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Abdellatif Mekki : Nous avons le droit de manifester dans la rue pour faire face à un coup d'Etat !
Publié dans Business News le 04 - 10 - 2021

L'ancien membre du mouvement Ennahdha et ancien ministre de la Santé, Abdellatif Mekki a estimé que la Constitution doit être respectée afin de parler de démocratie. Cette dernière fournit, selon lui, les outils nécessaires à sa révision et à la modification du régime politique.
Intervenant le 4 octobre 2021 sur les ondes de la Radio Nationale, Abdellatif Mekki a estimé que les mesures annoncées par le président de la République ne peuvent être conformes à la Constitution. « Nous avons le droit de manifester dans la rue pour faire face à un coup d'Etat », a-t-il ajouté.
« Nul n'a le droit de parler au nom de l'ensemble du peuple tunisien. Le président de la République a la possibilité de le faire seulement dans le cadre de ses prérogatives fixées par la Constitution », a-t-il affirmé.
« Tous les opposants à Kaïs Saïed, y compris ma personne, ne nient pas que le président est soutenu par des Tunisiens… Il ne s'agit pas du nombre de manifestants qui le soutiennent ou qui s'opposent aux mesures… La véritable question porte sur le non-respect de la Constitution », a-t-il estimé.
Faisant référence à la manifestation du 26 septembre 2021, Abdellatif Mekki a souligné la présence de manifestants et de membres de l'élite tunisienne. Il est, également, revenu sur le soutien politique au président de la République en précisant qu'un seul des partis politiques du côté du Kaïs Saïed était représenté au sein du parlement. « Tous les autres ont exprimé leur opposition aux mesures exceptionnelles », a-t-il ajouté.
Abdellatif Mekki a rappelé que le mouvement Ennahdha avait soutenu l'initiative de dialogue national proposée par l'UGTT et était favorable à la modification de la composition du gouvernement Mechichi. « Ce gouvernement n'était pas à la hauteur et avait créé une crise avec la présidence de la République… La ceinture politique soutenant Kaïs Saïed avait refusé le remaniement », a-t-il poursuivi.
Citant les raisons derrière l'initiative de l'UGTT, à savoir la révision de la Constitution, Abdellatif Mekki a considéré que le blocage de celle-ci s'inscrit dans le cadre d'un projet politique personnel. « Je n'ai plus confiance en les prochaines lois. Il n'y a plus de stabilité législative permettant d'élaborer des stratégies et des visions », a-t-il déclaré.
Abdellatif Mekki a affirmé que le mouvement Ennahdha a assimilé les messages du peuple. Néanmoins, il a estimé que la matérialisation de celles-ci ne doit pas avoir lieu à travers la désintégration de l'Etat et de la Constitution ou de la suspension de l'activité parlementaire de façon illégale.
L'ancien ministre a confirmé que certains députés n'étaient pas à la hauteur ou liés à des affaires de corruption. Il a, aussi, critiqué l'absence de réaction de la part du ministère public. Faire face à cela, selon lui, ne doit pas porter atteinte à l'institution et mener la Tunisie vers une autocratie.


« Rached Ghannouchi est partiellement responsable puisqu'il avait choisi de faire partie du parlement. Il a contribué à la réussite du coup d'Etat sans le savoir… Le conflit au sein du mouvement Ennahdha a débuté en 2013 lorsqu'il a essayé de monopoliser la gestion du parti… Il a affaibli les institutions du mouvement… L'autocratie de Rached Ghannouchi a nui au parti… Le 25 juillet traduit les dépassements y compris ceux au sein du mouvement Ennahdha. Malheureusement, Rached Ghannouchi n'a pas compris le message, d'où ma décision de quitter le parti… Il a exprimé son refus quant à l'idée de démissionner de la présidence du mouvement Ennahdha et du parlement… Il trouvera un moyen de continuer l'activité parlementaire », a-t-il dit.
Abdellatif Mekki a expliqué que les démissionnaires ne se sont pas encore penchés sur la création d'un nouveau parti. « Nous continuerons à militer pour le bien de la Tunisie quelle que soit notre position… Ce qui nous unit encore avec Ennahdha est notre opposition au coup d'Etat », a-t-il précisé.
« Il est malheureux d'apprendre qu'un dialogue national aura lieu à travers le communiqué concernant l'entretien téléphonique entre Saïed et Macron… Le président avait l'occasion de proposer une révision de la Constitution à travers le dialogue… Il veut procéder à cela par la force et en usant de l'Etat », a-t-il déploré.
Concernant la nomination de la première cheffe du gouvernement en Tunisie, Abdellatif Mekki a expliqué que le refus ne porte pas sur la personne mais sur le processus de la désignation de celle-ci. « La situation est anticonstitutionnelle ! Ceux qui exploitent la femme tunsienne cherchent à diviser le peuple », a-t-il estimé.
Au sujet des manifestations du dimanche 3 octobre 2021, Abdellatif Mekki a estimé que les revendications étaient légitimes. Il a insisté sur les méthodes pour les appliquer.
« Tout le monde, y compris ses opposants, appelle Kaïs Saïed à présenter les dossiers de corruption à la justice… Nous avons les mêmes objectifs… Nous vivons dans l'insécurité… Le président de la République a eu des conflits avec les deux autres présidences. La gestion de celles-ci doit avoir lieu à travers le dialogue… Les réformes ne peuvent pas être décidées par un seul individu », a-t-il insisté.


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