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De Tiktok à la prison, les dessous d'une affaire sulfureuse
Publié dans Business News le 29 - 10 - 2024

Ça bouillonne du côté des réseaux sociaux. Habituellement, espace de divertissement, d'échanges et d'informations, ces plateformes se retrouvent au cœur d'une polémique, de querelles et d'un débordement sans précédent ayant engendré une vague d'arrestations et de poursuites en justice. Retour sur ce qui se passe sur Tiktok et Instagram en particulier.
Une grande partie des Tunisiens est très présente sur les réseaux sociaux et suit le contenu, souvent médiocre, publié par les influenceurs sur les plateformes. Cependant, une affaire qui s'est déclenchée récemment a attiré les regards sur ce qui se passe réellement dans ce monde parallèle des réseaux.
Un jeune couple connu sur les réseaux annonce sa séparation. Il s'agit du streamer Azizos et de l'instagrameuse Emna. Rien de plus banal dans une vie quotidienne. Sauf que l'affaire a pris une autre dimension quand une troisième personne, la tiktokeuse Nawres, s'introduit dans l'histoire du couple. Un échange de vidéos live, des accusations homophobes, des données personnelles étalées sur les réseaux et des millions de vues sur les réseaux, enflamment la toile friante de voyeurisme.
Tout le monde en parle et l'affaire prend une autre proportion. Certains ont même appelé le président de la République et le ministère public à intervenir. Sitôt dit, sitôt fait. Le ministère de la Justice publie un communiqué, dimanche 27 octobre 2024, indiquant que des enquêtes pénales seront ouvertes contre toute personne « produisant, diffusant ou publiant des images ou des vidéos comportant des contenus portant atteinte aux valeurs morales ».
Alors que le débat commence à peine à éclater quant à ce communiqué et ses répercussions, une série d'arrestations est annoncée par les médias. Des mandats de dépôt sont émis contre des créateurs de contenu célèbres sur les réseaux, d'autres sont relâchés après les interrogatoires.
D'après les premiers éléments diffusés sur la toile, Azizos et Emna ont été interrogés et puis relâchés. Cependant, les mandats de dépôt ont été émis contre Lady Samara, le couple Afifa et Ramzi, Choumoukh et Khoubaib. Des noms qui ne disent absolument rien pour certains, mais qui sont très familiers pour ceux qui sont plongés dans le monde de Tiktok et Instagram.
L'arrestation qui a fait couler beaucoup d'encre reste, cependant, celle de Lady Samara. La jeune femme connue initialement pour des propos grossiers, s'est pourtant assagie, ces derniers temps. Après son mariage, elle s'est engagée dans la création de contenu beaucoup plus modéré et axe ses activités beaucoup plus sur des collaborations commerciales. Dernier événement en date, elle annonce sa grossesse. Ainsi, enceinte de quelques mois, la jeune femme se retrouve derrière les barreaux pour atteinte aux bonnes moeurs.
Le jeune couple à peine marié, Afifa et Ramzi, est issu d'un milieu modeste. Tous les deux très actifs sur la plateforme Tiktok, ils diffusent un contenu futile, jugé médiocre par certains, mais sans connotation réellement "immorale". Toutefois, selon certaines rumeurs, ils auraient simulé leur mariage et en ont profité pour récolter des dons venant de leurs followers.
Les deux autres mandats de dépôt sont émis contre une tiktokeuse, nommée Choumoukh et Khoubaib. Le contenu publié par la jeune femme est souvent considéré comme sulfureux, tout comme, Khoubaib, travesti qui s'affiche librement sur Tiktok.
Cette vague d'arrestations a secoué les utilisateurs des réseaux sociaux. Plusieurs créateurs de contenu ont immédiatement procédé à la fermeture de leurs comptes, craignant les poursuites judiciaires. Le fil d'actualité s'est soudainement calmé et les utilisateurs ne croisent que des publicités, du contenu sponsorisé. Les disputes, les ragots, et les futilités ont disparu comme par magie.
La question qui se pose, actuellement, quelle sera la suite de cette démarche ? La responsabilité de la médiocrité qui règne incombe-t-elle aux créateurs de contenu ou serait-elle partagée avec ceux qui les suivent et contribuent ainsi à leur promotion ?
Il est clair que les critiques et les condamnations sont fortement liées au contenu obscène qui submerge, principalement Tiktok. En effet, plusieurs utilisent cette plateforme pour gagner l'argent en s'engageant dans la production de contenu humiliant et dégradant pour la dignité humaine. Le système mis en place par Tiktok permettant de gagner de l'argent grâce aux cadeaux offerts par d'autres utilisateurs encourage certains à se lancer dans une conquête acharnée des nombres de vue, quitte à s'adonner à des pratiques humiliantes.
Force est de constater qu'il y a un grand fossé entre deux franges de la société. Il existe comme une vie parallèle derrière les plateformes et les réseaux sociaux, qui serait peut-être l'explication de la médiocrité qui règne sur toute la scène nationale et cacherait probablement une sorte de malaise général qu'il est nécessaire de diagnostiquer et de prendre en charge. Cela dit, il n'est pas nécessaire de prendre cette situation, malgré sa gravité, comme un prétexte pour incarcérer des gens dont l'unique tort serait de parler spontanément ou d'une manière qui offenserait certaines âmes sensibles.


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