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Quelques certitudes à une semaine du référendum
Publié dans Business News le 17 - 07 - 2022

Une semaine à peine sépare le pays du référendum sur la constitution de la nouvelle République. Mais tout se passe comme si on se dirigeait vers un non-événement. La campagne peine à démarrer et les panneaux d'affichage restent nus. Même les défenseurs du oui semblent leur préférer des emplacements plus voyants que seuls les contrôleurs de l'ISIE n'ont pu voir. La palme revient aux défenseurs du oui à la Manouba qui n'ont pas trouvé mieux que d'afficher un grand « oui » vert, aux couleurs du paradis, à l'entrée du cimetière. Parions que les visiteurs du cimetière n'ont pas la tête à ça alors que les résidents n'ont que faire des sollicitudes des vivants qui veulent absolument perturber leur quiétude éternelle.
Dans cette nonchalance générale, les dés semblent jetés et seules quelques incertitudes persistent. La plus importante se situe du côté des opposants de la constitution de la nouvelle République. Vont-ils boycotter carrément le référendum ou vont-ils se déplacer aux bureaux du vote pour glisser un non dans l'urne. Ceux qui défendent le boycott veulent montrer leur opposition au processus du 25 juillet, baisser le taux de participation au point de porter atteinte à la légitimité de l'ensemble du processus ainsi qu'à celle du président de la République. Par contre, ceux qui prônent une participation au vote, ils espèrent collecter un demi-million de « non », soit le nombre équivalent aux participants à la consultation électronique jugée « réussie » par le président de la République lui-même, ce qui fait des opposants de la nouvelle constitution, une expression politique que nul ne pourra désormais ignorer.
En face, s'affiche toute une panoplie de certitudes dont voici quelques unes. La première est que le « oui » l'emportera largement. Pas parce que le projet présenté est acceptable ou qu'il constitue un nouveau contrat social, fruit d'une large concertation nationale, loin de là. Il le sera faute de combattants, car les opposants de la nouvelle constitution sont toujours aussi divisés qu'avant, pour les mêmes raisons et avec les mêmes egos qu'avant. Leur descente aux enfers et le désamour que leur vouent les Tunisiens se prolongeront tant qu'ils n'ont pas décidé de changer d'approches et de dirigeants.
La seconde certitude est que l'Isie, aidée par la Haica ont lourdement perturbé la campagne référendaire et ont contribué largement à son échec. L'Isie n'est plus une instance indépendante des élections puisque tous ses membres ont été désignés par le président de la République seul chef de tous les pouvoirs. Par son manque de professionnalisme, ses tergiversations, ses décisions contradictoires, son calendrier flexible en fonction des désirs de l'exécutif et sa myopie flagrante concernant toutes les infractions commises par les soutiens du président, le conseil de l'Isie a bafoué la règle de l'équité, perturbé le déroulement de la campagne et risque de fausser les résultats du vote. La responsabilité première revient au président de l'Isie ainsi qu'à certains de ses adjoints qui ont montré une malléabilité déconcertante. Quant à la Haica, elle a trahi sa mission essentielle de défendre la liberté d'expression et s'est associée à l'Isie dans un marché de dupe, liberticide et anti démocratique. Sachant qu'elle ne figure pas parmi les instances constitutionnelles dans la constitution de la nouvelle République, on dira d'elle que la Haica de son vivant n'a pas réussi à jouer son rôle d'instance de régulation du paysage audiovisuel, mais qu'au moment de rendre l'âme, elle n'a pas réussi non plus à mourir dignement, la tête haute.
Sur le fond et concernant le contenu du projet lui même, on se limitera à une seule certitude : La constitution de la nouvelle République instaure un régime présidentialiste qui s'apparente à une dictature pure et dure et ouvre la voie à un Etat religieux. Les correctifs apportés la veille de l'Aïd ne sont que des fumigènes. Réagissant à cela, le doyen Sadok Belaid a déclaré que le président de la République prend les Tunisiens pour des imbéciles. C'est cruel, mais il a tout résumé.
Seulement, la certitude la plus importante semble se rapporter à l'espérance de vie de la constitution de la nouvelle République. Cette constitution cessera d'exister à l'instant même où Kaïs Saïed quittera le pouvoir. Lui qui tient tellement à inscrire son œuvre dans l'histoire, les historiens noteront que sa constitution fut l'une des plus éphémères de l'histoire du pays.


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