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Mahdi Jlassi : les médias étatiques font l'objet de censures
Publié dans Business News le 08 - 09 - 2023

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Mahdi Jlassi, a critiqué l'arrestation du journaliste Khalifa Guesmi. Il a considéré que la prononciation d'un jugement par la cour d'appel plus sévère que celui du tribunal de première instance était un étrange précédent.
S'exprimant à l'occasion d'une conférence de presse tenue par le SNJT à la date du 8 septembre 2023, Mahdi Jlassi a indiqué que Khalifa Guesmi faisait l'objet d'une injustice. Il a, simplement, fait son travail. Selon lui, Khalifa Guesmi peut être libéré si ses collègues protestent et font pression sur les autorités.
« Il s'agit de l'une des sentences les plus sévères jamais prononcées contre un journaliste… Un journaliste a été jugé en vertu de la loi de lutte contre le terrorisme… On appelle à appliquer une grâce ou à ce qu'il soit libéré en attendant la finalisation de l'affaire… La Tunisie, connue pour la liberté des médias, est devenue un pays emprisonnant les journalistes, appliquant la loi de lutte contre le terrorisme et prononçant des sentences visant des opinions », a-t-il déploré.


Pour ce qui est des médias étatiques, Mahdi Jlassi a indiqué que ces institutions faisaient l'objet de censures. Des articles sont interdits de publication et d'autres ont même été retirés des sites web de ces établissements. Les articles non publiés sont ceux évoquant les activités de l'opposition ou des associations. M. Jlassi a considéré que ceci reflétait la soumission des médias publics et leur utilisation comme outil de propagande.
Mahdi Jlassi a mentionné un refus de l'Agence Tunis Afrique presse (Tap) de publier un article portant sur les séries de protestation contre le racisme. Il a critiqué la ligne éditoriale de la Télévision nationale. Celle-ci est, selon le président du SNJT, relaie des informations ne reflétant pas la réalité. Elle n'évoque pas les files d'attente, les pénuries et l'inflation.
« On y a interdit les émissions politiques… Cette chaîne, financée par les contribuables, interdit les émissions politiques et si on diffuse une émission de ce genre, on choisit des invités sur-mesure proches du pouvoir en place. Les collègues travaillant au sein des médias étatiques, et spécialement ceux de la Télévision nationale, osant critiquer ces pratiques dépassées sont sanctionnés et traduits devant un conseil de discipline », a-t-il déploré.
Mahdi Jlassi a révélé que l'agence TAP avait créé un comité de rédaction présidé par le PDG de l'établissement. Il a indiqué qu'il s'agissait d'une première et que le PDG s'immisçait dans le contenu journalistique et se prononçait au sujet des dépêches proposées par les journalistes. Il a indiqué que ceux ayant participé à la censure, à la publication de contre-vérités et à la propagande au temps de Ben Ali, dirigeaient les médias. Il a considéré qu'on privait, par cette attitude, le contribuable de son droit à l'information.
Mahdi Jlassi a indiqué que Shems Fm, saisie depuis 2011, a été ciblée en raison de son attachement à sa ligne éditoriale neutre. La radio a payé le prix de son refus d'être à la botte du pouvoir en place. La situation désastreuse dans laquelle elle se trouve, selon lui, est la conséquence directe du refus de se ranger du côté du pouvoir en place et de continuer à inviter des personnalités de différentes orientations. Le président du SNJT a indiqué qu'on poussait Shems Fm à fermer ses portes. Il a indiqué que certains médias privés faisaient l'éloge du pouvoir en place et s'en rapprochaient afin de bénéficier de sa protection et de ne pas subir des contrôles tels que ceux de l'inspection du travail.
Mahdi Jalssi a critiqué le recours au décret n° 54 et son application à l'encontre d'une dizaine de journalistes. Il a assimilé le communiqué publié conjointement par les ministères de la Justice, de l'Intérieur et des Technologies de l'information au complot formé par la France, la Grande-Bretagne et Israël de 1956.
Mahdi Jlassi a affirmé que le SNJT était pris pour cible. Il a rappelé qu'il était, également, visé par quatre ou cinq affaires. Le but, selon lui, est de faire taire les gens. Il a, par la suite, évoqué l'affaire de Chadha Hadj Mbarek. Il s'agit d'une journaliste avait été arrêtée dans le cadre de l'enquête visant l'entreprise Instalingo. Il a indiqué qu'elle était détenue dans des conditions inhumaines et qu'elle avait besoin d'accéder continuellement à certains traitements en raison de sa situation médicale.
« La détention durant le déroulement d'une enquête est une sanction… La Tunisie est connue pour ses prisons pleines à craquer… On est privé de liberté, puis, dans la prison privée de sa dignité… C'est ce qui est passé avec Chadha Hadj Mbarek… Nous devons faire tout ce qui est en notre possible pour la libérer... Elle doit être transférée à un hôpital… Arrêtons les atteintes contre les citoyens même s'il s'agit de détenus », s'est-il exclamé.
Son frère Bassem Hadj Mbarek, également présent lors de la conférence, a révélé que son père a été arrêté le 7 septembre 2023. On l'a informé de la chose à 1h du matin à travers un coup de fil passé depuis El Gorjani. Il a indiqué qu'il n'avait pas été lui aussi arrêté, car il ne se trouvait pas à son domicile. M. Hadj Mbarek a expliqué avoir rendu visite, la semaine dernière, à sa sœur en prison pour découvrir qu'elle souffrait d'une douleur au niveau de reins. Le médecin avait demandé son hospitalisation.
« Mardi dernier, je suis allé la visiter… On m'a dit qu'elle était chez le médecin… J'ai attendu longtemps… On m'a fait entrer… J'ai vu en face de moi deux détenues portant ma sœur… Elle n'a pas été admise à l'hôpital… Ses réclamations ne sont pas communiquées au directeur de l'hôpital », a-t-il dit.
Bassem Hadj Mbarek a indiqué que sa sœur partageait un lit avec trois autres détenues. Il a, aussi, indiqué que sa sœur était tombée malade depuis son arrestation. Il s'est dit craindre pour la vie de sa sœur et a appelé à son hospitalisation rapide.
Revenant sur l'affaire de Sofiène Chourabi et de Nadhir Gtari, Mahdi Jlassi a indiqué qu'il n'y avait pas du nouveau à ce sujet. Il a, aussi, rappelé que ces deux journalistes étaient portés disparus en Libye depuis le 9 septembre 2014.


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