L'aéroport de Tunis-Carthage ressemblait, vendredi 28 août 2025, à un véritable champ de bataille pour les voyageurs. Entre files interminables, brouhaha assourdissant et annonces de vols retardés, le chaos a régné tout au long de la journée, suscitant colère et exaspération chez de nombreux passagers. Les réseaux sociaux regorgent de vidéos montrant des halls d'embarquement bondés, des passagers s'adressant à des agents pour obtenir des informations, certains voyant leur ton monter sous le stress. Selon des témoignages plusieurs vols ont été retardés et les passagers ont dû attendre des heures avant de pouvoir embarquer. Samedi 30 août 2025, les services ont repris tant bien que mal, mais les répercussions de la veille se sont propagées comme une boule de neige puisque les passagers ont été confrontés à des retards sur presque tous les vols de la journée.
Ce désordre coïncide avec un mouvement de protestation lancé par près de 500 employés de l'aéroport, rassemblés pour dénoncer le non-respect de l'obligation de régulariser leur situation professionnelle conformément à la loi interdisant les contrats à durée déterminée (CDD) et la sous-traitance. Agents d'enregistrement, bagagistes, agents d'embarquement ou conducteurs de bus : tous réclament une titularisation directe auprès de Tunisair, refusant d'être transférés à Tunisair Handling, ce qui leur ferait perdre des droits acquis. Cette situation, survenue en pleine période de forte affluence à l'aéroport, a provoqué un véritable effet domino : vols retardés, passagers mécontents et tensions accrues dans les halls d'embarquement. Pour beaucoup, ce week-end restera gravé comme la journée où prendre l'avion à Tunis-Carthage s'est transformé en une épreuve de patience.