Face à la dégradation de la situation au sein de la compagnie Tunisair, marquée ces dernières semaines par de graves perturbations de vols, le ministère du Transport a annoncé, samedi 5 juillet 2025, une série de mesures urgentes. Ces perturbations ont causé de nombreux désagréments pour les voyageurs et suscité un vif mécontentement au sein de l'opinion publique. Dans un communiqué, le ministère rappelle que ces décisions s'inscrivent dans le cadre de « l'orientation prônée par le président de la République, Kaïs Saïed, qui insiste sur la nécessité de lutter contre tout ce qui entrave le service public et les droits des citoyens ». Voici les principales décisions annoncées : -Habib Mekki a été démis de ses fonctions en tant que représentant de l'Etat (au titre du ministère du Transport) au sein du conseil d'administration de Tunisair. Il est de ce fait relevé de son poste de président du conseil d'administration de la compagnie. -Tarek Bouazizi, conseiller aux affaires publiques, a été désigné comme nouveau représentant du ministère du Transport au sein du conseil d'administration de Tunisair. -Le conseil d'administration de la compagnie est appelé à élire un nouveau président dans les plus brefs délais, afin d'assurer la continuité du fonctionnement de l'entreprise. -Issam Hammam, ingénieur en aéronautique, a été chargé de superviser la direction générale de Tunisair Technics, en plus de ses fonctions actuelles. -Un avertissement ferme a été adressé aux chefs d'escale et aux représentants de Tunisair à l'étranger. Il leur est expressément demandé de prendre en charge les passagers dans tous les aéroports où des perturbations sont enregistrées, et de leur fournir une information actualisée, fiable et transparente. Le ministère précise que des responsabilités sont actuellement en train d'être établies à l'encontre des personnes ayant failli à leur mission. « Des mesures de remplacement sont prévues en faveur de profils jugés aptes à assumer leurs responsabilités dans l'intérêt des citoyens et de la pérennité de la compagnie », précise le communiqué. Enfin, le ministère du Transport réaffirme sa détermination « à suivre de près les dossiers liés à la corruption financière et administrative qui seraient à l'origine de la situation actuelle de Tunisair ».