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Rachida Ennaïfer : Je ne pense pas que le président demandera l'adoption d'une nouvelle Constitution !
Publié dans Business News le 26 - 08 - 2021

L'ancienne conseillère en communication de la présidence de la République, Rachida Ennaïfer, a considéré que le président de la République Kaïs Saïed est capable d'apporter un réel changement en Tunisie. « C'est pour cela que j'avais accepté d'occuper le poste de conseillère », a-t-elle expliqué.

Invitée dans l'émission Politica de Jawhara Fm, Rachida Ennaïfer affirmé que le 25 juillet 2021 représente « le sauvetage de l'Etat et l'accomplissement de la révolution que les partis considèrent comme leur butin de guerre… je m'y attendais car j'étais certaine que le président de la République ne laisserait pas l'Etat s'effondrer… L'ensemble du peuple demandait la dissolution du parlement… On avait proposé l'application de l'article 80 et l'annonce de ces mesures avant le 25 juillet 2021 », a-t-elle révélé.



« Vu que les Tunisiens ne peuvent plus manger à leur faim et que le pays est au bord de la faillite, il est tout à fait normal que le président ait annoncé des mesures exceptionnelles », a-t-elle estimé.
« La crise économique résulte principalement de la propagation de la corruption. C'est à la justice tunisienne de statuer sur ce genre d'affaires. Le président tient à respecter l'intégrité et l'indépendance de la justice tunisienne et c'est pour cela qu'il n'est pas intervenu à ce sujet », a-t-elle précisé.

« D'un autre côté, je ne m'attendais pas à l'annonce des mesures exceptionnelles car depuis son élection, Kaïs Saïed a choisi de respecter et de se conformer à la Constitution et a multiplié les appels au parlement et au gouvernement de faire leur travail… Le président de la République voulait concentrer ses efforts sur les réformes majeures telles que la réforme de l'enseignement, de la santé publique, du chômage et du régime politique. Or, on a essayé de bloquer le fonctionnement des institutions de l'Etat et de porter atteinte au président par tous les moyens », a-t-elle poursuivi.

Rachida Ennaïfer a souligné l'instabilité politique qui remonte jusqu'en 2011. Elle a rappelé que les présidents précédents étaient soit sans prérogatives et ne jouaient pas de rôle important, soit forcés de se donner au jeu des alliances politiques. « Maintenant, nous devons trouver le juste équilibre entre la rapidité et la prudence…nous avançons dans un champ de mines », a-t-elle ajouté.

Rachida Ennaïfer a, également, considéré que le texte adopté par l'Assemblée nationale constituante (ANC) en 2014 comporte deux constitutions. « La première constitution est celle écrite par le peuple qui comporte les articles relatifs aux droits et libertés. La deuxième est celle élaborée dans l'obscurité, suite aux compromis politiques, au népotisme et aux pressions étrangères… Le régime politique qui a été mis en place ne permet à personne de gouverner », a-t-elle affirmé.



Citant l'exemple de la transition démocratique au Brésil, Rachida Ennaïfer a rappelé que la Constitution de ce pays, promulguée en 1988, a été modifiée près 78 fois. Les lois peuvent être modifiées autant de fois qu'on le veut et quels que soient leurs sujets, tant que ceci sert les intérêts du peuple et de l'Etat et non pas ceux des lobbies, selon elle. « Il n'y a pas de régime politique parfait… Les révisions des lois devraient être directement envisagées à chaque blocage… Nous avons besoin d'un parlement et de partis politiques au service du peuple », a-t-elle poursuivi.
Rachida Ennaïfer a expliqué qu'il est possible de mettre en place un texte d'organisation provisoire des pouvoirs. « Ce texte limitera les pouvoirs et permettra au président de la République d'aller vers un changement de régime politique par l'amendement de la constitution… Je ne pense pas que le président envisage l'adoption d'une nouvelle Constitution... L'organisation provisoire des pouvoirs peut avoir la forme d'un arrêté républicain et décide, également, de dissoudre le parlement », a-t-elle expliqué.
Pour ce qui est de la situation sanitaire, Rachida Ennaïfer a considéré que la propagation du virus et la mise en danger des Tunisiens justifient l'application de ces mesures. « La situation sanitaire a accentué la gravité de la crise… L'annonce des mesures exceptionnelles a permis d'unifier les efforts de lutte contre le Coronavirus. Nous avons observé une bonne gouvernance et gestion de l'épidémie », a-t-elle insisté.

Par ailleurs, Rachida Ennaïfer a considéré que les médias publics, avant le 25 juillet 2021, plaçaient au second plan les activités de la Présidence de la République. « Maintenant, toute l'attention y est portée. Il s'agit d'une grave erreur et d'un ''novembrisme'' », a-t-elle estimé.
« Du côté des médias privés, on trouve des institutions dominantes qui fabriquent l'information, la font circuler et créent l'opinion publique. Tel est le cas pour le média qui s'est permis de donner la parole à Chawki Tabib qui est placé en assignation à résidence… Il est vrai que cette procédure est anticonstitutionnelle et que le président s'y est opposé. Même si la loi ne l'interdit pas explicitement, ceci est inadmissible… Le média en question aurait pu avoir accès à l'information à travers l'avocat de la personne concernée… Le journaliste doit savoir faire l'équilibre entre son intérêt personnel et l'intérêt public… Quel est l'avis de la HAICA à ce sujet ? Permettre à une personne assignée à résidence d'intervenir par téléphone dans un média porte-t-il atteinte à l'ordre public ? Ce qui est encore plus grave est la publication Facebook du journaliste affirmant qu'il ne se sent pas concerné par les mesures exceptionnelles ! », a-t-elle critiqué.
Rachida Ennaïfer a, aussi, évoqué la communication au sein de la présidence de la République et sa relation avec le reste des acteurs politiques tunisiens. « Pour ce qui est de l'exemple de la plainte visant les députés du Parti Destourien Libre (PDL), le président de la République n'y a joué aucun rôle. Il n'interfère pas avec le fonctionnement de la justice », a-t-elle insisté. Elle s'est interrogée quant à la rapidité du traitement de certains dossiers.
« C'est pour cela qu'il nous faut procéder à une réforme de la justice. J'appelle les magistrats à créer une charte afin de les responsabiliser… De même pour les journalistes, ceci permettra d'éviter que les médias ne soient sous l'emprise des lobbys. En contrepartie, nous devons faire évoluer la communication institutionnelle… Les journalistes ont, également, besoin d'un décodeur… Ils doivent comprendre que le président de la République n'opère pas selon la politique de protocoles des fêtes nationales et c'est pour cela qu'il n'y a pas eu d'annonces relatives au gouvernement à la date du 13 août 2021… 90% des informations doivent émaner de la présidence du gouvernement et non pas de la présidence de la République… J'avais proposé un programme de mise à niveau en matière de communication au sein des présidences et des ministères », a-t-elle déclaré.
Enfin, l'ancienne conseillère du président de la République a appelé la justice, les médias et l'administration tunisienne à participer dans les 90 prochains jours aux efforts nationaux de rectification de la trajectoire de la Révolution. Elle a considéré que les partis politiques devraient procéder à une autocritique « La Tunisie est chanceuse d'avoir ce peuple intelligent et capable de changer le cours de l'histoire », a-t-elle continué.


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