant la « cabale » menée contre lui ?
Dans cette histoire, tout le monde est fautif. Celui qui a accusé le chef de l'Etat de haute trahison. Celui qui a fait immiscer la justice militaire. Celui qui a fait fuiter son mandat d'amener. Celui qui a convoqué le ministre de la Défense en violant la sacro-sainte séparation des pouvoirs.
Le président de la République avait deux choix. Soit il laisse Rached Khiari beugler, comme à son habitude, et se suffire, au pire des cas, d'un communiqué de démenti en appliquant la devise « les chiens aboient, la caravane passe » ; soit il saisit la justice pour rétablir son honneur sali par le député islamiste. Kaïs Saïed a opté pour le deuxième choix et ce n'est sincèrement pas ce que devrait faire un président de la République.
Dans ce deuxième choix, deux options s'offrent à Kaïs Saïed. Soit la justice civile, soit la justice militaire. Il a opté pour le second choix et il y a une raison à cela. Non pas parce qu'il est le supérieur hiérarchique du parquet militaire, comme le répètent les islamistes, mais parce qu'il ne fait pas confiance à la justice civile. En recevant le président du Conseil supérieur de la magistrature, trois ou quatre fois en deux mois, Kaïs Saïed a envoyé plusieurs avertissements à cette justice civile l'appelant à se ressaisir et à prendre à bras le corps les dossiers touchant les personnalités influentes qui cherchent à filer entre les mailles des filets judiciaires.
Kaïs Saïed sait que la justice civile est infiltrée par les juges de Bhiri. Kaïs Saïed sait que Rached Ghannouchi protège ses députés de toutes les poursuites judiciaires. On ne compte plus le nombre de députés qui ont envoyé balader la justice civile et n'ont pas répondu aux convocations du parquet en se cachant derrière leur immunité pour des affaires n'ayant rien à voir avec le travail parlementaire. Les derniers en date sont les députés d'Al Karama dans l'affaire de Seïf Eddine Makhlouf et le même Rached Khiari dans l'affaire Mohamed Ammar.
Aujourd'hui, en Tunisie, on ne peut plus déposer plainte contre un député et recouvrer justice, car ce député se cache derrière son immunité, alors que, légalement, cette immunité ne couvre que le travail parlementaire. Le député d'Attayar Nabil Hajji a demandé officiellement au président du parlement la liste de ces députés qui ont des dossiers pendants devant la justice et qui se cachent derrière leur immunité, mais Ghannouchi a envoyé balader le député.
Voilà l'état de notre justice civile aujourd'hui ! En saisissant la justice militaire plutôt que la justice civile, Kaïs Saïed ne cherche pas à écraser Rached Khiari, ce n'est pas là son objectif principal. Kaïs Saïed envoie un avertissement à la justice civile pour lui dire ressaisis-toi et envoie un message à Rached Ghannouchi pour lui dire, tu as fait main basse sur la justice civile avec tes stratagèmes, je fais appel à la justice militaire qui est encore indépendante.

Ce qu'a fait Kaïs Saïed est tout à fait légal. Un civil peut être traduit devant la justice militaire conformément aux articles 110 et 149 de la Constitution. Ce dernier dispose : « Les Tribunaux militaires continuent à exercer les attributions qui leur sont dévolues par les lois en vigueur jusqu'à leur amendement conformément aux dispositions de l'article 110 ».
Pour que les civils ne soient plus traduits devant la justice militaire, il faut changer la loi, or les députés (dont fait partie Rached Khiari) n'ont rien fait pour la changer, malgré une proposition en bonne et due forme déposée depuis… cinq ans ! Cela fait cinq ans qu'il y a une loi pour interdire à la justice militaire de juger des civils et celle-ci traine encore dans les tiroirs de Rached Ghannouchi.
En attendant, que faire ? Face à une justice civile qui a montré son inefficacité face à l'immunité parlementaire, Kaïs Saïed n'avait d'autre choix que de saisir la justice militaire. D'une pierre trois coups, il envoie un message aux magistrats, il retire le tapis sous les pieds de Rached Ghannouchi et il rétablit son honneur souillé par Rached Khiari.
A Business News, la messe est dite. Nous avons des principes et nous tenons (ou nous essayons autant que faire se peut) à les respecter en toutes circonstances, y compris quand il y a une bataille contre les islamistes et les terroristes. Nous avons aussi un idéal de justice et cet idéal est au dessus de tout, y compris les principes.
Par son entreprise, aussi contestable soit-elle, Kaïs Saïed cherche à rétablir la justice dans ce pays et la justice est la base de tout, absolument tout !


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